Point de situation sanitaire du mardi 16-11-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, en visio conférence ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Secrétaire Générale, M. l’inspecteur adjoint, Mme la Médecin de prévention, Mme la Conseillère Prévention Départementale, Mme la responsable du pôle sécurité, sûreté, santé et conditions de travail.

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Sophie PEREIRA, SNES-FSU et un représentant UNSA Education.

Point de situation par la Secrétaire générale :

La Sarthe n’échappe pas à la dégradation de la situation sanitaire avec un taux d’incidence qui est passé de 97 mardi 9 novembre à 136,2 aujourd’hui, excédant ainsi le nombre de 100 du niveau national.

Si aucune classe n’était fermée avant les vacances d’automne, il n’en va pas de même actuellement avec 4 classes fermées, puis 15 la semaine dernière pour un résultat qui atteint aujourd’hui 40 classes fermées dans le 1er degré et 2 dans le 2nd degré, ce qui crée une tension dans le 1er degré car trente professeur.e.s des écoles ne sont pas remplacé.e.s.

Quant au nombre de contaminations, de 20 à 30 cas hebdomadaires avant les vacances, il est en nette augmentation depuis la rentrée : 45 cas sur l’ensemble de la semaine dernière et 45 cas pour la seule journée de lundi. Parmi les personnes infectées par le virus figurent 5 personnels de l’EN dont 2 ATSEM. Le nombre de personnes vulnérables qui enseignent à distance n’a pas évolué (mais la DSDEN n’avait pas les chiffres précis lors de l’entretien).

La situation est d’autant plus délicate qu’au rebond constaté au retour de chaque vacance, s’ajoute la présence de personnes vaccinées parmi les personnes positives au Covid. Le nombre des hospitalisations a également augmenté. Situé entre 8 et 20 à la rentrée, il atteint maintenant 70 personnes dont 9 en réanimation.

Dans les écoles qui ont signalé des cas positifs, ont été observés beaucoup de brassages à la fois sur le temps scolaire et périscolaire, d’où l’importance de respecter les gestes barrières : port du masque, lavage des mains et aération.

Tous les élèves qui ont fait la demande d’une seconde dose de vaccin, l’ont reçue. Une étude sera menée avec l’ARS pour définir la nécessité ou non de poursuivre la campagne de vaccination dans les secteurs où le taux de couverture vaccinale est faible sachant que ce taux est malgré tout correct en Sarthe.

Le dépistage par les tests salivaires a repris lundi et sera effectif jusqu’à la fin novembre, moment à partir duquel le planning sera revu entre la DSDEN, ARS et la CPAM pour tenir compte du taux d’incidence.

La livraison des autotests à destination des élèves de sixième sera effectuée fin novembre, début décembre dans les collèges. Les familles en recevront à raison de 1 test par semaine que le jeune devra pratiquer à son domicile, en présence de ses parents. Les personnels peuvent, quant à eux, demander des autotests à leur circonscription ou à leur établissement. Ces derniers sont invités à en commander si besoin. Une prochaine réunion avec le Recteur d’académie est prévue pour faire le point sur ce sujet.

Analyse de la FSU :

La FSU exprimait lors de l’embellie passée (cf point précédent du 12 octobre) une prudence qui aujourd’hui apparaît justifiée. Elle salue qu’enfin des tests itératifs soient possibles de façon hebdomadaire, comme l’INSERM le préconise. Elle déplore que cela ne concerne que les élèves de sixième. Elle déplore que dans le premier degré la même possibilité ne soit pas mise en place de façon générale, la nécessité de demander aux circonscriptions créant un frein notable à la démarche. De l’avis même de l’administration, la distribution des autotests aux personnels des établissements scolaires n’a pas rencontré le succès attendu.

Il est important que la réalisation des autotests distribués en 6ème ne soit pas du ressort des personnels des collèges, dont ce n’est pas la mission, ni de celui des infirmiers.ières qui sont déjà fortement sollicitées par leur travail. Il faudrait davantage communiquer sur la possibilité pour les personnels de demander des tests dans les circonscriptions, collèges et lycées car depuis la rentrée de septembre, l’information et la fourniture des autotests sont très variables d’un établissement à l’autre. Quant à la reconnaissance en accident du travail de covids parfois longs, de covids parfois mortels, contractés sur le lieu professionnel, avec les légitimes reconnaissances afférentes, le développement des tests et la visibilité du virus seraient aussi bien utiles à cela.

Fournir le matériel est une chose, apporter une logisitique de ditribution efficace, incitative, qui n’écarte pas la création d’emplois dédiés, reste encore à construire. Les 100 000 élèves sarthois, et les 12 millions d’élèves français, restent démesurément sous testés, même après ces avancées. Que de temps perdu par ce ministre qui a fait rendre tant de millions d’euros de notre ministère à l’état…

Questions 1er degré

Situation 1

Une école maternelle se trouve confrontée à des problèmes de non remplacement récurrents. En application du protocole sanitaire niveau 2, l’enseignante faisant fonction de directrice ne peut pas répartir les élèves que les parents ne peuvent garder et se trouve contrainte d’accueillir dans sa classe les élèves de même niveau, ce qui amène l’effectif dans cette classe à plus de trente élèves, parfois 35. Si tous les élèves étaient accueillis, l’effectif serait de plus de 40 élèves.

L’inspectrice jointe par cette « directrice-enseignante » faisant fonction de directrice, a indiqué qu’il faut répartir les élèves dans toutes les classes, sans vouloir l’écrire.

  • Confirmez-vous que la répartition sur toutes les classes est une possibilité ou bien que le protocole niveau 2 stipulant que le non brassage entre élèves de niveau différents doit être respecté en toutes circonstances ?

  • Si le protocole doit être respecté, quelle aide peut être apportée par l’administration à cette école, comme à toute école se trouvant en situation de non-remplacement d’un.e enseignant.e absent.e ?

  • Peut-on renvoyer les élèves chez eux en cas de classes surchargées ?

La Foire aux questions du 8 octobre 2021 précise à nouveau qu’en situation sanitaire de niveau 2, le brassage entre élèves doit être limité et la répartition des élèves doit s’organiser par niveau, par classe du même groupe, si possible. Cependant, ponctuellement, si la situation pose problème en termes de nombre d’élèves, elle doit être étudiée avec l’IEN. Dans tous les cas, le principe est de ne pas renvoyer les élèves chez eux. En maternelle, des familles peuvent garder leur enfant sinon la répartition est possible.

Analyse de la FSU :

Entre principe et réalité les collègues n’ont pas fini de faire l’objet d’injonctions contradictoires dont on sait le coût psycho-social. Rappelons que lors du premier point sanitaire de l’année auquel participait le nouveau DASEN (il n’y assiste plus depuis et c’est dommage) ce dernier avait évoqué dans ces circonstances de non remplacement « une intelligence de terrain » qui permettait à une équipe et à son-sa directeur-trice d’aviser.

Pour la FSU nous sommes de nouveau devant une preuve flagrante de manque de moyens de remplacement qui, dans une institution connaissant les risques sanitaires actuels et fonctionnant normalement, devrait réagir en urgence et créer (aussi avoir créé depuis le temps) les postes nécessaires. L’information remonte-t-elle au ministère ? Oui, probablement pas par les rouages internes qui sont tous incités à minimiser les besoins, mais par les instances paritaires tels que les CHSCT départementaux, académiques et ministériels, par la presse parfois. Mais le ministre préfère ne pas bouger, fermer les postes (40aine en Sarthe cette année) et laisser une hiérarchie de proximité refuser d’assumer à l’écrit les consignes qu’elle donne, contradictoires aux protocoles qu’il édicte. Stabilisation par recours à l’écrit, anticipation, évaluation sérieuse des besoins, tout cela manque cruellement.

Situation 2 :  Quand une classe de primaire est fermée pour cas positif à la COVID, tou.te.s les élèves sont considéré.es comme cas contact et doivent rester chez elles et eux pendant une semaine. L’enseignant.e, n’étant pas considéré.e cas contact, doit assurer la continuité pédagogique pour ses élèves.
Cela implique-t-il forcément une présence à l’école de l’enseignant.e concerné.e ou la continuité pédagogique peut-elle être mise en place depuis le domicile de l’enseignant.e?

L’enseignant est censé assurer la continuité pédagogique depuis l’école sauf si un problème technique (lié au matériel ou à la connexion par exemple) l’empêchait de travailler. Dans ce cas, il faudrait le signaler à l’IEN pour envisager la solution à adopter.

Analyse de la FSU :

Pour la FSU le choix devrait-être celui du/de la professionnel-le, sans devoir recourir à l’avis de l’IEN. Effectivement l’évaluation de la faisabilité en termes matériels, de connexion, doit être prise en compte, mais de façon plus large, sanitaire, on devrait considérer préférable le maintien à domicile du professionnel contraint au travail à distance avec sa classe. Le risque de contamination par brassage est en effet bien supérieur sur le lieu professionnel qu’au domicile.

Questions tous niveaux :

Situation 1 : Les enseignants sont confrontés à des problèmes de renouvellement d’air dans leur salle de classe liés à des systèmes d’aération insuffisants. Cette situation est aggravée par le nombre d’élèves accueillis qui peut être important et par un effectif sur-augmenté par manque de remplaçants dans le premier degré…. Ce qui ne permet pas d’assurer une aération conforme aux exigences de protocole sanitaire.

  • Où en est-on sur la question de l’équipement en capteurs CO2 ?

  • Quelle est la stratégie de l’administration pour pallier le problème ?

  • Comment éclaircir la contradiction dans laquelle se trouvent les équipes ?

L’aération des locaux dépend de la configuration des établissements. Il est important d’aérer les salles dans le contexte sanitaire actuel, même si l’arrivée de l’hiver complique les choses.

Aucune donnée ne recense les établissements du 1er et 2nd degré dont le système d’ouverture n’est pas adapté. Le nombre d’écoles comportant des classes à l’étage est peu important ce qui limite l’usage des ouvrants oscillo-battants. Ce problème est peut-être plus fréquent dans le second degré. Il est à étudier mais semble limité. Mme la responsable du pôle sécurité, sûreté, santé et conditions de travail ajoute que, dans le cadre de l’évaluation des risques, les directeur.rice.s n’ont pas signalé de situations liées au bâti qui peuvent faire l’objet d’actions de prévention si elles sont remontées. Au niveau national, des mesures sont prévues pour subventionner les communes qui ont équipé leurs écoles de capteurs de CO2. Cet équipement reste à l’initiative des collectivités territoriales. Ainsi, le département n’est pas convaincu. Un recensement des établissements qui ont acquis ces équipements et ceux qui pourraient solliciter une aide est à réaliser.

Analyse de la FSU :

La FAQ du 8 octobre précise page 12 :« Il est recommandé d’équiper les écoles et établissements scolaires de capteurs CO2 mobiles.[…] Le capteur mobile pourra également être utilisé aux moments propices de la journée dans les locaux connaissant des pics de fréquentation (exemple de la cantine à l’heure de déjeuner), et aider à déterminer la fréquence et la durée des mesures d’aération. » 

Même s’il ne s’agit que d’une recommandation, le refus du département et de certaines collectivités territoriales d’équiper les établissements scolaires en capteurs de CO2 est tout à fait regrettable, d’autant plus en cette période d’augmentation du taux d’incidence et d’arrivée de l’hiver qui peut limiter les efforts d’aération. Il faut de plus rappeler que le décret 2015-1000 du 17/08/2015 impose aux propriétaires des établissements publics (ou exploitants si une convention le prévoit) de faire procéder tous les sept ans à leurs frais, par des organismes accrédités, à une surveillance de la qualité de l’air à l’intérieur des locaux. Cette disposition devait être mise en place en janvier 2018 pour les écoles et en janvier 2020 pour les collèges et lycées et comprend une évaluation des moyens d’aération des bâtiments et une campagne de mesure des polluants. S’il est compréhensible dans le contexte actuel que l’application de cette législation ait pris du retard, le recensement des problèmes d’aération est en revanche à réaliser rapidement. Les collectivités territoriales doivent être sollicitées dans ce sens et la DSDEN doit disposer des données nécessaires.

Situation 2 : Dans le protocole, il est précisé qu’en cas de symptômes pouvant se rapporter au COVID, les parents doivent garder leurs enfants et les personnels doivent rester chez eux. Dans cette hypothèse, quel est le statut de l’absence de l’agent, surtout s’il s’agit d’une fausse alerte ?

Dans tous les cas, une visite médicale s’impose. Aucun jour de carence ne sera retenu si l’arrêt de travail est pris en compte au titre d’un cas de Covid confirmé. Sinon, la règle du jour de carence s’applique.

Analyse de la FSU :

Rappelons qu’il est expressément demandé aux personnels de rester chez eux en cas de symptômes pouvant faire penser au COVID, symptômes par ailleurs communs à d’autres maladies saisonnières. Il n’est pas normal qu’ils aient à subir un jour de carence pour avoir suivi les consignes du protocole sanitaire et ne pas avoir « la bonne maladie ». La FSU continue de demander la suppression du jour de carence, pénalité financière particulièrement injuste et inefficace.

Point de situation sanitaire du mardi 12-10-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, en visio conférence, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Secrétaire Générale, M. l’inspecteur adjoint, Mme la Médecin de prévention, Mme la Conseillère Prévention Départementale, Mme la responsable du pôle sécurité, sûreté, santé et conditions de travail.

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU et un représentant UNSA Education.

Point de situation par la Secrétaire Générale

Le contexte sanitaire global s’améliore. Le taux d’incidence est de 32. Après une évolution en paliers les semaines précédentes autour de 20-25 classes fermées, la semaine du 4 au 8 octobre a été marquée par une diminution :

Lundi 4 octobre : 22 classes fermées.

Ensuite 13 puis 7 au cours de la semaine.

Vendredi 8 octobre : 5 classes fermées.

Lundi dernier (11 octobre), il y avait une petite remontée avec 12 classes fermées et 15 cas positifs.

La campagne de tests salivaires se poursuit avec un seuil de près de 2000 tests par semaine presque atteint. Des autotests sont disponibles dans les circonscriptions et il y a quelques stocks à la DSDEN pour les établissements du secondaire qui en auraient besoin.

La campagne de première injection est en train de se terminer. Il y en a eu une la semaine dernière au Lycée A. Malraux à Allonnes et au lycée Touchard au Mans. Le calendrier des 2èmes injections est en cours d’élaboration. Le dispositif devra subir des modifications pour prendre en compte la fermeture, cette semaine, du centre de vaccination de la Rotonde. Il faudra organiser des vaccinations dans les établissements. Une séance est déjà prévue au lycée Claude Chappe à Arnage les 20 et 21 octobre prochains.

Analyse de la FSU :

La FSU se félicite de cette embellie. Toutefois la crise sanitaire se poursuit, même si les chiffres semblent indiquer un recul. La syndémie reste active notamment parce que le système de santé reste sous dimensionné, épuisé suite à pénurie de moyens, de salaires, d’attractivité, pour assumer un éventuel rebond de l’épidémie. Les brevets des vaccins restent sous emprise du marché. La syndémie se poursuit aussi parce que les mutations sociales et écologiques qui pourraient endiguer l’arrivée de telles catastrophes ne sont toujours pas à hauteur suffisantes. D’autre part le niveau de test de la population sarthoise de 100 000 élèves reste totalement insuffisant pour éclairer la circulation réelle du virus : 11 000 tests effectués, une fois, uniquement dans certain-es écoles et établissements choisis l’an passé. 2000 tests par semaine annoncés lors de ce point sanitaire. On est loin des préconisations de l’INSERM de tests itératifs (renouvelés régulièrement) et systématiques, qui nécessiteraient des dotations de centaines de milliers de tests et la création de postes d’agent-es pour en assurer la logistique.

Questions “Premier degré”

Avez-vous constaté une augmentation du nombre de classes fermées depuis la fin d’obligation de port du masque pour les élèves en primaire ? Y-a-t-il eu une augmentation du nombre de personnels de l’enseignement primaire testés positifs depuis la fin de cette obligation ?

Il n’y a pas de constat d’augmentation du nombre des cas positifs depuis l’abandon du port du masque obligatoire ni du côté des élèves ni du côté des enseignants. Le 4 octobre, un seul personnel était déclaré positif. Il n’y a pas eu d’autres cas depuis.

Analyse de la FSU :

Donnée rassurante, utile à surveiller, qui, alors que l’efficacité de masques n’est plus à prouver, confirme bien que le virus cède le pas. Pour la FSU cela ne signifie pas que l’épidémie est terminée, pour les raisons expliquées dans le précédent avis.

Questions “Second degré”

Y a-t-il eu une augmentation de la demande de vaccination à la suite de l’obligation du PASS sanitaire pour les plus de 12 ans ?

Il n’y a pas eu d’augmentation de la demande de vaccination depuis que le pass sanitaire est obligatoire pour les plus de 12 ans.

Il n’y aura pas de séances de vaccination supplémentaires pour les élèves qui n’ont pas profité de la 1ère injection en ce début d’année scolaire. La gestion actuelle porte uniquement sur la 2nde injection.

Analyse de la FSU :

Le pass sanitaire utilise comme moyen d’imposition un chantage à l’emploi. Cela ne touchant pas les écolier-es, collégien-nes, lycéen-nes, il n’a pas d’incidence sur les décisions des familles. Les convaincu-es se vaccinent les autres non. On peut regretter que les séances de premières vaccinations soient arrêtées. Sur le fond, la perception de la vaccination en général, de la vaccination covid en particulier, l’importance prise par les réseaux dits-sociaux dans l’indifférenciation entre savoirs scientifiques et opinions infondées, tous ces enjeux imposent à l’Ecole de prioriser toujours plus la pensée, la culture, plutôt que la vision utilitariste imposée par le ministre, centrée sur un strict lire écrire compter pour les plus jeunes et sur l’employabilité des plus grand-es. Pour la FSU la vaccination planétaire, même comportant les doutes liés à son caractère commercial, reste une voie principale de sortie de cette pandémie actuelle. La FSU souligne la responsabilité des gouvernements austéritaires successifs qui ont conduit au démantèlement déraisonnable de la recherche publique en termes de postes et à son asservissement à des process technocratiques délétères, qui ont eu comme résultat qu’aucun vaccin français public n’a pu voir le jour en temps et en heure.

Questions “Tous degrés”

Y-a-t-il des informations supplémentaires sur les personnels vulnérables devant faire dorénavant des demandes d’ASA à rythme hebdomadaire au lieu, précédemment, de mensuel (AESH notamment) ? L’administration confirme-t-elle cette demande ? Si c’est le cas, sur quel texte s’appuie-t-elle pour procéder à ce changement ? 

La direction académique n’a pas d’informations complémentaires sur ce sujet. Les demandes d’ASA pour les professeurs des écoles restent mensuelles. Aucune autre instruction connue à ce jour.

Analyse de la FSU :

Cette information doit être communiquée largement, car la hiérarchie intermédiaire pose ces conditions, notamment aux AESH de renouveler les demandes d’ASA de façon hebdomadaire. Ce sont là des zèles hors cadre réglementaire donc inacceptables. Faire pression sur des personnels vulnérables de cette façon est indigne et dangereux.

Certains établissements ont interdit cette année les voyages avec nuitée compte-tenu des incertitudes du contexte sanitaire. Y a-t-il une consigne officielle à ce sujet ?

Il n’y a pas d’interdiction formelle à un voyage avec nuitée. Il n’y a pas de consignes officielles en la matière. Dans le premier degré, l’autorisation est donnée par le DASEN. Dans le second degré, cette décision relève du chef d’établissement. Dans le premier degré, le DSDEN incite à la plus grande prudence en matière de respect des gestes barrières ainsi que des engagements financiers si ces voyages doivent ensuite être annulés. La Sarthe autorise les sorties sous réserve du respect des instructions au moment venu. Les sorties en dehors du département impliquent la réponse du département d’accueil avant le départ.

Analyse de la FSU :

Cette réponse rend compte, s’il fallait mieux l’illustrer, de la difficulté organisationnelle qui pèse sur l’Ecole, particulièrement sur toutes les pratiques essentielles d’ouverture de l’école au monde. C’est pourquoi les propos récurrents du ministre caractérisant la situation de normale restent inentendables à nos aux oreilles.

Certains établissements recevant du public dans le cadre des sorties scolaires demandaient le PASS sanitaire des personnels à l’entrée. Cette situation perdure-t-elle ? Si oui, qu’en est-il des personnels encadrant ces sorties n’ayant pas le PASS sanitaire ?

L’exigence du pass sanitaire perdure pour ces établissements (musées, médiathèque…). Un personnel qui ne peut pas présenter de pass sanitaire ne peut pas accompagner cette sortie.

Analyse de la FSU :

Ce sont là des situations qui font peser sur les élèves les décisions personnelles de santé de leur enseignant-es. Ce n’est normal ni pour les élèves, ni pour l’enseignant-e. En l’état des décisions politiques autour du pass sanitaire, l’organisation du service devrait prendre en charge de tels effets en étant dotée de moyens suffisants pour éviter cela.

Point de situation sanitaire au 28 septembre 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DSDEN le mardi 28/09/2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Secrétaire générale, Mme la responsable du pôle SST, Mme la Médecin de prévention, M. l’IEN, adjoint à l’IA-DASEN chargé du 1er degré.

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU et secrétaire suppléant du CSHCT-SD, Sophie PERREIRA, SNES-FSU et un représentant UNSA Education.

Point de situation par la Secrétaire Générale:

Le taux d’incidence se fixe ce jour à 45 en Sarthe, soit une légère remontée après une décrue régulière depuis la rentrée (le taux d’incidence était descendu à 38 la semaine dernière pour remonter à 45 vendredi dernier).

Dans les établissements, ce sont entre 6 et 8 cas positifs qui sont remontés quotidiennement lors des deux dernières semaines. Lundi 27 septembre, un pic de 16 a été observé.

Pendant la première quinzaine de septembre, il y avait entre 40 et 45 classes fermées dans le premier degré. Depuis le 16 septembre ce chiffre est descendu entre 20 et 30 classes fermées. En cohérence avec le chiffre précédent, ce sont 27 classes qui étaient fermées lundi 27. Il y a du mieux mais cela reste à confirmer.

Enfin, 1400 tests salivaires sont effectués dans les écoles depuis le 16 septembre. Il est prévu d’augmenter ce chiffre et d’atteindre 2000 tests la semaine prochaine. Une liste des écoles qui feront l’objet d’une campagne de tests a été établie et un calendrier est prévu jusqu’aux vacances d’octobre.

Selon une information ministérielle, les départements ayant connu un taux d’incidence inférieur à 50 pendant au moins 5 jours passeront au niveau 1 du protocole sanitaire à partir du 4 octobre. Entre le tiers et la moitié des départements seraient concernés, ce qui laisse une marge importante d’incertitude. La liste devrait être fournie par le ministère jeudi.

Le plan de vaccination dans les établissements scolaires se poursuit, avec un gros pic la semaine dernière où plusieurs créneaux ont été réservés pour les scolaires dans les centres de vaccination. L’opération est toujours en cours.

Questions premier degré :

Confirmezvous que le retrait du masque en école élémentaire à partir du 4 octobre concernera bien les élèves. Qu’en est-il des adultes présent·es  dans l’école, enseignant·es, ATSEM, RASED et AESH ?

Le retrait du masque pour les élèves, lorsque le taux d’incidence sera inférieur à 50, est effectivement acté pour les élèves. Le Ministre a précisé que les réponses pour les personnels seront faites jeudi.

Analyse FSU : La question du masque en école primaire est une question complexe.

Rappelons-nous, le gouvernement a soutenu un temps que ce n’était pas une protection efficace, tant que ce dernier n’était pas en mesure d’en fournir… Toutes les études sont unanimes à ce sujet, et personne aujourd’hui ne conteste que le masque est une barrière efficace contre la propagation du virus. Personne ne conteste non plus que les contaminations communautaires existent, comprenant les enfants, surtout avec le variant delta très contagieux, y compris entre humain-es vacciné-es. Cela a deux conséquences, l’une positive l’autre négative : positive, les complications graves sont très réduites, négative, le virus continue de se propager au risque de produire de nouvelles mutations dont personne ne peut prédire la gravité future. Les choix faits sur les masques ne peuvent pas être dissociés d’autres choix qui modifient le bénéfice risque propre au masque lui-même : la capacité des services hospitaliers à accueillir les cas graves, la visibilité du virus par les tests, le nombre de non-vacciné-es, de vulnérables, sont autant d’éléments qui déterminent l’utilité du port du masque. Aujourd’hui, l’administration presse les personnes vulnérables à revenir en poste. La politique actuelle de tests ne permet pas une visibilité de la présence du virus.

Au delà de ces considérations strictement médicales et épidémiques, le port du masque a des conséquences non négligeables : c’est un obstacle à certains apprentissages qui nécessitent de voir le visage mais c’est un obstacle aussi à la communication infra-verbale et à des formes de sociabilisation.

Il ne faut pas non plus occulter notre aspiration commune, forte, à retrouver une forme de normalité et de vie sans masque, de respiration libre.

Pour la FSU, dans un contexte difficile de défiance envers ce gouvernement, ces choix doivent être pris en parfaite connaissance de cause par les autorités sanitaires compétentes, en toute transparence démocratique.

Hélas, nous constatons que, là encore, le ministère a opté pour une approche partielle d’un problème complexe. Cela se traduira par une injonction nouvelle tombée d’en haut, une de plus, pour éviter de mettre en évidence les carences en tests (dotation 20 fois inférieure à ce qui permettrait de tester efficacement). Ce dont l’école a besoin c’est de l’équipement des salles de classe en aérateurs, de la réduction du nombre d’élèves par classe (c’était vrai dès la rentrée 202O, prolongée en 2021 en créant des postes afin de permettre la distanciation dans la classe), de l’équipement des enseignant·es en masques transparents. Au delà de ces mesures d’urgence, la manque est grand aussi en moyens de soins pubics, en réponses environnementales et sociales de fond, autant d’inactions qui fragilisent la société face à cette syndémie.

Une gestion coordonnée, cohérente, prenant en compte l’ensemble des facteurs de protection comme la mise en oeuvre concrète sur le terrain des choix faits et leurs conséquences pour les personnels comme pour les élèves, fait défaut depuis le début de la crise sanitaire, à ce Ministère.

Le Ministre de l’Éducation Nationale annonce sur France Culture une évolution du protocole notamment en terme de gestion des cas contacts en école primaire, qui prévoit des tests pour n’isoler que les élèves positif-ves. Pouvez-vous confirmer cette information ?

Il s’agit d’une expérimentation qui est proposée dans une dizaine de départements dont la Direction Académique n’a pas la liste à cette heure. Elle est en attente des résultats de l’expérimentation et des consignes du ministère.

Analyse FSU : Le Ministre procède comme à son habitude par annonce médiatique avant l’information de son administration. Cela continue, c’est inacceptable et épuisant. Les évolutions de protocole qui permettent de garder le plus de lien scolaire possible sont souhaitables si elles s’accompagnent de toutes les protections pour les personnels, les élèves et leurs familles. La FSU réclame depuis longtemps que les tests soient pratiqués de façon automatique, et à tout le moins en cas de contamination. Pour l’heure, la gestion du covid dans l’école est un marché juteux pour les laboratoires privés. La FSU demande que l’état se dote de services propres pour assurer cette fonction, distincts des infirmières et médecins scolaire déjà en nombre insuffisant pour assumer leurs missions. Toutefois, cette évolution positive en matière de visibilisation du virus, créera des exclusions sélectives d’élèves (malades). Cela a deux conséquences probables :

-Une pression institutionnelle à surajouter au travail présentiel des enseignant-es un travail à distance. La FSU rappelle qu’un·e enseignant·e ne peut pas se dédoubler.

-L’exclusion de certain·es élèves alors que la classe n’est pas fermée met en cause l’égalité d’accès au droit à l’éducation pour tous·tes.

Quel est le nombre d’enseignant·es en arrêt lié au Covid (malades et cas contact), nombre d’enseignant·es éloigné·es pour vulnérabilité (asa), nombre de collègues absent·es sans lien avec le covid ni avec la vulnérabilité. Pouvons-nous avoir une évolution de ces chiffres depuis la rentrée ?

Tous ces éléments ne sont pas disponibles car seules les ASA Covid sont identifiables en tant que telles. Les motifs des arrêts de travail n’étant pas précisés, il est impossible d’avoir une différenciation des causes au niveau de l’inspection académique. Les chiffres pourront être transmis après accord de M. le Directeur Académique.

Analyse FSU :

Tout ce qui permet de visibiliser le virus, dans le respect du secret médical, est utile. Le nombre d’ASA covid est un élément que nous attendons dans son évolution. Nous savons bien que le reflux des ASA n’est pas le reflet d’un recul du covid. C’est le fruit d’une pression à la reprise sur des personnels qui restent vulnérables (aucune des causes de vulnérabilité au covid n’évolue rapidement dans le temps), partant du principe que la vaccination diminue le risque. Si c’est vrai statistiquement pour tout-e vacciné-e, le risque reste supérieur pour une personne vulnérable. D’autant que la question de la protection dans la durée reste posée. Tout cela devrait encourager à ne pas exercer cette pression au retour en poste des vulnérables et à laisser chaque acteur-trice décider en conscience.

Combien  de contractuel·les sont dédié·es au remplacement covid ? Combien sont dédié·es au remplacement général?

Le recrutement de contractuel.les pour les remplacements dans l’enseignement primaire en Sarthe n’est pas spécifiquement dédié à la crise sanitaire. Ce sont 10 contractuel·les qui sont actuellement en poste dans le département avec des contrats jusqu’aux vacances d’été 2022.

Analyse FSU : la première vague de recrutements était bien ciblée « covid ». Celle de la rentrée ne l’est plus. On a là l’illustration d’un glissement d’une situation d’urgence covid à une réalité structurelle. L’administration apporte la preuve que la crise qui secoue l’école en termes de moyens humains est structurelle. Ce dont l’école a besoin, c’’est d’un plan large de recrutement ainsi que de mesures de reconnaissance pour la profession rendant le métier plus attractif. Ce n’est pas ce que fait actuellement le Ministre via son Grenelle qui n’a d’historique que le degré de farce, de moquerie à l’égard de la profession, qu’il constitue.

A minima, l’ouverture des listes complémentaires est une exigence immédiate de la FSU.

Questions second degré :

Combien d’élèves ont été vacciné·es dans les établissements scolaires ?

La demande a été formulée la semaine passée auprès de l’ARS et la DSDEN est dans l’attente d’un retour.

Analyse FSU : C’est là l’illustration de la navigation à l’aveugle dans laquelle nous sommes. Enjeux de pouvoir entre administrations, crainte d’affichage trop direct de l’échec en nombre de cette mesure (échec que nous percevons par les remontées de terrain). Sur le fond, si l’élève n’est ni vacciné ni testé, certaines sorties/visites, dans des lieux qui accueillent du public, lui sont impossibles faute de pass sanitaire. Le droit à l’éducation pour tou-tes est là encore mis en défaut quand l’établissement ou l’école ne sont pas en mesure de fournir facilement test ou vaccin, ou quand les parents les refusent.

Questions  tous degrés :

Combien de tests ont été proposés ? Combien de tests ont été réalisés ?

La campagne a démarré le 16 septembre. Ce sont plus d’une centaine de tests par jour qui sont réalisés dans les écoles. Et cela va augmenter à partir de la semaine prochaine. Il n’y a pas de tests dans le second degré.

Le taux d’adhésion des familles était d’environ 80% avant les grandes vacances. Il est désormais de 60 à 70%. Ce taux d’adhésion est en baisse un peu partout en France et dans la plupart des départements. Il est souvent plus bas qu’en Sarthe.

La DSDEN communique le calendrier, prévu jusqu’au vacances : ci-dessous les noms des écoles ayant bénéficié de tests salivaires et celles qui sont informées qu’elles en bénéficieront :

ECOLES CONCERNEES COMMUNES
A. DE MUSSET ELEM LE MANS
LA MADELEINE ELEM LE MANS
Dr CALMETTE ELEM LE MANS
Dr CALMETTE MAT LE MANS
GOUNOD-MICHEL ELEM LE MANS
VIVALDI MAT LE MANS
AUNEAU MAT CHANGE
G. BRAQUE MAT+ELEM COULAINES
LAPIERRE-PERGAUD ELEM LE MANS
PABLO PICASSO MAT LE MANS
EPAU+AUNEAU ELEM CHANGE
A.CAMUS MAT+ELEM COULAINES
MOLIERE MAT+ELEM COULAINES
ST JOSEPH (privé) LE MANS
SAINTE THERESE (privé) LE MANS
J. PREVERT ELEM CHAMPAGNE
LOUIS PASTEUR ELEM ALLONNES
PAUL LANGEVIN ELEM ALLONNES
VICTOR HUGO ELEM ALLONNES
GAI LEVANT SABLE
ST EXUPERY ELEM SABLE
PHILIPPEAUX ELEM LE MANS
LE PRE MAT ELEM SABLE
MARCEAU ELEM LE MANS
JULIEN PESCHE MAT LE MANS
LOUISE MICHEL CHAMPAGNE
PIERRE DE RONSARD MAT+ELEM LE MANS
ANDRE FERTRE MAT+ELEM LA FLECHE
P.ELUARD SABLONNIERE ELEM LE MANS
A. RIMBAUD MAT LE MANS

Analyse FSU :

Pas de test dans le second degré, fonctionnement par écoles ciblées sans qu’on sache exactement les critères choisis. La politique de tests reste tellement lacunaire qu’il n’est pas surprenant que l’adhésion en pâtisse. L’accès devrait être beaucoup plus simplifié et généralisé. Qui d’entre nous est en mesure de se tester facilement suite à un doute, à une simple envie de faire le point…sans dépenser 15€ pour une boite de 4 tests, ou sans avoir à se déplacer dans une circo chercher un test sur demande… La démarche pour les élèves et leur famille est encore plus difficile. Quel discours est-il tenu pour expliquer le sens d’une démarche commune, solidaire, d’ensemble, pour visibliser le virus, et donc l’isoler et le combattre ?

Qu’est-il prévu pour les personnels Éducation Nationale soumis·es à l’obligation vaccinale qui n’ont pas fourni d’attestation de vaccination ? Combien de personnels sont dans ce cas et dans quels corps ?

Une plateforme a été mise en place au niveau académique pour que les personnes concernées par l’obligation vaccinale soient interrogées individuellement. Les agent·es ont reçu un message pour vérifier leur situation à cet égard et fournir leur attestation. Pour l’instant, la DSDEN n’a pas connaissance de situations problématiques.

Analyse FSU :

Comme il n’y a pas connaissance de situation, on ne se pose pas la question. Pourtant la FSU connaît plusieurs situations posées et problématiques. On compte sur la pression professionnelle pour régler le problème et forcer des personnels à se faire vacciner contre leur gré. Réfléchir à des solutions anticipées inciterait peut-être à la présence de résistances ? Pour la FSU, l’obligation vaccinale pour certaines professions médicales se justifie, notamment dans les lieux accueillant des patient-es, résident-es, élèves fragiles. Mais l’obligation vaccinale pour des personnels comme les psyEN ou d’autres professions médicales noyées dans une institution scolaire massivement sans obligation vaccinale est questionnante. On peut même dire qu’il n’est pas explicable, pour les psyEN qui ne sont pas personnels de santé, qui n’exercent pas en établissements de soin ou de santé, qu’ils soient soumis à l’obligation vaccinale. Le fait de leur imposer cela relève d’une dérive médicalisante de cette profession que la FSU conteste. Plus généralement, l’OMS spécifie bien que les mesures coercitives de vaccination sont contre-productives, même si un niveau de vaccination le plus élevé possible reste l’objectif à atteindre. Dans d’autres milieux professionnels, notamment chez les territoriaux, de nombreux cas existent nécessitant de trouver un poste sans obligation vaccinale pour des agent-es qui refusent de se faire vacciner. LEducation Nationale ferait bien d’anticiper vu l’absence de variété de postes qui la caractérise. Mais peut-être envisage-t-on, faute de propositions, des suspensions sans traitement ?

Il est demandé à des personnels vulnérables de faire dorénavant des demandes d’ASA à rythme hebdomadaire au lieu, précédemment, de mensuel. L’administration confirme-t-elle cette demande, et si c’est le cas sur quel texte s’appuie-t-elle pour procéder à ce changement ? 

Au niveau départemental, les enseignant·es du premier degré ne sont pas concerné·es par un éventuel changement dans le rythme des demandes d’ASA.

Sur les autres catégories de personnel, notamment les AESH, la DSDEN n’a pas de précision sur la question et va se renseigner.

Analyse FSU : La FSU exige que l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale soient traité·es de la même façon quels que soient leurs statuts. En l’occurrence, aucun texte n’ayant évolué, l’autorisation mensuelle doit continuer d’être la règle. Elle continuera à intervenir comme elle l’a déjà fait pour des collègues AESH, si des abus étaient de nouveau constatés.

Confirmezvous que les tests restent gratuits après le 15 octobre dans le cadre du contact tracing ?

Les tests, aussi bien des personnels comme des élèves resteront gratuits après le 15 octobre.

Analyse FSU :

Point positif, en rappelant toutefois que des freins restent en terme de mise à disposition des professionnels comme des élèves, et que l’ampleur dérisoire de la démarche de test nous condamne à rester encore trop aveugles sur les développements réels du virus.

Compte-rendu du point sanitaire

en audio-conférence avec le DASEN

du mardi 07/09/2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : M. le DASEN, Mme la Secrétaire générale, M. l’inspecteur adjoint, Mme la Médecin de prévention, Mme la responsable du pôle sécurité, sûreté, santé et conditions de travail, Mme la Conseillère Prévention Départementale.

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Eric DEMOUGIN SNUipp-FSU et un représentant UNSA Education.

Point préliminaire de première audience de l’année scolaire 2021-2022 fait par la FSU

– Cette reprise des audiences se justifie car la crise sanitaire se prolonge. Ces audiences permettent d’être informé-es et d’obtenir des réponses aux questions émanant du terrain ;

– Une souplesse à l’espacement de ces audiences parait judicieuse, la fréquence pourrait s’adapter au contexte sanitaire ;

– Ces audiences ne remplacent pas les instances, nous souhaitons que les visites, les groupes de travail, les autres champs du CHSCT ne soient pas oubliés, notamment le projet de travail en commun avec le Centre de Recherche de l’Education Nationale (CREN) sur les risques psychosociaux. Nous souhaitons un calendrier de ces rendez-vous.

Point de situation sanitaire par le Directeur Académique :

  • Citation des textes de référence sur lesquels reposent les informations diffusées :

    • Le protocole sanitaire du 26/07/2021 ;

    • Foire aux questions (FAQ) du 1er /09/2021 ;

    • Fiche de synthèse envoyée le jour même aux directeur.trices d’école et chef.fes d’établissement résumant le protocole et fournissant un modèle de messages et d’attestations sur l’honneur destinés aux élèves, aux parents et aux personnels en fonction des situations ;

    • Document interministériel consacré à la vaccination des « 12 ans et plus » avec une note du 27/07/2021 ;

    • Envoi du ministère à la DGESCO datant du 29/07/2021 consacré à la continuité pédagogique et aux hypothèses envisagées en cas de fermeture de classes ou d’éviction de jeunes.

  • Description de la situation :

    • Taux d’incidence en décrue. Vendredi dernier, selon l’ARS, il s’élevait à 76,2

    • Cas positifs : hier, 14 en école avec 14 classes fermées, 5 en collège et 3 en lycée.

Analyse de la FSU :

La crise sanitaire se poursuit en une 4ème vague, comme en témoignent ces chiffres moins d’une semaine après la reprise. Des études anglaises prouvent maintenant de façon très documentée que l’école est un vecteur majeur de la propagation du virus. Des contaminations communautaires se développent à partir des enfants, ces derniers n’étant pas vaccinés. Ils transmettent aux autres classes d’âge le virus. Cela a deux conséquences :

  • Des personnes non vaccinées, encore nombreuses peuvent développer des formes graves nécessitant réanimation, ainsi qu’une très faible proportion des personnes vaccinées. Pour rappel, 20 % des personnes vaccinées développent malgré tout la maladie, dont des covid longs très problématiques.

  • Le virus a encore de vrais espaces de développement et de mutation possible.

La FSU s’inquiète hautement pour la santé des personnels, des élèves et de leurs familles. C’est la raison pour laquelle elle insiste fortement depuis des mois pour que des mesures d’urgence soient prises :

  • réduction des effectifs par recrutement de professeur-es,

  • équipement des salles en capteurs de CO2, en purificateurs d’air, par un financement d’état afin que les inégalités territoriales ne pèsent pas,

  • développement de tests salivaires pour chaque enfant, de façon itérative.

Au delà de ces mesures d’urgence,

  • la FSU demande instamment que les brevets sur les vaccins soient levés afin que la planète entière accède à la vaccination le plus vite possible. Afin aussi que cessent les profits indécents que font les détenteurs de ces brevets en augmentant sans cesse le prix des vaccins. Il est possible de signer la pétition en ce sens sur le site de la FSU72.

  • La FSU demande que l’accès à la vaccination soit facilité partout, en mobilisant tout le tissu médical local quand il existe encore, et pas seulement des vaccinodromes.

  • La FSU demande que les retards cumulés de ces dernières décennies sur le système de santé, sur la protection sociale, sur les services publics, soient compensés, et qu’une politique inverse, amplifiant la régulation publique sur des biens essentiels, santé, éducation, culture, logement, … soit menée.

  • La FSU agit pour que ce qui est à l’origine de cette pandémie, plus largement de cette syndémie, soit profondément combattu ; à savoir les modes actuels de consommation et de production, les destructions incessantes des services publics, de la protection sociale. C’est le sens de son engagement dans la démarche « Plus jamais ça ». Ne pas oser ces transformations majeures, alliant respect du climat, progrès social et contrôle démocratique du « commun » c’est se condamner à l’urgence dans laquelle nous sommes. C’est précisément ce que fait ce gouvernement, dont la feuille de route est de protéger les intérêts financiers de quelques un-es en instrumentalisant cette crise pour mener une politique à la fois autoritaire et déstructurante du collectif.

Questions 1er degré

  1. L’inclusion des élèves ULIS dans les écoles

Nos remontées du terrain montrent une application différente selon les circonscriptions. Certain.es IEN interdisant les inclusions d’élèves porteurs et porteuses de handicap dans leurs classes de référence, quand d’autres les autorisent. Une harmonisation départementale à défaut d’être nationale, serait souhaitable.

Se référer à la FAQ pages 26 et 27 qui prévoit l’inclusion dans les classes. Des échanges sont prévus avec les IEN pour rappeler que l’inclusion doit pouvoir se faire.

Analyse de la FSU

Aucun IEN n’est légitime à empêcher les inclusions scolaires, qui comprennent des mouvements entre la classe de référence et le dispositif ULIS. Le risque de brassage doit être le plus limité possible. Mais ce brassage, mis en rapport avec celui engendré lors de la restauration (très élevé), ne doit pas amputer un droit essentiel des élèves porteur-ses de handicap.

  1. L’absence d’un ou plusieurs professeur.es des écoles

La FAQ du mois de juin, interdisait la répartition des élèves en cas d’absence d’un ou de plusieurs professeur.es. Ce principe est-il reconduit ? Une communication claire en direction des écoles est indispensable.

L’accueil des élèves et l’organisation d’une répartition qui limite le brassage prévalent. Le principe de renvoi ne figure pas dans la FAQ de la rentrée. Possibilité de laisser les élèves dans la classe avec la porte ouverte ou de les intégrer dans d’autres classes dans l’attente d’un enseignant remplaçant. Cette solution peut être cependant examinée notamment pour une question de taille des salles ou d’autres aspects.

Analyse de la FSU

Du point de vue des textes, le renvoi d’élèves chez eux en cas d’absence de remplacement n’est effectivement plus systématique. Nous le déplorons car la répartition d’élèves supplémentaires dans les classes, augmente le brassage et dégrade les conditions d’enseignement pour tous-tes. La FSU revendique un plan d’urgence pour l’école, incluant des recrutements pour créer des postes de titulaires remplaçant.es

L’évaluation de cette qualité d’accueil est faite par qui ?

L’enjeu premier est d’accueillir en présentiel l’ensemble des élèves. Cependant, si une équipe estime être dans une impasse par rapport à l’accueil, le-la premièr-e à la manœuvre c’est le directeur ou la directrice d’école, qui peut s’orienter si nécessaire vers l’IEN pour trouver une solution. Les choses peuvent se faire en parfaite intelligence sur le terrain.

Analyse de la FSU

Par cette réponse complémentaire à la réponse précédente de L’IA Adjoint, le directeur académique ouvre à une intelligence de terrain qui peut se gérer au sein des équipes. Une situation d’impasse pour accueillir sans brasser des groupes entre eux peut conduire à conseiller aux familles de garder leur enfant à la maison en attente d’un remplacement. La FSU regrette cependant qu’une position claire ne soit plus définie, laissant les équipes et les familles dans l’incertitude.

Questions 2nd degré

  1. La vaccination

Qu’en est-il de la proposition de vaccination faite aux élèves de plus de 12 ans ? Là encore, de grandes disparités sont constatées entre établissements, certains ayant adressé un courrier à l’ensemble des familles, les établissements situés en zone d’éducation prioritaire ne sembleraient pas être les premiers concernés. Qui encadre ces vaccinations ? Sur quels créneaux ?

Concernant les sorties scolaires, quid des élèves non vaccinés, ne disposant pas de Pass sanitaire pour rentrer dans les musées ?

Le recteur a envoyé, le 23 août, aux chefs d’établissement une notice explicative consacrée à la vaccination des collégiens et lycéens, une autorisation à la vaccination à la Covid 19 à remplir par les parents ainsi qu’un questionnaire succinct sur la vaccination. Les personnels de direction ont été réunis le 30 août pour faire le point sur la campagne de vaccination des plus de 12 ans. L’autorisation des parents pour les moins de 16 ans et celle des jeunes eux-mêmes pour les 16-18 ans sont à rendre aujourd’hui. Le recensement des élèves volontaires permettra à chaque établissement, avec l’ARS, de mettre en relation les candidats à la vaccination avec l’un des 14 centres de vaccination de la Sarthe et, dans la foulée, de programmer des créneaux de vaccination pour les jeunes adolescent-es concerné-es.

Analyse de la FSU

Le DASEN rappelle ce qui a été fait. Rappelle la procédure en cours. Force est de constater que l’harmonisation n’est pas là. La facilitation de l’accès aux vaccins devrait être une priorité absolue, pour tous et toutes les cheffes d’établissement, et particulièrement pour celles et ceux qui exercent en zone d’éducation prioritaire.

Question tous degrés

  1. Les masques

Quand seront livrés les masques dans les établissements scolaires, pour les adultes comme pour les élèves qui n’en ont pas ? Quel est le ratio individuel distribué ? Que fait-on en l’absence de masque à disposition, d’un élève qui arrive sans masque ?

Confirmez-vous une absence de jauge, une absence de masque, dans les cantines scolaires, dans les internats ? Une latitude est-elle accordée aux établissements pour limiter le risque de brassage ?

Les livraisons ont été effectuées. Dans le cas contraire, faire connaître les situations identifiées. La DSDEN dispose, pour les établissements, d’un stock de masques pour palier les oublis des jeunes. Le ratio est inchangé pour les professionnel-les (deux masques par jour). Les circonscriptions identifient les besoins, contactent la DSDEN pour l’approvisionnement et répercutent dans les écoles.

Concernant l’internat, voir la FAQ (page 14). Les internes sont accueillis dans des espaces qui respectent la distanciation (1 mètre entre chaque lit, un même groupe de lycéens par chambre avec distanciation physique…). Une attention tout particulière vise l’aération des chambres et des espaces collectifs, l’hygiène des sanitaires.

Concernant la restauration, étant assurée par les collectivités, des échanges sont réguliers avec le conseil départemental de la Sarthe, et portent sur les plages horaires, les jauges adaptées, l’adaptation des flux et densité, la limitation du brassage…

Analyse de la FSU

Là encore, le principe est que les livraisons ont été effectuées, donc que l’élève qui arrive sans masque est « par principe » équipé par l’école. Toutefois nous constatons d’après nos remontées, l’absence des approvisionnements en masques dans bien des écoles. Le cas de l’élève arrivant sans masque alors que l’école est incapable de lui en fournir un n’a pas trouvé réponse de la part de nos interlocuteur-trices, et pourtant cela risque fort d’être réalité. L’administration peine donc a avoir une appréciation réelle du terrain et cela est inquiétant. Quant à la gestion des temps de restauration, la réponse est bien sûr qu’elle incombe aux collectivités. La crise nécessiterait une gestion sanitaire plus égalitaire, plus coordonnée, qui est incompatible avec l’éclatement de la compétence entre plusieurs niveaux de décision sur ces enjeux.

  1. Les auto tests pour les enseignant.es

Des autotests seront-ils à nouveau disponibles pour les enseignant.es ?

Les auto tests sont déployés en école et en établissement scolaire à condition que ceux-ci en fassent la demande. Ils peuvent être proposés aux lycéens. Pour l’instant, les établissements puisent dans le stock existant. Un.e chef.fe d’établissement secondé.e par le personnel de santé peut organiser une campagne de tests.

Analyse de la FSU

Pour la FSU l’accès aux autotests devrait être beaucoup plus immédiat, incitatif et massif.

  1. La campagne de tests salivaires dans les établissements

Quand, où et comment seront organisées les campagnes de tests salivaires pour les élèves ? Ces tests seront-ils itératifs (fréquence hebdomadaire ou bi-hebdomadaire ? Le ministre parle de 600 000 tests/jour dans les établissements, qu’en est-il?

Plus de 11 000 tests salivaires ont été pratiqués l’an dernier en maternelle et élémentaire. Le mode de fonctionnement reste identique. En ce moment, a lieu le recrutement de médiateurs de lutte anti Covid. L’annonce ministérielle de campagnes hebdomadaires de tests a lancé la programmation de celles qui se dérouleront en Sarthe, en privilégiant notamment les secteurs en tension (Le Mans métropole, La Flèche et Sablé).

Analyse de la FSU:

Nous dénoncions l’an passé un rythme de test en déphasage complet avec le besoin réel. Cela continue à l’identique. Quand bien même les tests annoncés par le gouvernement seraient là, à savoir 600 000, rapporté aux 12 millions d’élèves… Certains pays ont fait le choix de tests hebdomadaires, voire bi-hebdomadaires pour chaque élève. Ce n’est pas celui de la France. Pourtant, les chercheurs et chercheuses de l’INSERM l’écrivent les un-es après les autres, que seule une politque sérieuse de test permettrait d’isoler les cas asymptomatiques, de faire régresser le virus dans l’école, et donc de garantir une meilleure continuité scolaire.

  1. Le pass sanitaire pour les sorties dans des structures extérieures

Des enseignant.es ont informé la FSU qu’au contraire de ce qui est stipulé dans la FAQ du ministère (pas de passe sanitaire exigé pour les adultes accompagnant.es et enseignant.es lors des sorties scolaires quand celles-ci se déroulent sur un créneau réservé aux scolaires), certaines structures partenaires (médiathèque, piscine, associations sportives) exigent la présentation de ce pass. Une clarification peut-elle être effectuée auprès des collectivités locales à ce sujet ? La question s’élargit aux transports en commun. Des exemples existent d’exigences de pass sanitaire imposées par des entreprises qui s’appuient sur des directives émanant des ministères du tourisme et du travail.

Concernant les sorties culturelles et sportives : privilégier les créneaux dédiés permet aux collègues et aux élèves de ne pas présenter des Pass sanitaires. Voir FAQ page 29.

Concernant le transport scolaire : le Pass sanitaire n’est pas demandé pour accéder aux moyens de transport scolaire (bus et cars). En cas de problème, faire remonter à la DSDEN les situations particulières où cette règle n’est pas respectée pour que la question soit traitée directement avec le partenaire concerné.

Analyse de la FSU

Cela révèle une difficulté générale d’information et de communication entre ministères, prestatataires et milieu scolaire. Les cas que nous avons remontés seront probablement gérés, mais nous ne prétendons hélas pas être en connaissance de l’ensemble des situations. Nous solliciter n’est pas la solution. Constatons que les écoles ne font pas remonter de la même façon ce genre de difficultés. Beaucoup s’habituent à devoir gérer seules ces difficultés, qui sont autant de charges sur les équipes.

  1. Les capteurs CO2

Dans la dernière FAQ publiée par le ministère, il est explicitement noté qu'”Il est recommandé d’équiper les écoles et établissements scolaires de capteurs CO2 mobiles”. Malgré des premiers échanges favorables en fin d’année scolaire précédente avec certains syndicats de la FSU, le conseil départemental a brutalement fait volte-face. Y a-t-il des démarches faites auprès des collectivités locales et une comptabilité des écoles équipées ?

La direction académique compte-t-elle rappeler avec force aux collectivités que l’utilisation de capteurs de CO2 dans les salles est l’une des mesures propices à enrayer la propagation de l’épidémie et à préserver la santé des personnels et des élèves ? 

La presse scientifique recommande les appareils HEPA. Sont-ils ceux que vous insisteriez auprès des collectivités, si vous le faisiez, le faites…?

Lorsque les mesures indiquent une saturation de l’air en CO2, les enseignants peuvent-ils faire sortir leurs élèves de la salle ?

Ce qui prime, c’est l’aération des locaux occupés. Elle est essentielle à raison de 15 min le matin avant l’arrivée des élèves, lors des intercours, des récréations et des pauses-déjeuner. Elle doit être associée au nettoyage régulier des locaux…. Les capteurs de CO2 sont recommandés, c’est une préconisation. Certaines collectivités se sont équipées. Par exemple la ville du Mans a fait installer des capteurs mobiles dans les espaces de restauration.

Concernant les capteurs HEPA, nécessité à chacun de rechercher des informations.

Analyse de la FSU

Nous sommes là face à un scandale dont on ne peut faire porter la responsabilité à l’administration locale, qu’elle soit de l’éducation nationale ou des collectivités. Le renouvellement de l’air a été identifié comme un élément essentiel de la lutte contre le virus en milieu intérieur ; il permet de diminuer la quantité de virus en circulation et donc le risque de contamination. Le CO2 est un bon marqueur de ce renouvellement : diminuer la concentration de CO2 est un moyen de s’assurer que les salles sont suffisamment aérées, et de limiter le nombre de goutelettes en suspension. Ces données parfaitement connues depuis le début de la crise, le même ministre qui a rendu 600 millions d’euros à l’état il y a quelques mois passe son deuxième été sans entamer le moindre développement sérieux d’installation généralisée de ces matériels. En rester à un encouragement des collectivités, sans financer les dépenses nécessaires, c’est une inaction absolument coupable.

  1. Les personnes vulnérables :

Le ministère a clairement indiqué que le décret du 10 novembre 2020 restait en vigueur. L’information a-t-elle été répercutée aux chef.fes d’établissement, IEN et équipes ? Les chef.fes d’établissement qui exigent des personnels placés en ASA d’assurer leurs cours en distanciel sont-ils légitimes à le faire ? Allez-vous clarifier les positions sur ce sujet ? Doit-il y avoir intervention du médecin de prévention ?

Les conditions n’ont pas évolué. Se référer à la FAQ dont la page 32 reprend les éléments mis en place en 2020. Si le recours au télétravail n’est pas possible, les personnels sont placés en ASA. Le médecin de prévention n’intervient que s’il est sollicité par le personnel lui-même.

Analyse de la FSU

La définition de la vulnérabilité reste la même qu’en juin. Un certificat d’isolement de moins d’un an est suffisant sans consultation nouvelle d’un médecin. Nous avons eu connaissance de pratiques d’IEN demandant à des agent-es de compléter la demande de mise en ASA par une visite chez le médecin de prévention. Les choses sont claires, ce n’est pas légitime.

  1. L’hybridation des enseignements en cas d’élèves “évincés”

Un double travail sera-t-il exigé des professeur-es, sachant que les salles ne permettent pas la retransmission en direct des cours ?

Pour les écoles, le cas ne se pose pas, l’enseignement est pratiqué en distanciel pour l’ensemble de la classe. Quant au second degré, au sein de chaque établissement du public et du privé, un plan de continuité pédagogique a été élaboré par les équipes pédagogiques et la direction. L’enjeu est d’assurer un enseignement en distanciel, après contact tracing, destiné à une classe dans son ensemble ou d’assurer un enseignement en distanciel et en présentiel pour les élèves placés en quarantaine. L’enseignant-e peut prévoir la possibilité de produire en visio l’enseignement assuré dans l’enceinte de l’établissement (une diffusion en direct des cours), ou des programmes suivis par écrit à distance…

Analyse de la FSU

La réponse reste trop floue à nos yeux. D’un côté pas de réponse directe à la question du double travail, et renvoi à des plan de continuité pédagogiques décentralisés, établissement par établissement, de l’autre des propositions dont la moitié (cours filmés et transmis en visio) est impossible faute des moyens techniques nécessaires. Reste le bon vieux devoir écrit à distance. La FSU 72 conteste l’idée même de continuité pédagogique. Pas tant dans son ambition que dans sa réalité. Les mises à distance d’élèves ne sont pas compensables d’un point de vue éducatif, d’un point de vue didactique. L’enseignement n’est pas une transmission simple. C’est un processus d’échange, une maïeutique qui suppose des reprises incessantes, une attention à des signes que seul le présentiel permet. Perdre cela c’est se résigner à voir les inégalités augmenter. Car ceux qui profitent au mieux du distanciel sont les élèves déjà les plus connivents avec l’école.

Prochain RDV, le 21 septembre.