GRÉVE ÉDUCATION INTERSYNDICALE – le mardi 26 janvier. Départ 14h DSDEN

Tout nous conduit à l’exigence de plus d’éducation pour tous les jeunes dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser et où les réformes menées par le ministre les aggravent.  Les enjeux éducatifs doivent être renforcés autour des questions d’environnement, de discriminations systémiques, pour répondre aux crises actuelles. Or, le Parlement a adopté un budget qui est loin de traduire l’ambition éducative dont notre pays a besoin. En effet, il ne prend pas la mesure de l’augmentation des effectifs, de la situation sanitaire qui impose particulièrement des mesures pour faire baisser les effectifs d’élèves par classe à court et moyen terme et de l’état de fatigue des personnel.les, épuisé.e.s par des années de dégradation des conditions de travail et de New Public Management.
Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires.
Dans le budget 2021, la nécessaire revalorisation des personnel.les ne trouve qu’une traduction minimale avec 400 millions d’euros prévus. C’est très peu pour le personnel.les, rapporté à la perte de 225€ bruts mensuel depuis le gel du point d’indice. De fait l’essentiel des mesures proposées pour 2021 ne concerneront qu’une minorité de personnels, distribuées à la tête du client, se traduisant notamment par des primes dont l’attribution contribue fortement aux inégalités entre femmes et hommes dans l’éducation nationale: parmi les professeurs des écoles du public, l’écart de primes est en effet de 37 % entre hommes et femmes, et cet écart est de 27 % dans le second degré. Rien n’est proposé pour aller vers la titularisation de tou-te-s les contractuel-le-s et vacataires. Les AED et les AESH  ne se voient rien proposer, alors que leur salaire est parfois inférieur au seuil de pauvreté. La perte continue de pouvoir d’achat des retraité.e.s depuis 2013 se poursuit.
Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise en fait à dégrader en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant-es. Le statut de la fonction publique n’est pas un privilège. Il ne cesse d’être remis en cause, alors même qu’il est une condition essentielle de la laïcité au sens de l’indépendance vis à vis des pouvoirs.
Les organisations exigent un budget qui renonce aux suppressions d’emplois et engage un rattrapage des pertes salariales subies, grâce à un plan pluriannuel de revalorisation et de création de postes pour répondre à tous les besoins, en commençant par les plus urgents.
Elles demandent la mise en œuvre d’une autre politique éducative que celle menée jusqu’à présent par le Ministre de l’Éducation Nationale qui, en même temps qu’il crée
les conditions d’une prospérité améliorée pour le privé, mène une charge méthodique contre les métiers, les statuts, la gestion publique, les règles collectives de l’école publique.

La situation est tout aussi dramatique à l’université, du côté des étudiantes et des étudiants, comme du côté des personnels. Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ne donne aucun moyen réel pour organiser une reprise des cours en présentiel, qui permettrait d’accueillir l’ensemble des étudiant-e-s et des personnels tout en préservant la santé de toutes et tous. Le manque de place à la fac, causé par la sélection généralisée mise en œuvre par les différents gouvernements, est d’autant plus problématique avec la crise sanitaire : il faut des la places pour étudier et protéger sa santé ! Le distanciel creuse les inégalités, isole les étudiant-e-s (qui décrochent de leur cours, voire dépriment) et les personnels. Il détruit le contenu pédagogique et le lien social permis par le présentiel. Alors que la détresse psychologique de la jeunesse scolarisée, sa colère, se font entendre depuis des mois, le ministère n’a donné aucune solution pour y répondre et réouvrir réellement les universités ! De la maternelle à l’université, il faut des moyens humains et financiers pour dédoubler les groupes afin d’assurer des enseignements en présentiel pour toutes et tous, tout en respectant les mesures sanitaires.

Les organisations appellent les personnels à poursuivre les mobilisations en cours, à s’engager dans l’action pour exiger des créations de postes, une autre politique éducative, le dégel de la valeur du point d’indice couplé à des mesures significatives de revalorisation des salaires et des carrières dans l’éducation. Elles engagent les personnels à construire dès maintenant une dynamique de mobilisation par des actions locales, réunions, motions et courriers collectifs auprès des IA-DASEN, des Recteurs, du gouvernement, etc.

Faire grève le 26 janvier c’est entrer dans une convergence avec les autres corporations pour défendre le travail, sa reconnaissance, ses conditions (santé le 21, énergie le 28, …). Ce mouvement professionnel se développe de façon distincte mais parallèle à celui citoyen contre les loi sécurité globale le 30 janvier.

Toutes et tous en grève le 26 janvier.

A noter dans vos agendas, une intersyndicale éducation a acté un mouvement de grève national le mardi 26 janvier prochain – revalorisation, meilleures conditions de travail, demande de postes, demande d’une autre politique éducative.

GRÉVE ÉDUCATION INTERSYNDICALE – le mardi 26 janvier

La FSU travaille au niveau national à faire de cette mobilisation une journée unitaire. La politique éducative du Ministre est destructrice. Rien ne bouge côté moyens, les ordres et contre-ordres continuent, les discours lénifiants s’enchaînent, le new management continue de plus belle, et tout récemment, la casse des REP est programmée.

Pour toutes ces raisons, la FSU 72 rajoute que le ministre doit démissionner.