Compte-rendu de la réunion de la F3SCT de la Sarthe
(Séance du mardi 16 juin 2026)
Représentant•es :
Pour l’administration : Mme la Secrétaire Générale de la DSDEN de la Sarthe, Mme l’Adjointe à la Directrice Académique chargée du premier degré, Mme la Cheffe de la DESCO et du pôle 3SCT, Mme la Conseillère de prévention départementale.
Pour les représentant.e.s des personnels :
– 5 représentant•es de la FSU : Hélène Lachendrowiecz (secrétaire de la FSSSCTD72), Julien Cristofoli (secrétaire de la FSU 72), René-Yves Mautouchet, Leïza Touahria, Pierrick Samson.
1 représentante CFDT | 2 représentantes de l’UNSA | 1 représentante de FO
Retour sur les signalements DGI déposé cette année
Un DGI (pour Danger Grave et Imminent) est un dispositif réglementaire permettant, au regard des conditions de travail des personnels, d’alerter la hiérarchie pour, précisément, mettre fin dans leurs meilleures conditions et dans les meilleurs délais, à tout danger susceptible de se produire pour un•e ou des agent•es.
Lien vers la réglementation du DGI
DGI au lycée Malraux, d’Allonnes
Le rapport suite au déclenchement du DGI avait été rédigé et validé lors de la F3SCT du 13 mars dernier.
- Déclenchement du DGI et suite :
La DSDEN (la Secrétaire Générale) a assuré que ses services continuaient à être attentifs à la situation du lycée parce que les difficultés n’ont pas disparu. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’une délégation de représentants des personnels de l’établissement a été reçue le 4 juin dernier.
La FSU, seule organisation représentative à être intervenue au sein du lycée a œuvré en concertation pour protéger les agent•es. C’est la Secrétaire de la F3SCT (membre de la FSU ) qui est à l’initiative du déclenchement du DGI au regard de la situation.
- Non-renouvellement des AED :
La SG a rappelé que le renouvellement ou non des contrats d’AED est une prérogative exclusive du chef d’établissement. Elle a aussi indiqué que la DSDEN avait prévu une réponse. La représentante de la DASEN a par ailleurs fait part de son inquiétude pour les élèves et les épreuves du bac. Elle a indiqué que l’AED qui était proche de la CDisation était invité•e à prendre contact avec la DSDEN afin que sa situation soit examinée.
Concernant la situation des AED et notamment l’AED non renouvellée… La FSU a rappelé qu’un des enjeux était de permettre aux personnels compétent•es d’être maintenu dans leur poste et dans leurs fonctions.
La FSU a rappelé que l’équipe des personnels du lycée étaient dans une démarche d’apaisement. Il est notable d’observer qu’un•e nouvel•le chef•fe d’établissement prendra ses fonctions à la rentrée 2026, suite à la mobilisation des personnels et au déclenchement du DGI.
DGI à l’école Françoise Héritier, au Mans
Là encore, la FSU est intervenue pour soutenir les collègues face à une situation extrêmement délétère pour les personnels de l’école.
Guide « Alerte suicidaire »
Le guide devant être préalablement présenté au niveau académique, il n’a finalement pas pû être présenté lors de notre formation spécialisée.
Cependant, en cas de questionnement ou de doute concernant la situation d’un•e collègue et/ou d’un•e élèves, vous pouvez contacter le 31 14.
Plus d’information en cliquant sur ce lien
Plan ministériel de gestion des vagues de chaleur
La FSU est intervenue pour mettre en lumière les limites, voire les contradictions du plan ministériel. En effet, le plan indique que « des repères techniques généraux de prévention applicables au monde du travail existent :
- fatigue possible dès 30° C pour une activité sédentaire ;
- 28° C si activité physique ;
- évacuation envisageable au-delà de 33° C sans ventilation. »
Pourtant, sur la même page (page 16), il est indiqué : « Le droit français ne fixe aucun seuil réglementaire de température pour l’accueil des élèves et des personnels. »
Page 17 du plan, la procédure concernant la fermeture d’une école est ainsi décrite :
« Toute mesure de fermeture d’accès fait l’objet d’une information préalable du Dasen, qui en informe le recteur (service de défense et de sécurité académique), qui en avisera dans les plus brefs délais le ministère (service de défense et de sécurité).
Lorsqu’un maire envisage de fermer un ou plusieurs établissements scolaires dans le ressort de sa commune, un dialogue avec le préfet et les autorités académiques doit être systématiquement engagé pour évaluer la réalité des circonstances locales. La collectivité territoriale de rattachement sera également informée en parallèle de la décision de fermeture. »
🚨 Face à la vague de chaleur qui est annoncée pour la semaine 26 (lundi 22 et mardi 23 juin notamment), la FSU invite les personnels à s’organiser collectivement (en équipe puis en lien avec les familles) dès maintenant.
- Se munir d’un thermomètre par classe
- Prendre des photos avec l’indication de température à différents moments de la journée,
- Rédiger individuellement des fiches SST afin de « documenter » la réalité des journées en classe alors que les plus fortes chaleurs sont attendues dans quelques jours encore.
- Informer les familles des conditions d’accueil des élèves lors des moments de forte chaleur.
Pour les représentant•es FSU, il s’agit, dans la mesure du possible, de mettre à l’abri de températures dangereuses pour la santé, les élèves comme les personnels, à commencer par les plus fragiles. Or, nombre d’écoles et d’établissements scolaires ne sont pas du tout adaptés aux épisodes de fortes chaleurs. Pire, l’orientation des bâtiments, les grands vitrages comme l’absence de réelle isolation thermique contribuent à faire des classes des étuves.
Les conditions actuelles (18 juin) génèrent déjà des nausées, des maux de tête, voire des malaises, etc.
Aussi, dans la mesure où l’école ou l’établissement accueillant ne dispose pas de zones de fraîcheur adaptées et suffisantes pour mettre à l’abri l’ensemble des personnes dans l’établissement, il devient légitime d’agir de façon à préserver la santé des élèves comme la sienne, en tant qu’agent•e.
Question diverses F3SCT – 16 juin 2026
Question 1 : École maternelle Jean Vilar
Des mesures d’empoussièrement ont été réalisées au sein de l’école Jean Vilar. Comme la réglementation le prévoit et comme cela nous a été rappelé lors de la formation Amiante, les représentant•es FSU demandent que ces mesures leur soient transmises.
Question 2 : Orientation d’élèves en ULIS
Les représentant•es de la FSU ont été informé•es que des élèves scolarisé•es à l’école Garnier Pagès dans le dispositif ULIS (5 au total) ne seront pas affecté-es en ULIS collège mais dans des sixièmes ordinaires de leur collège de secteur. Dans une période de pénurie de place en ULIS Collège, les affectations des élèves notifié•es deviennent-iels une variable d’ajustement pour la carte ? Se pourrait-il que des divisions n’ouvrent pas et que ces élèves reconnu•es soient contraint•es de poursuivre leur scolarité en 6e ordinaire, sans l’appui d’un dispositif prévu pour assurer l’inclusion de toutes et tous et allant à l’encontre de la notification de la MDPH (Sarthe Autonomie) ? Le droit à l’éducation de ces enfants qui doit être garanti par notre institution est-il mis en œuvre en pareil cas ?
Mme la Secrétaire Générale : les choses sont en cours. On ne peut pas dire qu’ils n’ont pas de solution.
– 1 élève sort du dispositif
– 1 autre pour lequel nous sommes en attente de la notification MDPH
– 3 autres dont les notifications sont en cours avec des perspectives sont en cours…
Question 3 : Absence professeure partiellement remplacée
Une professeure de française est absente depuis de nombreuses semaines au collège Berthelot. Les remplacements mis œuvre sont erratiques et reviennent à du saupoudrage.
Pourquoi depuis 3 ans, sur cet établissement, le manque de moyens n’est-il pas pleinement compensé ?
Mme Chancerel et Mme la Secrétaire Générale : 1 enseignante absente avec gros problèmes de justificatifs et de suivi de retour d’arrêt de travail (on est embêté avec les arrêts perlés).
Question 4 : Moyens AESH
Lors de la dernière instance de carte scolaire, vous nous avez indiqué que 9 élèves sur 10 notifié•es d’une aide humaine par la MDPH étaient accompagné•es. Qu’est-il prévu, en termes de recrutement d’AESH, pour que ces 10% d’élèves sarthois•es non accompagné•es puissent l’être ?
Mme la Secrétaire Générale
Nous prenons en compte cette situation. L’académie a eu des moyens et nous allons avoir des moyens en AESH. Chaque année, nous avons des élèves notifié-es supplémentaires.
Toutes les notifications après janvier sont forcément étudiées lors de la rentrée suivante.
Certaines AESH ne reconduisent pas pendant l’été et DSDEN fait un recrutement pour remplacer au fil de l’eau.
Intervention de la FSU sur la difficulté des missions des AESH où l’accompagnement mutualisé est de plus et plus courant (difficultés d’accompagner des élèves avec handicaps très différents en même temps) et sur le salaire bas des AESH.
Pas plus de démissions selon la SG
Question 5 : Lycée d’Estournelles de Constant – La Flèche
Quelles suites visant à garantir la santé et la sécurité des agent•es l’administration de l’Éducation Nationale a-t-elle données à l’événement grave de décembre 2025 afin de s’en assurer ?
Pas d’intervention de la DSDEN dans le processus actuellement à l’œuvre. Les personnels concerné•es ont été accompagnés.
Question 6 : École La Madeleine Le Mans
Face aux difficultés de communication et de maltraitance remontées par 2 adjointes de l’école de la Madeleine (voir fiches RSST matérialisées), quelles ont été les dispositions concrètes prises par l’administration pour traiter la souffrance des personnels ?
IEN- adjointe : Situation complexe, climat compliqué d’équipe, médiation en élémentaire, rencontre collective et rencontre individuelle
A l’élementaire, 2 enseignantes qui ont fait des fiches RSSST
La directrice a saisi le médiateur académique
La directrice a été reçu à la DSDEN avec un suivi en place
L’école fait l’objet d’une évaluation externe.
Il y a eu un sujet sur cette évaluation.
On passera peut-être à un autre niveau ultérieurement.
SARTHE
