Il fut prof de collège à Ste Jamme et Coulaines. Elève à l’école normale d’Instituteurs en 1946, il adhéra au Syndicat National des Instituteurs (Fédération de l’Education Nationale). Il y exerça très vite des responsabilités : représentant des jeunes au Conseil Syndical Départemental puis représentant du courant de pensée Unité et Action (une des minorités).

Il participa activement aux manifestations et grèves de 1968. En 1971, aux élections du Conseil Syndical Sarthois, il conduisit la liste Unité et Action qui l’emporta, faisant basculer la section qui avait toujours été dirigée par les militants UID autonomes. Elu secrétaire départemental du SNI en 1972, il le restera jusqu’en 1977, en rassemblant une équipe de militants divers, en proposant d’ouvrir aux autres tendances. Dès lors sous son impulsion, la section de la Sarthe développa une intense activité, dans tous les secteurs du département. Par exemple, la section installa « 16 classes parallèles », assurées par des normaliens sans poste, avec l’accord des maires et des parents d’élèves des communes concernées : occupations de classes par les parents, délégations, menaces de sanction, manifestations… L’action illégale, largement contestée par la presse et dans le syndicat, déboucha sur la création de classe et le recrutement de 41 instituteurs suppléants.

Christian dans le même temps devint membre Unité et Action du Bureau National du SNI-PEGC de 1976 à 1985 et de la Commission Administrative Fédérale Nationale (FEN).

Il milita pour la création d’un corps unique des enseignants du secondaire (avec le SNES), impliquant l’intégration des PEGC. Pour cette action, il fut suspendu du Bureau National du SNI-PEGC et des menaces d’exclusions apparurent !

Il fut un grand défenseur de la laïcité lorsqu’en 1983, on parlait « d’un grand service public unifié d’éducation » !

Retraité, il milita à la Fédération Générale des Retraités des Fonctions Publiques (FGRPP) ce qui l’amena à siéger au Conseil Départemental des Retraités et à devenir membre du Conseil Economique et Social Régional des Pays de Loire.

Il suivit en 93/94, avec attention et bienveillance la naissance du SNUipp/FSU et de la FSU dont il resta adhérent.

Christian, par ailleurs s’engagea politiquement (PCF). Pour lui, le syndicalisme, pas uniquement corporatiste, se situait dans une société capitaliste contestée. Il devait apportait des analyses critiques sociales et politiques, prenant en compte la lutte des classes. C’est également en s’appuyant sur des analyses critiques sociales et politiques que nous avons continué et continuons (Unité et Action et Ecole Emancipée). Guy Rouby, Claude Pataux, Bernard Lebrun, Catherine Le Gall, Dominique Chaperon, Eric Demougin, Julien Cristofoli… dans des conditions différentes, avec des pratiques renouvelées, des analyses exigeantes, nous continuons, à notre façon, la construction d’un syndicalisme de transformation sociale.

Salut l’Ami, salut Camarade !

Claude Pataux.