Point de situation au 25 mai 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN le mardi 25/01/2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Directrice Académique, Mme la Secrétaire générale, M. l’IEN, adjoint à l’IA-DASEN chargé du 1er degré, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention

Étaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU, secrétaire du CHSCT, Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU et secrétaire suppléant du CSHCT-SD et un représentant UNSA Education.

  • Point de situation par la Directrice Académique :

Au niveau du département, nous avons une légère hausse du taux d’incidence qui reste au-dessus de 150. La situation est donc fragile et la Sarthe reste le département avec le taux le plus élevé des Pays-De La Loire.

Les cas positifs personnels restent importants et la légère décrue de fin de semaine dernière (44 cas jeudi et 22 vendredi) doit s’inscrire dans la durée avant d’être actée comme positive.

Le département comptait 107 classes fermées et 1 école fermée (Maternelle Saint-Exupéry) ce vendredi. 24 classes n’étaient pas remplacées.

Les tests salivaires en école se poursuivent. Une programmation semaine par semaine est prévue jusqu’au 28 juin. La campagne de tests antigéniques en collèges suit son cours et cible ce jour le collège de la Madeleine au Mans. Sur les autotests, le planning de livraison et de réassort, annoncé pour la semaine dernière, n’a pas été respecté. La DSDEN est sans nouvelles du rectorat à ce sujet.

  • Questions premier degré :

La livraison d’autotests antigéniques prévue dans les écoles la semaine dernière n’a pas eu lieu. Les enseignant.es et personnels du 1er degré n’ont plus de tests. Pourquoi ?

C’est le rectorat qui contractualise et planifie la livraison. Ce planning n’est pas respecté. À ce jour il est impossible pour la DASEN de dire où sont les tests très exactement.

Analyse de la FSU : Si la livraison des autotests était un révélateur, ce serait celui de la duplicité de la communication du Ministre. Quelle aisance pour dire « tout va bien », « nous gérons la crise» quand il s’adresse à l’opinion… Propos tant de fois démenti par les faits depuis des mois. En comédie on appelle cela le « comique de répétition ». Pour les personnels cela tourne à la farce (indigeste et aigre) : masques, tests, de nouveau les tests, priorité vaccinale, les protocoles... Quel mépris pour tous les personnels, à commencer notamment par celles et ceux qui, dans les services, subissent les annonces et savent que rien n’est prêt. Tout cela prouve deux choses. D’une part que la pratique permanente du mensonge face à l’opinion publique que ce ministre manie sans honte va de pair avec le mépris le plus total à l’égard de tous ces personnels qui tiennent l’école depuis des mois. D’autre part qu’il n’y a de fait pas de gestion réellece qui est insensé, indigne, quand on parle de santé pour les élèves, leurs familles et les personnels.

Voilà pourquoi la FSU 72 remet en cause, et on le ferait à moins, la légitimité du Ministre à rester à son poste.

  • Questions Second degré :

Quand se terminera la 1/2 jauge pour les collèges ?

Si des informations étaient disponibles, l’information serait transmise. La DSDEN attend, elle aussi, des annonces sur la situation.

Analyse de la FSU :

Ce choix se fait de manière totalement technocratique, et sans aucune annonce officielle à aucun niveau (rectorat, DASEN, chefs d’établissements). D’après nos informations, pour la semaine prochaine, les mises en œuvre sont prévues. Mais là encore aucune explication ne vient compléter les décisions prises, dans un sens comme dans un autre, comme si les professions concernées étaient composées de pions sans intellect, de fonctionnaires robotisé-es.

  • Questions tout degré :

Les ASA attribuées aux personnels vulnérables seront-elles prolongées au-delà du 1er juin jusqu’à la fin de l’année scolaire?

Il n’y a aucune information à ce sujet et la DSDEN est attentive aux consignes nationales qui devraient arriver.

Analyse de la FSU :

Le 25 mai, à une semaine de la date limite, le Ministère ne communique toujours pas aux personnels de réponse claire. L’administration locale elle-même attend les consignes du Ministère et est donc dans l’impossibilité de répondre. Nous ne pouvons que renvoyer à notre première remarque sur la gestion erratique et le mépris que ressentent les personnels…

Dans le cadre de la scolarisation à domicile de certain·es élèves porteur·euses de handicap, des AESH nous ont remonté des demandes de venues au domicile. Nous confirmez-vous que cela est impossible.

Les AESH sont sur une mission de compensation du handicap pour la scolarisation en milieu scolaire et non dans les familles. Ce ne sont pas des aides pédagogiques de type SAPAD. Il n’y a donc aucune raison que des AESH se rendent aux domiciles des familles.

Analyse de la FSU : Cette réponse est bienvenue pour répondre clairement et négativement à des familles qui font pression, ici ou là, pour que l’AESH de leur enfant scolarisé à domicile se rende sur leur lieu privé d’habitation. L’indigence statutaire des AESH, la précarité de leur situation, tout cela ne les aide pas à résister à ce type de demande abusive. S’il fallait une preuve supplémentaire que la précarité met à la merci de pressions injustes, hors cadre, en voici une supplémentaire. Cela renforce la détermination de la FSU à se battre pour un vrai statut pour ces personnels au service de l’école inclusive. Rappelons ici la grève du 3 juin prochain sur cette revendication (consulter l’article sur ce site)

Point de situation au 18 mai 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence

avec la Secrétaire Générale de la DSDEN du mardi 18-05-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Secrétaire générale, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ;

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Eric Demougin, SNUIPP-FSU et un représentant UNSA Education.

Etaient excusés : Mme la DASEN, M. l’inspecteur adjoint

Point de situation par la Secrétaire générale :

Le département compte à ce jour 116 classes fermées (contre 131 la semaine dernière) et 26 sont non remplacées. Ces chiffres témoignent d’une amélioration continue de la situation sanitaire et des problèmes de remplacement moins aigus. Le dépistage par tests salivaires dans les écoles et les collèges, par tests antigéniques dans les collèges se poursuit. La campagne d’autotests dans les lycées va démarrer. Actuellement, les établissements recueillent les consentements des familles. En parallèle, le recrutement et la formation de médiateurs (15 pour les lycées publics) s’effectuent en vue de fournir une aide à la mise en place des tests dans le second degré. Le suivi de la livraison des autotests se poursuit.

Le taux d’incidence s’élève à 239 et les indications laissent espérer descendre sous la barre de 200.

Analyse de la FSU :

L’administration ne retient que l’amélioration de la situation. Ce progrès est bien sûr positif. Mais pour la FSU, la prudence doit régner. Dans la situation actuelle, avec la circulation des variants, l’administration devrait envisager sérieusement une rentrée de septembre toujours sous emprise pandémique et faire en sorte que les effectifs baissent et que les locaux s’agrandissent et s’équipent d’outils d’aération. Mais aucune ouverture de poste ne se profile, et l’heure reste aux fermetures de classes…

Questions 1er degré

Q.1: Quel dispositif est-il prévu pour les enseignants et enseignantes aussi parents d’enfants scolarisés dont l’enseignante est absente et non remplacée ? En application de la règle d’interdiction du brassage, si aucun.e remplaçant.e n’est affecté.e sur la classe de leur enfant, ces personnels doivent à leur tour s’absenter pour garder leur enfant. Sont-ils et elles alors placé.es en A S A ? 

Madame la Secrétaire Générale : La situation que vous évoquez ne fait pas partie des situations explicitement listées dans la réponse FAQ p36. Nous ne pouvons donc pas confirmer son application. Toutefois nous continuons à nous renseigner pour nous assurer des modalités à appliquer dans ces situations.

Analyse de la FSU :

En attendant, les situations existent et les personnels restent en tension.

Q.2: Quel est le statut d’un.e enseignant.e, personnel vulnérable bénéficiant initialement d’une ASA, ayant accepté sur demande de l’administration d’assurer des cours auprès d’élèves également en isolement? Est-il ou elle considéré.e en ASA ou en activité (en télétravail), sachant que si elle/il est en ASA, il ne peut lui être demandé de travailler?

Mme la secrétaire générale ne se prononce pas. Elle conseille d’exposer la situation dans un courriel de façon à l’étudier précisément.

Voici sa réponse écrite reçue quelques heures plus tard : « concernant l’enseignante sollicitée pour prendre en charge à distance un élève de CP, je vous confirme qu’elle est considérée comme travaillant en distanciel et non en ASA. Les demandes de régularisation d’ASA sont donc sans objet et elle en sera informée.

Analyse de la FSU :

La situation a trouvé résolution par l’intervention de la FSU. N’hésitez pas à nous solliciter.

Q.3: La livraison d’autotests antigéniques prévue dans les écoles cette semaine a-t-elle eu lieu ? Sinon, comment font les enseignant-es qui n’ont plus d’autotest ?

Les livraisons d’autotests sont en cours et le réassort du 1er degré devrait arriver.

Analyse de la FSU :

Au terme de la semaine suivante (24 au 28) les livraisons ne sont toujours pas arrivées. L’intendance ne suit manifestement pas, et la réponse à la question « comment font les enseignant-es » reste inexistante. Vous savez… Le démerdenciel.


Questions Second degré :

Q.4: Quand se terminera la 1/2 jauge pour les collèges ?

Cette décision dépend du taux d’incidence. Il faut attendre l’information officielle.

Analyse de la FSU

Soit, attendons. Mais il va de soi que l’organisation en demi-groupes serait inutile si les groupes étaient durablement plus réduits grâce à des recrutements suffisants. Le ministre effectivement nous fait attendre.

Q.5: Au lycée Yourcenar, une épreuve du baccalauréat en section européenne aura lieu du 7 au 11 juin. Environ 400 candidats de toute la Sarthe viendront cette semaine -là alors que les cours ne se terminent que le 11 juin, ce qui pose des problèmes de brassage. Des consignes sanitaires particulières pour l’organisation des examens ont-elles été prévues ? Si oui, lesquelles ?

Des informations générales ont été transmises aux établissements.

Analyse de la FSU :

Ce sera une situation de brassage objective, alors que les protocoles et les procédures actuelles insistent sur la nécessité de tout faire contre ces situations.

Questions tous degrés :

Q.6: (Question posée la semaine dernière mais qui n’avait pas eu de réponse) . Quel dispositif est-il prévu pour les personnels, parents de jeunes enfants, non scolarisés et gardés par une assistante maternelle cas contact.  Jusqu’à présent, les personnels dans ce cas se voient refuser l’obtention d’une ASA et doivent poser des journées pour enfant malade (en sachant qu’on ne peut en bénéficier que de 6 par an) ? Que se passera-t-il quand ces jours seront épuisés ? Pourquoi ces personnels ne peuvent-ils et elles pas bénéficier des ASA garde d’enfants prévues pour les parents d’enfants scolarisé.es ou accueilli.es en crèche ?

Madame la Secrétaire Générale : la question est en attente d’une réponse précise.

Analyse de la FSU :

Nous attendons toujours, et cela se traduit par des tensions familiales et professionnelles accrues.

Point de situation au 11 mai 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN du mardi 11-05-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, M. l’inspecteur adjoint, Mme la Médecin de prévention, Mme la Conseillère Prévention Départementale

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Sophie PEREIRA SNES-FSU, et un représentant UNSA Education.

Point de situation par la Directrice Académique :
Certes, la baisse du taux d’incidence se poursuit en Sarthe mais avec un niveau égal à 255 et un taux de positivité de 7,6, ce département est celui de la région des Pays de la Loire où la circulation du virus est la plus forte. Le variant anglais représente 85 % des contaminations contre 1,6 % avec les variants sud-africains et brésiliens. Les taux restent forts ce qui se constate aussi dans le milieu scolaire avec en moyenne, 25 à 30 cas positifs nouvellement déclarés chaque jour, et autant de fermetures de classe. Hier, lundi 10 mai, le nombre de cas positifs s’est accru pour atteindre 61 avec, en cumulé, 133 classes fermées (91 dans le 1er degré, 27 collèges et 15 lycées), d’où les problèmes de remplacement d’enseignant.es qui touchent 18 classes hier et 24 aujourd’hui (9 en maternelle et 15 en élémentaire).

Concernant les tests dont le but est de repérer les cas asymptomatiques, 5 329 tests salivaires ont été effectués dans le premier degré et la campagne se poursuit avec la mobilisation des équipes de médiateurs. 3 352 tests antigéniques ont été réalisés en collèges et lycées mais le nombre d’élèves volontaires est faible. Les autotests destinés aux enseignant.es du premier degré sont arrivés dans les circonscriptions et ceux attribués aux AESH du 1er degré ont été distribués par la DSDEN sur tout le département la semaine dernière. Les livraisons attendues pour le second degré ont révélé quelques surprises, quant au nombre (60 % des besoins) et la qualité de la réception (emballages détériorés). Le reste de la livraison pour les AESH et le réassort sont attendus. Ces autotests vont prochainement arriver dans les établissements scolaires. Ce matin, le rectorat a envoyé aux établissements du 2d degré le planning des livraisons : les 40 % manquants seront fournis durant la semaine du 17 mai, ensuite le 3ème arrivage avec 100 % du matériel s’effectuera la semaine du 31 mai. La fourniture des autotests prévus pour lycéens a démarré le 6 mai et se poursuivra durant les semaines du 17 et 24 mai. Les lycéens volontaires devront effectuer ces tests dans les établissements en vue d’apprendre les bons gestes pour le prélèvement. Pour accompagner les établissements à organiser ces séances, le recrutement de 15 médiateurs supplémentaires est en cours. Ces médiateurs auront une formation d’une demi-journée pour apprendre l’utilisation des auto-tests. Plusieurs types de personnel (CPE, AED, infirmier.ères, personnels de direction et administratif et AESH) ont été rajoutés à ceux initialement prévus afin de couvrir les besoins d’un maximum de personnes travaillant en présence d’élèves. La DSDEN va répartir le matériel expédié par le rectorat et destiné aux établissements spécialisés (IME, ITEP) ainsi qu’aux personnels en milieu pénitentiaire, aux volontaires du service civique et aux personnels des collectivités. Les auto-tests pour le personnel enseignant, les AED et le personnel administratif arriveront directement dans les établissements.

4 à 5 établissements (collèges essentiellement voire lycée) ont demandé la suppression de la demi jauge (demi-effectif au global), or aucune instruction officielle n’a été reçue du ministère pour modifier cet aménagement qui reste obligatoire. L’organisation du fonctionnement en demi-effectif est du ressort du chef d’ établissement et a été élaborée en principe par l’ensemble des personnels. La majorité des collèges privilégie l’alternance 1 jour en classe entière au collège /1 jour à la maison ou 2 j /2 j pour les classes de 4ème et 3ème. Quelques collèges ont choisi des demi-effectifs par classe, un seul a opté pour une rotation des classes sur la semaine.

Analyse de la FSU :

La Sarthe reste le département le plus touché de l’Académie. Un taux d’incidence de 255 c’est pour notre département, qui compte un peu moins de 600 000 habitant-es, 1500 cas positifs découverts en une semaine. C’est moins que les 2700 des semaines passées, mais ça reste très élevé. Selon les critères ARS, la contamination étant descendante nous sommes en « alerte renforcée », mais du point de vue du seul critère du taux d’incidence nous sommes toujours au dessus du seuil des 250 qui caractérise une zone d’alerte maximale. Nous restons donc dans une alerte très élevée.

Dans ce contexte, l’administration se satisfait aujourd’hui des 24 classes non remplacées, faisant peser sur des parents, pour un grand nombre pressurés par le monde du travail, l’accueil des enfants. Elle s’en satisfait puisque rien n’est fait pour prendre en charge la désaffection du métier qui fait qu’on ne trouve pas de contractue-les volontaires pour venir travailler. Puisqu’on ne prévoit pas le recrutement massif d’enseignant-es pour pallier à cette réalité. La FSU estime qu’une institution normalement gérée, sortie du dogme néolibéral, devrait d’elle même ajuster son fonctionnement aux besoins concrets, tangibles, qui se font jour. Où est la continuité du service dans ce qui se passe en ce moment, et dans ce qui se passera demain si rien n’est fait ? Nous ne sommes plus dans l’annonce d’une dégradation du service, que la FSU exprime depuis des mois, nous la constatons en direct. C’est inacceptable.

Concernant l’acheminement des auto-tests, exprimer que la livraison « a révélé quelques surprises » ne nous permet pas de savoir ce qui est à l’origine de ce raté. Sommes-nous dépendants d’une erreur des fournisseurs (relevant du privé), d’une erreur des services de l’état, de l’Education Nationale (relevant du recteur) ? Lorsque l’institution prépare le BAC, n’a-t-elle pas des process qui lui permettent de ne pas se tromper sur le nombre de sujets nécessaires. La FSU peut comprendre l’erreur, mais elle sait aussi que c’est de son analyse que naît le progrès. Et en la circonstance, le recteur, responsable de l’institution, devrait de ce point de vue rendre des comptes un peu plus complets. Il s’agit tout de même de matériel destiné à contenir une pandémie, et l’effet produit sur les personnels des écoles a été terrible, puisque la partie des personnels qui s’est vue écartée des tests (les AESH) s’est sentie d’autant plus méprisée qu’elle vit déjà un sentiment de rélégation tout à fait légitime au regard d’une reconnaissance salariale et statutaire déjà extraodinairement inexistante.

Concernant les auto-tests eux même, l’Académie de médecine recommande d’alerter sur le fait que “l’auto-prélèvement peut exposer à de faux négatifs lorsque l’écouvillonnage est trop timide et superficiel, mais peut aussi devenir dangereux lorsque l’écouvillonnage est trop profond et dirigé dans la mauvaise direction. Pour atteindre ce juste milieu, le mode d’emploi des autotests recommande d’introduire l’écouvillon à trois centimètres de profondeur dans chaque narine ». L’Académie souligne l’utilité de prendre en compte des anatomies particulières, natives ou consécutives à des opérations, pour effectuer ces auto-tests. Une demie-journée de formation semble bien court à l’aune du risque évoqué (si des blessures étaient faites elles pourraient créer un risque de méningite). D’autre part, le nombre de médiateur-trices covid, 12 dans un premier temps, 13 en plus aujourd’hui, est très insuffisant au regard des 71 établissements publics sarthois du second degré (sans même parler des privés qui sont peut-être compris dans le lot).

Enfin, sur les jauges des classes, pour la FSU il est aberrant que ce type de décision soit laissée aux établissements. C’est admettre qu’un simple choix d’organisation pédagogique (dont il est légitime de laisser aux équipes des marges importantes de décision) vient suplanter un impératif de sécurité et de santé. Il va de soi qu’organiser des demi-groupes ou laisser les groupes eniers se réunir ne produit pas le même effet du point de vue sanitaire. Comment admettre que ce choix là, qui conditionne des niveaux de contamination, ne soit pas fixé pour tout le monde identiquement?

Questions 1er degré

Q.1: L’enseignant.e n’est pas considéré.e cas contact quand sa classe est fermée pour un cas de covid parmi les élèves.

Doit-elle ou il assurer la continuité pédagogique pour ses élèves contraint.es à l’isolement ? 

Si oui, cette obligation peut-elle s’effectuer en télétravail ? Nous confirmez-vous que les enseignant.es dans cette circonstance ne sont pas tenu.es d’être présent.es dans l’école ? Qu’en est-il pour les AESH quand la classe est fermée ?

Dans le premier degré une enseignante dont la classe est fermée pour cas covid chez un élève s’est vue demander par l’administration d’effectuer un remplacement dans une autre école. Comment cela est-il possible si cette enseignante doit aussi assurer la continuité pédagogique pour ses propres élèves ?

Les enseignants sont tenus d’assurer la continuité pédagogique pour leurs élèves en isolement. Ils peuvent assurer cette continuité pédagogique par télétravail et ils ne sont pas tenus d’être présents dans leur école. Les AESH, qui ne peuvent bien entendu pas faire de télétravail ont, soit d’autres élèves en charge dans l’école en présentiel, soit aucun élève à suivre, la situation est évaluée au cas par cas

Les enseignants qui ont assuré le remplacement d’un collègue se sont tous portés volontaires pour prendre en charge une autre classe. En général, il s’agit d’une classe de la même école. L’administration ne connaît pas de cas de remplacement dans une autre école. Dans le cas des classes placées en isolement, les enseignants donnent aujourd’hui le plus souvent le travail par avance pour la semaine. La continuité pédagogique ne se fait pas forcément en classe virtuelle comme c’était souvent le cas pour le premier confinement.  Lorsque le travail est donné en avance, les enseignants ont davantage de disponibilité pour prendre en charge les classes d’un collègue absent.  Il s’agit d’une prise en charge ponctuelle lorsque l’absence est constatée le matin et que certaines familles ne sont pas joignables.  Ce type de remplacement n’est pas prévu dans la durée. 

Analyse de la FSU :

Cette réponse illustre encore le débordement que vit l’institution, le « démerdanciel » (néologisme maintenant installé), lié à la crise du remplacement, qui s’appuie sur un bénévolat, sur des détournements temporaires de mission, sur des pressions qui forcent chacun-e à prendre sur elle ou lui pour combler un vide organisationnel... La FSU observe par ailleurs que la continuité pédagogique, présentée un temps comme une nouvelle manière d’e-enseignement, a succombé aux plantages informatiques répétés. Elle se réduit aujourd’hui à donner des devoirs, dont on sait tous les effets collatéraux inégalitaires, conflictuels au sein des familles… A force de s’accrocher à un concept creux de « continuité pédagogique », l’institution ne pense pas ce nouveau type de lien scolaire, d’un autre ordre, qui se construit empiriquement et qui mériterait d’être étudié et partagé à partir du terrain.

Q.2: Quand est prévu le réassort d’auto-tests pour les écoles, le premier lot arrivant à sa fin? 

Le réassort des auto-tests sera envoyé dans les écoles la semaine du 17 mai.

Analyse de la FSU :

En espérant que la livraison « ne réserve pas quelques surprises. » pour reprendre les propos de l’administration.

Q.3: Existe-t-il des études, établies ou en cours de réalisation, à échelle locale ou nationale, diligentées par l’institution scolaire, sur l’impact des mesures sanitaires auprès des communautés éducatives ? Notamment sur le fait de faire porter 6 heures d’affilée (plus encore pour beaucoup d’élèves) un masque pour les élèves et les adultes, sachant que le port de ces EPI, dans le monde de l’entreprise, est associé à des temps de pause, des durées de postes plus courtes. Pourriez-vous faire remonter cette demande d’étude dans l’intérêt de santé des personnels et des élèves ?

Un travail avec la MGEN a été mené, il y a quelques temps maintenant, à destination des enseignants. Des préconisations ont été faites sur la préservation de la voix avec port du masque, des recommandations données sur la nécessité de boire régulièrement, sur les temps de pause aux récréations… Ces documents sont toujours disponibles.

La remontée d’une demande d’étude sur la question ne relève pas du niveau local. En tant que fédération, la FSU est mieux placée pour faire cette demande au niveau national

(le secrétaire FSU a fait remarquer que ce serait bien que l’institution soit à l’initiative d’une telle démarche).

Analyse de la FSU :

Le sens de notre demande n’était pas de disposer de recommandations de bon usage. La question est celle de comprendre l’impact des mesures sanitaires, notamment du port du masque, du principe de distanciation des individus, et de toutes les contraintes nouvelles des corps et des esprits conséquentes à la pandémie, sur les apprentissages, sur les relations sociales des élèves, sur leur santé physique et morale. Ne serait-ce pas à l’institution publique en charge de l’éducation de s’en préoccuper. La réponse que la FSU serait mieux placée pour porter cette demande nationalement en dit long sur la volonté institutionnelle de rejeter les remontées de terrain.

Q.4: D’après le communiqué de presse du rectorat de Nantes publié le 7 mai, il y avait en Sarthe 117 classes fermées. Ce chiffre prend-il en compte seulement les classes fermées pour cas positif au COVID ou aussi les classes dont l’accueil des élèves est suspendu suite à l’absence non remplacée de l’enseignant.e ?

Si le chiffre de 117 classes fermées concerne seulement les classes où un cas de covid a été confirmé, quel est le nombre de classes dont l’accueil des élèves est suspendu suite à l’absence non remplacée de l’enseignant.e ?

Les classes fermées pour non remplacement des enseignants hors cas positifs ou cas contacts ne sont pas comprises dans les chiffres communiqués par le rectorat. Dans ses annonces, le rectorat ne prend en compte que les classes fermées pour cause de cas positifs au COVID.

De même, les classes fermées sont comptabilisées au jour le jour sans prendre en compte la durée d’isolement déjà réalisée par certaines. Le chiffre peut donc varier d’un jour à l’autre avec la réouverture de certaines classes.

Analyse de la FSU :

Le nombre de classe fermées hors cas covid sont une donnée manquante importante depuis la décision de non brassage en cas de non remplacement. La discontinuité de l’école est à son comble.

Q.5: Les inspections du premier degré insistent très fortement pour que les projets d’école leur soient rendus à la date prévue sans prise en compte du surcroît de travail et de l’anxiété liés à la situation sanitaire et au suivi des protocoles. Allez-vous hiérarchiser les priorités et leur demander d’alléger la pression sur les équipes et les directions ?

Monsieur l’Adjoint au premier degré demande de faire remonter les situations de pression de ce type qui ont été constatées de manière à ce qu’il intervienne auprès des inspecteurs concernés. L’accompagnement des équipes enseignantes et des directions pour la réalisation des projets d’école doit prendre en compte la situation actuelle sans imposer des échéances qui mettraient à mal ces équipes.

Analyse de la FSU :

Le propos de l’Adjoint est à diffuser largement auprès des inspections. La réalité est pourtant bien différente, les pressions sur la remise des projets d’école étant bien réelle, et les équipes étant effectivement mises à mal. .


Questions Second degré :

Q.6: A ce jour, les tests ne sont pas présents dans les collèges et pas arrivés en quantité suffisante dans les lycées pour les personnels de l’Education Nationale. Vous nous aviez affirmé que les livraisons étaient en cours mardi dernier. Comment expliquer cette absence dans les établissements du secondaire ?

La réponse a été donnée au début de l’audience lors de l’exposé de la situation sanitaire actuelle.

Questions tous degrés :

Q.7: Quel dispositif est-il prévu pour les personnels, parents de jeunes enfants, non scolarisés et gardés par une assistante maternelle cas contact.  Jusqu’à présent, les personnels dans ce cas se voient refuser l’obtention d’une ASA et doivent poser des journées pour enfant malade (en sachant qu’on ne peut en bénéficier que de 6 par an) ? Que se passera-t-il quand ces jours seront épuisés ? Pourquoi ces personnels ne peuvent-ils et elles pas bénéficier des ASA garde d’enfants prévues pour les parents d’enfants scolarisé.es ou accueilli.es en crèche ?

Mme La DASEN renvoie à la Foire aux questions pour savoir comment la situation est explicitée. Elle ne connaît pas la réponse à cette question et va s’informer.

Analyse de la FSU :

La méconnaissance de la réponse ne s’est pas traduite par un principe de précaution. Ce sont des refus d’ASA qui sont posés. La réponse adéquate serait bien sûr encore une fois le recrutement de remplaçant-es.

Q.8: Certains centres vaccinent les personnels prioritaires (voire les plus de 18 ans) au-delà des critères d’âge indiqués par le Ministère de l’Education Nationale et de la santé. Allez-vous informer les personnels de l’Education Nationale sarthois de cette possibilité, et plus largement donner une information claire sur la vaccination et les différents types de vaccins ?

Aucune communication n’est prévue au niveau de l’EN pour informer sur les différents vaccins, il y a beaucoup d’informations données au niveau des médias et par le ministère de la santé qui a la responsabilité d’informer les personnes. Une file est prévue dans le centre de vaccination de la Sarthe pour accueillir les personnes prioritaires (+ 55 ans) en vue de l’injection du vaccin AstraZeneca. Sur les 1800 personnes de plus de 55 ans étaient éligibles à la vaccination, peu de personnel de l’Éducation nationale ont fait la démarche d’opter pour la file prioritaire. La DSDEN n’est pas au courant des autres options proposées par les centres de vaccination sarthois. Il n’y a pas de consigne pour donner priorité aux personnels de plus de 50 ans. Ils peuvent prendre rendez-vous à titre personnel.

Analyse de la FSU :

Certes la communication générale existe, mais on pourrait attendre de l’employeur une démarche plus explicite et aidante. Les collègues découvrent au dernier moment la complexité en jeu, comme par exemple les délais supérieurs imposés avec l’astrazeneca, qui repoussent la deuxième injection à fin juillet, quand d’autres vaccins ne présentent pas cet inconvénient. La pression est alors forte de trouver une autre proposition que celle de l’institution. Cela ne signifie pas pour autant un désintérêt pour la vaccination. Chacun-e est livré-e à lui-elle-même.

Q.9: La DSDEN a-t-elle des contacts avec les collectivités territoriales pour la mise en place de purificateurs d’air et de capteurs de CO2 ? Prévoit-elle un accompagnement technique et informatif sur ces matériels à destination des personnels et des collectivités ? Certaines solutions techniques sont-elles privilégiées ?

Cette question ne relève pas des responsabilités et des compétences de la DSDEN qui reste cependant à l’écoute des écoles pour répondre à leurs difficultés en ce domaine. Les informations provenant du ministère et concernant l’adaptation des locaux ont été transmises aux collectivités. Le Dr BELION précise que l’aération des pièces constitue le processus essentiel pour assurer le renouvellement d’air, les autres procédés ne fournissent qu’un léger complément.

Analyse de la FSU :

Certes la DSDEN n’a pas la compétence sur les locaux, mais pour la FSU, en la circonstance, il y a nécessité d’accompagnement, car en dehors des grandes villes dans lesquelles des ingénieurs sont disponibles pour éclairer les choix techniques en jeu, les équipes municipales sont livrées à elle même pour choisir le matériel adapté.

Q.10: Quel est l’état d’avancement de la préparation de la rentrée 2021 ? L’hypothèse d’une rentrée sous Covid est-elle envisagée et, si oui, des mesures et des moyens sont-ils anticipés pour y faire face ?

Une rentrée la plus normale possible est espérée, mais beaucoup d’incertitudes subsistent quant aux conditions sanitaires avec la crainte du variant indien. Les masques seront peut-être encore nécessaires à la rentrée 2021, même si elle se fait en classe entière. Le recrutement de contractuels et de médiateurs avec la prolongation des contrats a été un moyen pour répondre cette année aux besoins. On essaye d’être réactif et de réagir au mieux au fur et à mesure de l’évolution de l’épidémie. Tout sera mis en œuvre pour s’adapter à la situation de façon à assurer au mieux la sécurité.

Analyse de la FSU :

Il n’y a donc aucune anticipation pour la rentrée 2021, mais une simple réponse aux besoins d’aujourd’hui. « On essaye d’être réactif, de réagie au mieux ». Pour la FSU il serait temps d’agir, plutôt que de réagir. Il serait temps de recruter dès maintenant les postes nécessaires, d’accompagner la mise aux normes des locaux…Mais manifestement on reprend le chemin de l’urgence et du « démerdentiel », avec son cortège de contradictions et de souffrances professionnelles.

Point de situation au 04 mai 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN le mardi 04/05 /2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Directrice Académique, Mme la Secrétaire générale, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ; M. l’IEN, adjoint à l’IA-DASEN chargé du 1er degré

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU et secrétaire suppléant du CSHCT-SD, Catherine JAUNET, SNUEP-FSU et un représentant UNSA Education.

  • Point de situation par la Directrice Académique :

Le taux d’incidence de la Sarthe est en train de baisser. Il reste élevé et les restrictions n’ont pas évolué. En Sarthe peu de présence des variants Sud-Africain et Brésilien (1,2 %). Par contre le variant anglais représente 86,2 %.

À ce jour, 46 classes sont isolées et ce mardi 34 classes sont non-remplacées.

4366 tests salivaires ont été réalisé à l’échelle départementale. Les tests antigéniques dans le second degré vont être réorienté, à partir de la mi-mai, vers les collèges avec la mise en place des auto tests chez les lycéen-nes. Pour l’instant aucune directive sur les auto tests pour les moins de 15 ans n’a été émise.

Les autotests sont en cours de livraison dans tous les établissements du secondaire.

  • Questions premier degré :

Comment sont gérées les classes non remplacées ?

Les situations varient. Parfois la mairie a proposé de garder tout ou partie des élèves restant. Parfois c’était impossible. Il n’y a pas de retour négatif de parents d’élèves pour le moment.

Analyse de la FSU : Le chiffre de 34 classes non remplacées démontre, comme toutes les semaines désormais, le manque criant de remplaçant-es sur le département. Cela montre aussi à quel point le métier n’est plus attractif, sinon les postes de contractuel-les, recrutements que le Ministre aime tant vanter dans les médias, seraient pourvus !

Et si, pour l’instant, les municipalités prennent en charge cela et les parents restent compréhensif-ves, il est probable que cela ne dure pas. Nous avons déjà des retours de tension avec les parents qui arrivent. Pour les municipalités cela représente un coût non négligeable. Pour les parents, la pression professionnelle s’exerce toujours, en l’absence de toute disposition législative permettant la garde d’enfant sans perte de salaire. La FSU réaffirme ses revendications à la fois sanitaires, notamment la priorité vaccinale des enseignant-es, pour limiter les absences, sociale, pour permettre aux parents de garder leurs enfants, et de moyens par un plan pluri-annuel de recrutement.

  • Questions premier degré :

Quel accompagnement des auto tests en lycée est prévu à partir du lundi 10 mai ?

Une visio-conférence a eu lieu entre le recteur et les proviseurs lundi 02 mai. Une note avait été envoyé vendredi 30 avril. Chaque proviseur proposera l’organisation la plus adéquate.

Analyse de la FSU : À la fois il est logique d’avoir une organisation qui colle au plus près de la réalité des établissements, à la fois un cadrage permet à toutes et tous d’être protégé-es et sécurisé-es. Pour la FSU, il est essentiel que ces organisations ne soient pas décidées de façon pyramidale mais discutées avec l’ensemble des personnels, leurs représentant-es à l’échelle des établissements.

    • Questions tout degré :

 

Le protocole a été changé le samedi 1er mai notamment concernant l’EPS. Qu’est ce qui justifie ces modifications une semaine après la reprise des seules écoles primaires ? Comment sont abordées ces questions du point de vue de la souffrance et des RPS des collègues du primaire et d’EPS du secondaire qui ont dû de nouveau revoir toutes leurs programmations ?

Le terme souffrance ne peut être utilisé. Nous sommes toutes et tous sous tension avec une pandémie qui s’impose à tout le monde. En ce qui concerne les activités en intérieur, c’était une demande forte des professeurs que de pouvoir les reprendre. C’est par ailleurs positif du point de vue de la santé des personnels comme des élèves. Si la FaQ change le premier mai, il s’agit d’un possible dont les personnels peuvent se saisir, il n’y a pas d’obligation. Le rôle de l’institution et de ses personnels est de s’adapter.

Analyse de la FSU : La reprise cadrée des activités en intérieur est effectivement une demande forte des collègues. Et la FSU se félicite de cette décision, à laquelle l’action syndicale du SNEP-FSU n’est probablement pas étrangère. Ce que nous pointons c’est le timing et ses conséquences. Pourquoi cette décision n’a pas été prise avant ? Qu’est ce qui justifie un revirement avec remise à jour de la FaQ ? En termes de conséquence, l’institution ne mesure pas qu’un grand nombre de collègues se sont réuni-es la semaine précédant le 01 mai notamment pour organiser la dernière période. Et ont dû revoir tout cela dès cette semaine. S’ils et elles sont content-es d’étoffer les activités possibles, une grande lassitude et le sentiment d’être méprisé-es domine.

Les tests pour les AESH n’ont pas été prévus dans les livraisons faites aux écoles la semaine passée. Nous n’avons aucune information concernant le secondaire. Quand ces personnels, parmi les plus exposé-es, pourront-ils et elles disposer de tests comme les autres personnels ?

Les tests AESH sont arrivés à la DSDEN en fin de semaine. Les lots AESH n’étaient pas mélangés avec les lots enseignant-es. La répartition a commencé ainsi que la livraison dans les établissements.

Analyse de la FSU : La FSU se félicite que les AESH soient enfin destinataires de tests. Si les contingences de distribution peuvent être comprises, symboliquement, ces personnels, déjà précaires et sous payé-es, ont pu ressentir légitimement du mépris. L’institution aurait dû communiquer de façon explicite envers les écoles et les personnels.

Point de situation au 27 avril 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN le mardi 27/04 /2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Directrice Académique, Mme la Secrétaire générale, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ; IEN, adjoint à l’IA-DASEN chargé du 1er degré

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU et secrétaire suppléant du CSHCT-SD, Eric Demougin, SNUipp-FSU et un représentant UNSA Education.

  • Point de situation par la Directrice Académique :

Avec un taux d’incidence extrêmement fort, la Sarthe est un des 15 départements les plus touchés actuellement. Lors de cette reprise scolaire des dispositions ont changé.

Lorsqu’un-e enseignant-e ne sera pas remplacé-e les cours seront suspendus. Il est aussi conseillé d’alléger la restauration scolaire, ainsi que d’améliorer la ventilation et le traitement de l’air.

En ce qui concerne les collèges, un échange s’est tenu hier matin avec tout-es les principaux-ales et selon les collèges des organisations sont déjà profilées et se précisent dès aujourd’hui.

Pour ce qui concerne les lycées, ils fonctionnent en demi-jauge en portant une attention particulière aux classes en examen.

En ce qui concerne les tests, les tests aléatoires en maternelles et élémentaires se poursuivent. Plus de 3000 ont été réalisés. Les autotests sont en cours de livraison vers les circonscriptions à raison de 2 autotests/enseignant-es. La livraison est prévue pour les personnels du second degré dans la semaine. Celle pour les lycéens arrivera juste ensuite.

Les FAQ du 23 et du 24 avril sont les nouvelles règles et il convient de s’y reporter pour connaître les règles à suivre.

La vaccination a démarré avec des créneaux prioritaires pour les enseignant-es de 55 ans et plus. Suite à des difficultés pour la prise de rendez-vous via doctolib, un numéro dédié a été mis en place.

Analyse de la FSU :

La situation sarthoise est très dégradée. Certes les solutions de demi jauge se profilent dans le second degré, mais l’autonomie des chefs d’établissements vis à vis de la DASEN rend la gestion très incertaine. Dans la plupart des cas la notion de demi-jauge sera respectée à l’échelle de l’effectif global des établissements, mais ce seront en fait des choix de groupes complets accueillis en alternance plutôt que de demi-groupes classes, qui seuls auraient un sens du point de vue sanitaire. La gestion des tests arrive trop tard, après reprise suite à confinement. Que de déperdition du maigre bénéfice! Ceux réalisés dans les écoles augmentent mais restent dérisoires rapportés au nombre d’élèves à tester. Sur la question vaccinale, les possibilités augmentent mais il y a eu plusieurs jours des ruptures de stock qui ont fait tourner le vaccinodrome sur 8 lignes au lieu des 25 possibles. Le numéro téléphonique proposé semble de nouveau fonctionner. Il aurait été, au vu des vaccins annoncés disponibles, possible de vacciner la profession en une semaine sans empêcher de poursuivre la vaccination du reste de la population. Mais le choix politique n’a pas été celui-ci. Pour l’heure on vaccine péniblement les plus de 55 ans.

  • Questions Premier degré :

Tout d’abord un cas d’école révélateur des autres :

Une école de trois classes élémentaire découvre l’absence d’un-e enseignant-e le matin. Aucun remplaçant-e n’est disponible. Un appel à garder les enfants à la maison est lancé au portail. Mais…

1 Des parents nombreux expriment devoir travailler et laisser à l’école leur enfant. Quelle réponse l’autorité académique donne-t-elle à ces familles ? (réponse que seraient en mesure de relayer les enseignant-es) ?

2 Des élèves montés dans le car avant l’information sont là, celles et ceux du périscolaire aussi. Des élèves de professionnel-les prioritaires sont là. Qui doit gérer le groupe d’élèves présent-es?

3 L’autorité académique sollicite-t-elle les collectivités pour poster des personnels municipaux habituellement sur le périscolaire à la prise en charge de ces élèves sans enseignant-es? Les IEN vont-ils assurer ce lien avec chaque commune de leur circonscription? Si non, qui le fera?

Cette demande émane notamment les organisations syndicales. La DASEN constate qu’elle complexifie énormément le travail sur le terrain alors qu’aucun cluster n’avait été détecté dans les écoles. Elle constate par ailleurs que cela n’a pas été anticipé. L’autorité académique n’est pas en capacité de répondre dans l’immédiateté aux multiples questions qui se poseront et qui seront prises en charge par les directions d’écoles avec l’aide des IEN.

La DASEN souligne que les situations seront compliquées à gérer. Elle insiste en outre sur le fait être extrêmement strict sur le non-brassage car si des exceptions ont lieu, cela créera des inégalités et donc et sera encore plus problématique à gérer.

Il est par ailleurs impossible d’imposer quoique ce soit aux collectivités mais le dialogue existe.

Analyse de la FSU :

La forme générale de ces audiences n’a pas pour vocation l’échange, qui n’a de sens que dans les formes institutionnalisées qui laissent trace, comme les CHSCT. En général, chaque mardi, nous nous contentons de poser question, l’administration donne ses réponses, et nous notons. Mais en la circonstance la délégation FSU n’a pu que réagir en direct et relever la fausseté et l’incongruité de l’affirmation que les syndicats seraient responsables de la dégradation organisationnelle à venir. Nous avons rappelé que les décisions prises sont bien ministérielles et que la désorganisation vient uniquement de l’incohérence politique des choix pris : si on permet aux familles de garder les enfants chez elles, alors il faut, du côté du monde professionnel, instaurer des règles (les communiquer largement et les imposer aux entreprises) facilitant et légitimant l’arrêt de travail pour ces mêmes familles sans perte de revenu, ce qui n’est pas le cas. Nous avons confirmé que cette pression va effectivement être problématique, mais qu’elle n’est en rien de la responsabilité des syndicats. Par ailleurs, et nous reprenons là nos avis à distance de la réunion, il est sur-réel que la dasen dessine une situation « avant vacances » mieux maîtrisée. Elle reste sur cette idée mainte fois répétée, dogmatique, que le virus ne circule pas à l’école, et que les brassages qui existaient n’avaient pas d’incidence sur la circulation du virus… L’ensemble aujourd’hui des points de vue scientifiques déclarent le contraire. Tout d’abord, il est faux de dire que l’école n’a pas présenté de clusters. S’ils n’ont pas été massifs, il y en a eu (voir pour cela les points sanitaires hebdomadaires en ligne du snuipp-fsu). Mais bien sûr que si l’école n’est pas un lieu de clusters repérés, elle reste néanmoins un lieu de contamination. Après avoir imposé ses éléments de langage absurdes des mois durant pour justifier qu’il n’y aurait pas de reconfinement, le ministère, en avançant de deux semaines les vacances ainsi qu’en fermant les établissements, reconnaît implicitement son erreur et admet que l’école contamine. Semble-t-il pas notre DASEN.

Pour la FSU, à l’inverse des propos scandaleux tenus par la DASEN, la responsabilité des organisations syndicales est, tout à leur honneur, d’avoir donné depuis des mois retour du terrain, et propositions pour répondre aux alertes qui ont émergé.

D’abord, cette mesure d’accueil autorisé des élèves chez eux en cas de non remplacement de l’enseignant-e de la classe permet de mettre un terme à cette situation ubuesque qui consistait à interdire des solutions évidentes d’allègement des groupes et donc de limitation du brassage. Cet état réglementaire avant vacances imposait, contre les préconisations protocolaires, la répartition des élèves dans les classes et interdisait leur renvoi à la maison. Avec plusieurs dizaines de remplacement non-effectués dans les écoles du département avant la fermeture, cette situation était déjà très critique et plaçait les collègues dans une incompréhension totale, mais légitime, des consignes de l’institution.

Deuxièmement, la FSU porte depuis le début des demandes fortes sur la ventilation, sur les détecteurs CO2, sur la fourniture gratuite de masques chirurgicaux aux personnels comme aux élèves, sur la vaccination généralisée des personnels, sur la mise en place d’autorisation d’absence pour tou-tes les salarié-es…. Il est donc malhonnête de faire porter aux organisations syndicales la responsabilité d’un choix, quand tant d’autres n’ont pas été faits, dans une inaction coupable de ce ministère. Cette seule mesure retenue est celle qui ne « coûte » rien, si ce n’est, en l’absence de mesures compensatoires du monde du travail (qui elles coûteraient), de la souffrance pour les personnels (à tous les niveaux) qui vont devoir gérer ces situations conflictuelles, ce « démerdentiel » permanent.

Enfin, la Dasen reconnaît que « la mesure n’a pas été anticipée ». Pourtant, rien qu’à l’échelle locale, il suffit de reprendre l’ensemble de nos compte-rendus, y compris ceux de l’année passée, pour savoir que par exemple nous portons la demande d’un recrutement à hauteur des besoins pour assurer ces dits remplacement. Et force est de constater que depuis mars 2020, rien n’a été fait dans ce sens : ni sur les listes complémentaires, ni sur le nombre de postes ouverts pour cette année…

La situation actuelle est bien la conséquence des choix ministériels qui, si on lit entre les lignes, mettent à mal même les personnels les plus haut-placé-es de notre hiérarchie. Le simple fait que la Dasen déplore le manque d’anticipation ministériel en est la preuve la plus flagrante.

Aucune réponse n’a été apportée au versant de la question qui portait sur les collectivités territoriales. Pourtant, ces collectivités vont devoir être sollicitées car la mesure évoquée ne va que diminuer les effectifs « non encadrés » dans les écoles, mais pas les éliminer. Bien sûr que rien ne peut être imposé aux collectivités, mais un simple dialogue est-il suffisant, quand on attendrait des liens organisationnels les plus harmonisés possibles pour ne pas laisser les directions d’école seules aux prises avec cette question.

Lorsqu’un-e service civique, une AESH est impliqué-e dans la surveillance de groupes, et qu’un accident survient sur ce temps de garde, qui couvre juridiquement, administrativement, ces personnels? Est-ce l’autorité académique ?

Cette situation existait auparavant. L’état ne mettra pas en difficulté les personnels qui contribuent au fonctionnement de l’école dans la situation compliquée que nous vivons. Les personnels peuvent être rassuré-es à ce sujet.

Analyse de la FSU :

Tout d’abord il est regrettable que cette situation se pose. Nous ne pouvons que réitérer nos revendications sur le recrutement de personnel qui, s’il avait eu lieu au moment adéquat, aurait permis d’éviter ces situations. Il est bien sûr normal que l’État soutienne ses propres personnels quand celles-ceux ci oeuvrent au mieux pour garantir un minimum de sécurité pour nos élèves. Nous préférerions néanmoins un cadre juridique écrit qui permettrait à toutes et tous d’être conscient-es de leurs droits, devoirs et responsabilité.

L’autorité académique va-t-elle produire des documents distribuables aux familles pour les informer sur cette gestion ? Notamment des attestations de non accueil de l’enfant?

Pour l’instant, il n’y a ni consigne ni document émanant du Ministère. Et l’autorité académique n’en prendra pas l’initiative. Elle répète néanmoins publiquement que cette consigne est en place, comme la préfecture le fait de son côté afin que les familles y soient préparées.

Analyse de la FSU :

Voilà typiquement un point qui éclaire les choix politiques réels de la gestion exercée par le gouvernement. Alors que les écoles ont été obligées de fermer 3 semaines pour ralentir l’épidémie, que la situation va continuer à faire peser sur les familles des fermetures de classe nombreuses puisque l’épidémie continue, l’annonce du non-brassage par retour des élèves à la maison n’a pas été rendue publique dès l’allocution du Premier Ministre. Ce n’est que par un changement de la FaQ que celui ci a été annoncé, en catimini donc. Et pourquoi ? Tout simplement parce que cela permet au gouvernement de privilégier l’économie au détriment des salarié-es. En effet, ce seront les mêmes salarié-es qui devront supporter la pression de leur propre hiérarchie les incitant à se rendre au travail ou à garder leurs enfants en posant des jours de congés. Et ce sera aux personnels des écoles de gérer les problèmes à venir avec des parents qui ne pourront se soustraire à cette pression professionnelle.

C’est absolument intolérable. Si c’est un choix qui participe d’une campagne de précaution sanitaire, alors la possibilité pour les parents de récupérer leurs enfants doit être totale et prise en charge par la société.

L’interdiction de brassage s’applique-t-elle dès le premier élève ? Sur un autre seuil ? Comment sont traités les cas de dispense de sport ou de sorties qui excluent par exemple un élève qui n’a pas d’attestation de natation pour la pratique du canoé.

Les élèves devront se déplacer avec la classe. Il n’y a aucun brassage possible et aucune dérogation ne doit être tolérée.

  • Questions Second degré :

L’obligation d’hybride pour les 3eme/4eme s’applique-t-elle dans l’enseignement privé.

La DASEN dit avoir eu un échange avec le directeur diocésain de l’enseignement catholique et assure que l’enseignement privé catholique suivra le même schéma.

Analyse de la FSU :

Il est absolument normal que les exigences imposées à l’enseignement public soit aussi imposées à l’enseignement privée et que le dualisme existant ne soit pas source de concurrence.

En cas de tests positifs en lycée, les groupes de spécialités, qui concernent 40 % des temps élèves, seront-ils aussi concernés par les fermetures ?

Comme auparavant, la situation sera étudié au plus prêt afin d’adapter la situation et de fermer à la fois autant que nécessaire mais aussi que ce qui est nécessaire.

Analyse de la FSU :

Cette répose montre que la réforme du lycée a totalement cassé le groupe classe. Cette conséquence fait partie des nombreuses récriminations portées par de nombreux collègues. Le renvoi sur la cellule covid laisse présager le temps de réaction long qu’on connaît. Nous en faisons donc une lecture inquiète, qui ne manquera pas de flou, et de potentielles mises en danger.

Quel serait le statut des élèves de 3ème prépa pro si des disctinctions entre lycéen-nes professionnel-les et 3ème devait être annoncées ?

Cela dépend de leurs situations. Les élèves de 3ème prépa pro en collège seront traité-es comme des collégien-nes et comme lycéen-nes si ces 3ème sont en lycée.

      • Questions tout degré :

Si l’accueil des enfants de personnels était impossible et en l’absence de moyens de garde, ces personnels seront-ils et elles placées en ASA ?

L’institution estime qu’il n’y a pas de soucis de garde et que l’autonomie des élèves de 4ème ou de 3ème est suffisante pour rester seul-es. C’est la raison de la distinction avec les 6èmes et 5èmes qui elles et eux ne sont pas jugé-es autonomes. Dès lors, aucune priorité d’accueil ni de possibilité d’ASA ne sont prévues. À la marge, et en circonstances exceptionnelles, cela pourra être revu.

Analyse de la FSU :

L’institution a donc choisi qu’en entrant dans une classe, un-e élève devenait autonome, responsable, et que ses parents devaient par automaticité (ou effet magique) faire confiance. Nous qui connaissons les élèves de cet âge, pouvons affirmer que non, tou-tes ne sont pas autonomes, certain-es sont fragiles, peuvent se mettre en danger et que nous comprenons l’angoisse de tous les parents et de nos collègues confronté-es à ces situations.

Il aurait été appréciable, car nos collègues sont attaché-es à leurs métiers et à leurs élèves tout autant qu’ils ont conscience de l’importance de leur rôle social, que cette possibilité existe dans une confiance de l’institution envers ses personnels. Nous prenons le pari que cela n’aurait été qu’à la marge et justifié par des situations individuelles.

Ce sens de la responsabilité, cela fait plus d’un an que celles et ceux qui portent l’école à bout de bras le prouvent : l’institution n’en a cure et lui préfère la défiance.

Quelle sera la procédure de ces tests avec quels personnels pour les superviser ?

Concrètement que se passe-t-il si un test se révèle positif : que faire du test ? Quelle sera la procédure concernant l’élève ? Le reste de la classe ?

Sur les procédures pour les lycéen-nes, rien n’est arrêté. Il n’y a aucune instruction officielle. La procédure devrait suivre la livraison. À ce jour, aucune piste n’est retenue non plus sur la supervision de ces tests. L’organisation devra être assez pointue. Cette procédure sera connue aussi vite que possible.

Si des tests s’avèrent positif, ils seront gérés comme auparavant sur les tests salivaires par exemple.

Analyse de la FSU :

Nous partageons le souci d’une procédure claire dans l’intérêt des personnels et des élèves. Nous reposerons la question dès la semaine prochaine, mais déplorons l’impréparation, encore et toujours… La pénurie n’empêchait pas d’anticiper sur la procédure.

Pouvez vous nous confirmer que les personnels qui ont obtenu un rendez-vous de vaccination sur un créneau horaire correspondant à leur temps de travail bénéficieront d’une ASA comme le Ministère s’y est engagé ?

Il est recommandé de prendre des rendez vous compatibles avec l’accueil des élèves. Il existe une possibilité dérogatoire mais qui ne doit pas nuire à l’intérêt du service. Hors le remplacement risque de s’avérer compliqué, particulièrement dans le premier degré. La continuité du service primera.

Pour les personnels qui avaient pris des rendez-vous médicaux initialement posés sur les vacances (version initiale), l’institution s’engage à faire tout son possible pour en assurer le remplacement. Elle les invite à se faire connaître au plus vite.

Analyse de la FSU :

La réponse est claire, la nécessité de service passera avant la mise en ASA. On peut comprendre ce choix local, mais c’est au fond inacceptable, car une toute autre politique sanitaire aurait pu être menée.

L’autorité académique, par l’intermédiaire des IEN ou autre, a-t-elle pris contact avec l’ensemble des collectivités territoriales pour mettre en place le plus rapidement possible les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air comme le recommande enfin le Ministre ?

Il est clair que l’Autorité Académique communique aux collectivités territoriales les informations notamment via la préfecture. Il est souhaitable d’avoir ces outils, y compris d’un point de vue pédagogique, et l’institution l’exprime très fortement. Mais néanmoins, aucune sollicitation précise n’est envisagée.

Analyse de la FSU :

Pour la FSU, l’institution devrait envisager un contact rapproché, opérationnel, dénué de toute pression bien évidemment. Le fait que cela vienne de l’institution plutôt que des personnels permettrait à la fois de faire avancer ce dossier important tout en « protégeant » les relations entre direction et collectivités. Sur le fond, les collectivités sont déjà très impactées économiquement par cette crise, notamment avec des quantités très importantes de repas qui n’ont pas été consommés. Une politique sanitaire sérieuse aurait dû prévoir le financement de ces appareils (une 100aine d’euros par unité), d’autant que le ministre a trouvé opportun de remettre à l’état 600 millions d’euros, prélevés sur le budget de l’éducation il y a quelques mois.

Quelle est la part de dotation en Sarthe des 5000 recrutements annoncés par le Ministère pour palier aux problèmes de remplacement ? Combien de recrutements effectués à ce jour?

La dotation n’a pas été augmentée car de toute façon le souci repose sur le vivier. Le seul espoir d’élargissement de ce dernier repose sur les échecs aux concours dont les corrections ont lieu en ce moment. Celles et ceux qui seraient recalé-es aux épreuves d’admissibilité seront contacté-es.

Analyse de la FSU :

Cette réponse montre à quel point l’annonce faite par le Ministre n’est qu’un enième effet de manche qui ne répond pas aux besoins du terrain. Cette politique d’affichage va très vite néanmoins trouver ses limites. Et la FSU fera en sorte de démontrer l’imposture que représente ce type d’annonce, le Ministre ayant parfaitement connaissance des difficultés que rencontre le recrutement partout en France.

Quelles mesures sont prévues sur le nombre de postes offerts aux concours qui ont eu lieu ce mois ci afin de palier ce manque de façon pérenne, en prévision de la rentrée 2021 ?

La DASEN rappelle que cette décision est nationale et dépend du budget voté par l’Assemblée Nationale. Ensuite cela est réparti entre Académies et au sein de chaque Académie, entre départements. Ce n’est donc pas ici qu’une réponse sera apportée.

Analyse de la FSU :

Il est regrettable qu’aucune bonne nouvelle n’ait pu être formulée ! La rentrée de septembre 2021 se passera très probablement dans des conditions encore précaire. Mais surtout la crise que nous avons connue a mis en exergue les besoins en terme de personnels que ce soit pour avoir suffisamment de remplaçant-es mais aussi pour baisser les effectifs dans les classes. Sans compter que le retard pris par les élèves lors du confinement se rattrapera d’autant plus facilement que les effectifs seront faibles dans les classes.

Au moment même où il est possible d’agir directement, notamment en augmentant le nombre de reçu-es au concours, l’institution continue sans sourciller à ne pas ouvrir largement les recrutements. Comme si l’année écoulée n’avait pas eu lieu et que rien n’était à améliorer.

La FSU continue à réclamer un véritable plan d’urgence pour l’école avec notamment l’ouverture de plans de recrutement ambitieux de personnels titulaires.

Nous confirmez vous qu’il n’existe aucune obligation pour les personnels actuellement en ASA d’aller se faire vacciner ? Pouvez vous nous assurer qu’aucune demande instrusive et violant le secret médical des personnels ne sera réalisée ?

La DASEN rappelle que la vaccination n’est obligatoire pour personne et que les personnels ne sont pas des citoyen-nes différencié-es. Elle assure la délégation qu’aucune question, aucune pression ne sera tolérée.

Analyse de la FSU :

La FSU prend note de ce qu’elle considère comme normal. Une situation de ce type ayant eu lieu, la FSU restera vigilante à ce que cela ne se produise pas.

L’interdiction de se réunir à plus de 6 entre en contradiction concrète avec le travail d’approche et d’explication des familles (ESS, Equipes éducatives), notamment pour cause de fracture numérique. Qu’a prévu l’institution afin que ces réunions obligatoires (ESS, Équipe éducative…) puissent se tenir dans l’intérêt des élèves ?

Pour la DASEN, il faut envisager des réunions hybrides (2×6 personnes dans deux salles différentes avec de la visio entre ces deux salles), voir des systèmes de représentations (un-e représentant-e des soins qui parle au nom de la communauté du soin, un-e représentant-e des enseignant-es pour l’ensemble des enseignant-es + les parents). Il faut absolument garder contact avec les familles, ne pas subir la fracture numérique et permettre le lien dans l’intérêt des élèves.

Analyse de la FSU :

Que la Dasen rappelle le protocole, rien que de très normal. Mais nous la sollicitions sur un particularisme bien réel, vécu et éprouvé par les personnels psy EN, les personnels d’ULIS… La conclusion sonne comme une injonction à la quadrature du cercle : garder le contact, permettre le lien, ne pas subir la fracture numérique… Tout cela n’est pas compatible avec l’état actuel de l’école, et tout cela provoque de grandes souffrances professionnelles.

On le voit, l’échelon local n’est pas l’interlocuteur déterminant pour toute une série de questions, si ce n’est pour toutes. Les reponsabilités ministérielles sont considérables. Il est donc d’autant plus important de dénoncer les responsabilités politiques qui sont à l’oeuvre et qui nous projettent dans un avenir où la maladie perdure, au lieu de nous orienter vers une société solidaire dans le combat contre la pandémie, dans un avenir respectueux du social et du climat.

La mobilisation commence par ce 1er mai place des Jacobins à 10h dans le cadre d’un village des luttes qui permettra des échanges solidaires, constructifs, entre toutes les forces syndicales présentes. Il y aura notamment un stand sur les chsct et les questions sanitaires. Il y aura encore le 5 mai, devant la DSDEN, un « RISsemblement » qui mêlera rassemblement, information et délibération syndicale, lors duquel les questions sanitaires seront aussi présentes.

Point de situation au 6 avril 2021 :

Compte-rendu de l’audio-conférence avec DASEN du mardi 06-04-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : M. l’Inspecteur Adjoint, Mme la Secrétaire Générale, Mme la Conseillère Prévention Départementale, Mme la Médecin de prévention ;

Étaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Eric DEMOUGIN, SNUipp-FSU et un représentant UNSA Éducation.

Précision de circonstance : la réunion se déroule au pied levé par conférence téléphonique, car les outils de visio conférence sont inopérants.

Point de situation par la Directrice Académique :

Le taux d’incidence en Sarthe a fortement augmenté et cette tendance risque de durer encore quelques jours. La continuité pédagogique a été instaurée pour cette semaine, suivie de deux semaines de vacances. Le Recteur a alerté sur la nécessité de profiter des vacances pour tenir jusqu’au début juillet. A la suite des congés de printemps, la situation varie entre le premier et le second degré. Le 1er degré reprendra le 26 avril alors que les collèges et lycées continueront d’étudier en distanciel, le temps d’observer l’évolution de la situation sanitaire globale et de prendre les mesures qui conviendront. Monsieur GUIET organise l’accueil des enfants des professions prioritaires. 700 élèves seront réparti-es sur 140 lieux hors Le Mans et 3 pôles sur Le Mans. La ville du Mans a décidé (propre initiative) d’organiser un accueil pendant les vacances scolaires.

Analyse de la FSU :

La description de la situation reste très sommaire. Toutefois on comprend que l’arrêt de l’école n’était pas un choix, et que la situation sanitaire est vraiment critique. Le dogme de la non circulation du virus dans l’institution est contredit par cette décision de confinement qui prouve l’inverse. Espérons que cette preuve vaille pour l’avenir et qu’enfin on ose regarder avec plus de précision l’état de cette contamination scolaire, pour laquelle Santé Publique France donne régulièrement des chiffres en moyenne 2,8 fois supérieurs à ceux du ministère. Cette contamination prouvée est aussi à prendre en compte sur le champ des accidents de service voire des maladies professionnelles. Si ce premier dogme a « du plomb dans l’aile », manifestement celui de la continuité pédagogique reste vivace, puisque l’administration le brandit dans son exposé. Pour la FSU, la continuité pédagogique n’existe pas dès lors que la relation au scolaire se passe à distance. Y faire référence c’est de nouveau, comme il y a un an, entretenir des malentendus contre productifs et néfastes pour les élèves, les familles, les enseignant-e-s et l’ensemble de l’institution. Cette formulation induit des effets de culpabilisation des familles qui se sentent en charge de l’école de leurs enfants. Cela réduit trop souvent la pédagogie à des formes de devoirs donnés/rendus dont on sait depuis longtemps qu’ils produisent des conflits intrafamiliaux importants. Cela renvoie aux familles des responsabilités qu’elles ne peuvent avoir, sauf à entériner des formes d’inégalités profondes. Ce n’est en rien l’école qui se prolonge dans les situations de confinement, car l’école c’est un collectif de travail physiquement rassemblé, qui interagit. Ce qui émerge en confinement, c’est une autre forme de lien, important, assumé par les enseignant-es, qui doit au contraire rassurer en ne mélangeant pas école et famille. Ce lien nouveau aurait dû depuis un an être travaillé, conceptualisé. Mais deux dénis ont empêché ce travail : l’affirmation sans nuance qu’il n’y aurait pas de nouveau confinement de l’école (puisque le virus n’y circulait pas), et l’affirmation que la continuité pédagogique était bien à l’œuvre dans les situations de classes fermées. Un an, et rien n’a été anticipé. Les mêmes impasses se répètent.

Réponses aux questions posées par les représentants FSU.

  1. Les Espaces numériques de travail (elyco, eprimo, l’accès au CNED) sont inopérants depuis ce matin, ainsi que les outils de communication interne (l’audience a lieu pour la première fois par téléphone). Les outils numériques sont soit totalement bloqués, soit excessivement ralentis comme lors du premier confinement. Or l’augmentation de l’afflux était prévisible. Quelles réponses techniques ont été mises en place ?

L’adaptation technique a commencé la semaine dernière, elle continue d’être en cours. Elyco et le CNED appartiennent à la base augmentée et l’amplification de la capacité de réception est prévue. Le travail pour parfaire la connexion est tel que les difficultés de fonctionnement ne devraient pas être pires que celles connues l’an dernier.

Analyse de la FSU :

« Pas pires… » Encore heureux. Pour la FSU, une gestion sérieuse aurait dû viser à faire mieux. La moindre ambition qu’on pouvait attendre de l’école de la République, c’est qu’elle soit tout simplement prête. Car au-delà des annonces médiatiques qu’il n’y aurait pas de nouveau confinement, chacun-e sait que la réalité épidémiologique ne peut céder à une telle affirmation. Quand un virus prolifère, le confinement reste un outil parmi d’autres, parfois incontournable. Alors oui, l’institution doit faire l’investissement d’une indépendance et d’une maîtrise propre des outils numériques. Là encore, la dépendance à des opérateurs privés montre toute sa limite, et l’ambition républicaine d’une école efficiente, élitaire pour toutes et tous, devrait être privilégiée.

  1. Dans un mail du 2 avril envoyé aux directeurs-rices d’écoles, Madame la Directrice académique écrit : « les personnels volontaires bénéficieront d’une dérogation aux règles de limitation des déplacements pour pouvoir rejoindre en fin de semaine un lieu de villégiature pour les congés de printemps ». L’emploi du mot « villégiature » a suscité beaucoup de réactions plaçant sur le terrain de la récompense la possibilité proposée. Dans un esprit d’unité et d’équité, donnerez-vous cette possibilité à tous les personnels des écoles ?

Le message est une transcription d’une décision nationale. Il traduit l’instruction du ministère d’accorder, aux personnels volontaires, une dérogation à la règle de limitation des déplacements entre régions.

Analyse de la FSU :

Certes, la décision nationale existe, formulée en ces termes. Mais dans beaucoup de départements elle n’a pas été diffusée sous cette forme, d’autres responsables administratifs ayant manifestement un sens plus développé que ceux de la Sarthe de son aspect provoquant et choquant. C’est donc bien une responsabilité ministérielle qui préside à cet esprit méritocratique, clivant, jugeant, infantilisant. La FSU rappelle que le volontariat ne relève pas que du choix « moral » des acteurs et actrices de terrain, mais de contingences matérielles propres à chacun-e. Pour la FSU, l’heure n’est pas à opposer les personnels. Certain-e-s seront bloqués en Sarthe par leur métier (conditions de connexion, préparations sur site…) sans être pour autant « volontaires pour l’accueil ». La FSU rappelle que l’administration, juste avant ce confinement, venait de justifier des refus de prime covid à des collègues ayant accueilli trop peu d’élèves lors du premier confinement. C’est proprement scandaleux, là encore, d’user de formes de calcul pour minorer l’importance de présences effectives, quand on sollicite d’un autre côté un engagement professionnel. Les collègues des petites écoles se trouvent de facto non reconnu-es dans cet engagement, ou pire, reconnu-es comme de moindre importance. L’administration reconnaît aujourd’hui, en fixant des effectifs minimums, que le nombre de volontaires dépasse les besoins. Pourquoi ne pas laisser l’ensemble des volontaires agir, avec des effectifs moindres, et donc une sécurité sanitaire meilleure ? On a peur de ne trouver comme argument que la crainte budgétaire des futures primes covid…

  1. Dans le même mail, Mme la Directrice académique rappelle que l’accueil des enfants de moins 16 ans est réservé aux personnels soignants et aux personnels indispensables à la gestion de la crise sanitaire qui n’ont aucune solution de garde alternative (autre parent en télétravail, grands-enfants pouvant surveiller les plus jeunes…). Il est à noter que cette dernière solution n’est pas mentionnée dans la FaQ du ministère (publiée le 3 avril) contrairement au télétravail des parents. S’agit-il d’une initiative de l’administration locale ? L’institution scolaire ne prend-elle pas un risque à légitimer la garde des enfants de moins de 16 ans par des mineurs ? Risque qui pourrait impliquer le personnel de direction ayant transmis la consigne ?

Il s’agit là encore d’un transfert d’informations provenant du ministère. Mme la DASEN n’a pas de réponse à apporter quant à la seconde question.

Analyse de la FSU :

Là encore, et on ne peut en vouloir à l’administration locale sur ce point, il s’agit bien d’une responsabilité nationale. La volonté effrénée du gouvernement à prolonger l’activité professionnelle lui fait donner des signaux éducatifs problématiques. Le ministre légitime la possibilité de laisser la responsabilité de la garde d’enfants, qui revient légalement aux adultes, à des mineur-es. Dans le même temps ce gouvernement crée les conditions d’une pression sur l’emploi en limitant drastiquement le chômage partiel (changement notoire par rapport au premier confinement). Les deux effets cumulés vont effectivement produire une débrouillardise de terrain. Certes, beaucoup de jeunes s’occupent des petits frères et petites sœurs, et c’est là une pratique très positive, éducative. Mais cela doit rester de l’ordre accessoire, de l’ordre du consenti. Pas de l’ordre de la pression utilitaire. Pour la FSU, généraliser ce propos à l’échelle d’une population, dans le contexte actuel conjoint de pression à l’emploi et d’arrêt de l’école, c’est faire preuve d’irresponsabilité.

  1. Les vacances universitaires et scolaires ne se trouvant pas aux mêmes dates du fait de l’avancée de ces dernières, est-il prévu de suspendre la formation des stagiaires à l’INSPE pour leur permettre de bénéficier des congés de printemps ?

La réponse appartient à l’INSPE concernant l’alignement des vacances scolaires et universitaires. Celle-ci a d’ailleurs été communiquée aux intéressé-e-s.

Analyse de la FSU :

Evidemment, pas de doute pour la FSU sur l’appartenance de décision. C’est l’INSPE, éventuellement sur proposition du recteur, qui reste maître de ce choix. La FSU demandait une information, pas une décision. Nous notons que bien qu’ayant la réponse l’administration ne l’a pas communiquée. Depuis nous avons bien sûr confirmation que les calendriers sont alignés. La FSU s’en félicite.

  1. Quel est le nombre de collègues qui se portent volontaires pour participer à l’accueil des enfants de personnels prioritaires, dans le premier degré et dans le second degré.

Dans le premier degré, le nombre de professeurs volontaires pour accueillir les enfants des personnels prioritaires est aujourd’hui suffisant au regard des besoins. Ce premier jour constitue une journée de calage, toutes les écoles accueillent des élèves puis des ajustements vont s’opérer dans la journée pour que les familles bénéficient d’un accueil durant toutes les semaines sur des sites précis.

A la demande du ministère, les sites qui pourront rassembler accueil scolaire et centres de loisirs pour le mercredi et les vacances vont être identifiés. Les écoles en lien avec les circonscriptions qui répondent à cette attente sont répertoriées sur le site du rectorat et celui de la DSDEN. La procédure d’inscription passe par les mairies, au Mans, elle est centralisée.

Dans le secondaire, 32 jeunes sont à accueillir, ce qui ne pose aucune difficulté car le nombre d’enseignants volontaires couvrent les besoins. Les collèges et lycées restent ouverts toute la semaine pour permettre aux professeur-e-s d’aller dans les établissements pour assurer la continuité pédagogique.

Analyse de la FSU :

La gestion locale de cet accueil implique les services comme tous les acteurs et actrices scolaires. Pour la FSU, la profession dans son ensemble montre là encore son implication institutionnelle, et démontre s’il le fallait les grands mérites du statut de la fonction publique qui permet aux personnels de se concentrer sur le sens de leurs missions. Cela n’excuse en rien l’impréparation. Une part non négligeable de l’organisation de ce confinement aurait pu être sortie de l’urgence, au bénéfice de toutes et tous.

  1. Les semaines de distanciel et de vacances vont-elles être mises à profit pour vacciner les enseignant-es ? Si oui, avez-vous une ébauche d’organisation ?

Pas d’autres informations en dehors du fait qu’un vaccinodrome va se mettre en place dans le département.

Analyse de la FSU :

A question institutionnelle réponse citoyenne. Autant dire pas de réponse institutionnelle. Pour la FSU c’est purement scandaleux. L’institution compte sur les vaccinodromes, mis en œuvre par les départements et communes pour espérer que ses personnels se feront vacciner… Là encore, quelle impréparation! Quelles économies incompréhensibles. Car si la vaccination n’empêche pas totalement qu’un individu vacciné contamine des tiers, elle diminue massivement le risque personnel de développer une forme grave, et celui de contamination large de l’entourage en évitant le développement de la maladie. Cela relève d’une protection personnelle et collective, légalement à la charge de l’employeur. La reprise se ferait donc avec des personnels non vacciné-es, puisque le champ professionnel ne vient pas compenser les difficultés d’accès au vaccins. Pour la FSU il est impératif que les personnels volontaires soient toutes et tous vaccinés pour la reprise, et que les conditions d’accès au vaccin soient assurées par l’employeur.

  1. A trois semaines d’une éventuelle reprise, poserez-vous des consignes impératives en ce qui concerne l’accueil en demi groupe, en ce qui concerne les tests systématiques des personnels et des élèves ?

Les consignes relèvent d’une décision nationale. La fréquence des campagnes de tests est liée aux instructions et moyens reçus. Celles-ci s’effectuent dans les établissements scolaires et sont donc impossibles à mettre en œuvre pendant les vacances. Pendant cette période, les tests relèvent de la responsabilité de la population civile.

Analyse de la FSU

Là encore, à question institutionnelle réponse citoyenne. S’il va de soi que les tests sur temps scolaire ne peuvent se faire que dans les écoles, il existe des auto-tests qui peuvent être faits dans les familles. Il est toujours envisageable que l’école se donne les moyens de ses ambitions, par des tests sur site scolaire, ce qui pourrait supposer un report de rentrée jusqu’à réalisation de cet objectif, soit par autotest fourni aux familles. L’important est que l’institution se donne le temps de développer des tests massifs afin de ne pas gaspiller l’acquis probable du confinement, comme ce fut le cas il y a un an. Là encore la réponse n’est bien sûr pas locale, mais nationale et précisément ministérielle. Pour la FSU, les tests doivent être, dès cette rentrée d’avril, une pratique généralisée et ensuite régulière. Les tests réalisés avant confinement étaient bien trop parcellaires pour avoir une quelconque utilité, comme l’explique l’épidémiologiste Catherine Hill (https://www.franceculture.fr/emissions/linvitee-des-matins/lepidemie-en-quete-de-modele-avec-catherine-hill-et-pascal-crepey).

  1. Lors de ce confinement, le chômage partiel est beaucoup moins promu que dans les précédents. Qu’est-il prévu pour répondre à ces tensions entre garde d’enfant et obligations professionnelles (pour les professions incompatibles avec le télétravail, du type ouvrier, employé…) ?

La liste des professions prioritaires est définie et elle est assez importante. Pour le reste, le département ne peut pas prendre des dispositions destinées à la population civile qui auraient un impact au niveau national.

Analyse de la FSU

Manifestement on est là sur un impensé. Personne n’a prévu que des parents autres que les personnels prioritaires seraient impactés par l’arrêt de l’école. C’est pourtant un élément qui pourrait engendrer des tensions supérieures à celles déjà vécues lors du premier confinement, dont les acteurs et actrices de terrain feront les frais. La réponse renvoie une fois de plus, et à juste titre, à l’échelle nationale et à la responsablité ministérielle.

  1. Alors que le risque de fermeture des écoles était connu depuis longtemps et, de toute façon, restait une hypothèse sanitaire évidente, des listes de personnels volontaires tout comme celles d’écoles et établissement d’accueil ont-elles été anticipées précocement avant la décision de confinement ?

Mme la DASEN n’a apporté aucun commentaire à cette question, qui a semblé être entendue comme accusatoire.

Analyse de la FSU

La question de la FSU a semblé tendre les échanges. Mais force est de constater qu’aucune anticipation n’a été mise en place, ce qui explique la mise en œuvre en urgence connue ce mardi 6 avril 2021, assez semblable à l’urgence connue il y a un an. L’institution publique répond, en pouvant compter sur l’engagement professionnel des agent-es. Mais la nature même de la gestion publique permet des anticipations qui n’ont en rien été actionnées. Rien de surprenant de la part d’un gouvernement qui n’a au fond de cesse que de réduire la voilure publique au profit du secteur marchand. Pour la FSU, la situation nécessiterait pourtant qu’un certain nombre de dogmes mortifères soient abandonnés, dans l’intérêt de toutes et de tous, dans ce qu’on appelle l’intérêt général.

Point de situation au 30 mars 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN le mardi 30/03 /2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Secrétaire générale, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ; IEN, adjoint à l’IA-DASEN chargé du 1er degré

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU et secrétaire suppléant du CSHCT-SD, Sophie PEREIRA, SNES-FSU et un représentant UNSA Education.

  • Point de situation par la Directrice Académique :

47 classes sont désormais fermées avec deux écoles, Jules Massenet à Allonnes et Gilles Ménage à Sablé qui le sont totalement avec l’isolement de tous les élèves et tous les personnels qui sont intervenu-es dans ces écoles (y compris les remplaçant-es). Dans le cas de l’école Gilles Ménage, la fermeture a été demandée après une campagne de tests hier où plusieurs cas positifs ont été repérés. Une fermeture est demandée sur l’école de Louplande et devrait être prononcée dans la journée.

Il y a eu 230 cas positifs pour toute la semaine dernière et 50 pour la seule journée d’hier auxquels il faut rajouter plusieurs cas ce matin. Le taux d’incidence est en augmentation permanente en Sarthe et va atteindre 300. Les écoles sont nettement plus impactées que les établissements du secondaire : les 3/4 des classes fermées sont soit en maternelle soit en école primaire (alors que, dans ce dernier cas, il faut toujours 3 cas positifs pour fermer la classe). Il y a aussi deux classes fermées en collèges et deux dans des lycées professionnels. Au collège de Coulaines, un personnel de direction est également touché. Des personnels sont aussi en isolement au collège de Bonnétable.

Le variant britannique représente 70 % des contaminations et atteint davantage les plus jeunes. Aucun cas de variants sud-africains ou brésiliens n’a été détecté la semaine passée dans les établissements scolaires sarthois.

Aucune information n’est à la disposition de la DSDEN sur la campagne de vaccination des personnels de l’Éducation Nationale en Sarthe. La commune du Mans en lien avec la préfecture va mettre en place un gros centre de vaccination qui fonctionnera sept jours sur sept mais il n’y a rien de prévu pour l’heure pour les personnels de l’Éducation Nationale.

Environ 1000 tests salivaires sont effectués chaque semaine en plus des tests antigéniques.

Analyse de la FSU :

La situation empire. L’institution fonctionne de moins en moins, le nombre de classes fermées est de fait de plus en plus important, les remplaçant-es manquent de plus en plus cruellement. Les élèves qui viennent à l’école pour être dans une forme de gardiennage sont de plus en plus nombreux et nombreuses. Dans le même temps les réponses nationales aux exigences de postes supplémentaires, à la réquisition de lieux non scolaires pour diminuer les effectifs, restent toujours sans réponse.

  • Questions premier degré :

Quel est l’état du remplacement actuel dans le département ?

La situation fluctue d’une semaine à l’autre mais on est autour de 50 classes non-remplacées dans le département certains jours. La situation est problématique du fait de l’augmentation des cas contacts.

Dans ces conditions, toutes les autres autorisations d’absences, si elles sont accordées, ne peuvent faire l’objet de remplacement.

Des organisations particulières (arrêt du dédoublement de classes, prise en charge de la classe par le-la directeur-trice sur son temps de décharge…) peuvent se mettre en place pour éviter les brassages.

Analyse de la FSU : Cela prouve, une fois de plus, et alors que ceci était largement anticipable que les choix politiques effectués ne sont pas les bons. Avant l’épidémie, déjà, la brigade de remplacement a servi de variable d’ajustement pour assurer le dédoublement des postes en Rep et en Rep+. Avec les vagues que nous savions avoir à affronter, il était évident que sans recrutement massif, les écoles ne pourraient garantir la présence d’un-e enseignant-e dans chaque classe. La FSU rappelle sa revendication d’un plan pluriannuel de recrutement.

Par ailleurs, cette pénurie oblige au brassage des élèves. C’est un manquement majeur aux règles basiques de sécurité sanitaire. La DASEN pourrait faire le choix d’autoriser les enseignant-es à renvoyer les élèves chez elles et eux. Ce n’est toujours pas le cas et nous le dénonçons vivement.

Au vu du manque de remplaçant-es, qu’en est-il du renouvellement des contractuel-les recruté-es ? Qu’est-il envisagé à ce sujet ?

Sur les 10 recrutements de février, 6 ont souhaité poursuivre leurs contrats. La DSDEN a l’autorisation d’augmenter son recrutement mais note un souci de vivier, les candidatures n’affluant pas. Par ailleurs, la DSDEN est très attentive aux profils recrutés, privilégiant les ex master MEEF.

Analyse de la FSU : Le souci de vivier montre à quel point les conditions d’exercice du métier sont difficiles et ne suscitent que peu d’envie auprès de la jeunesse étudiante. A minima, le Ministère devrait l’acter et en tirer des conséquences en terme de conditions de travail et de salaires. Ce n’est toujours pas le cas à l’heure actuelle.

  • Questions Second degré :

Compte-tenu de l’absence des agent-es et d’une partie de l’administration, pourquoi le collège de Bonnétable est-il toujours ouvert ?

Au collège de Bonnétable, le personnel de restauration en isolement est remplacé par une brigade départementale qui commencera son travail aujourd’hui. Un seul personnel de direction est concerné par l’isolement car le reste de l’équipe de direction n’est pas considérée comme cas contact.

La DSDEN étudie au cas par cas en concertation avec l’ARS la nécessité d’une fermeture d’établissement. Le respect possible ou non du protocole fait partie des éléments d’analyse. Il ne peut y avoir de position de principe à ce sujet.

Dans le cas du collège de Bonnétable, le département a fait appel à une entreprise privée pour assurer le nettoyage des locaux. Il faut espérer que la situation ne se multiplie pas dans plusieurs établissements car cela pourrait poser problème.

Ni le chef d’établissement, ni le-la directeur-trice d’école ne peuvent décider de leur propre chef de la fermeture d’une classe ou de renvoyer les élèves chez eux. Cette fermeture fait l’objet d’une concertation.

Analyse de la FSU : Vu l’état sanitaire exposé, les conditions de fermeture devraient être possibles de façon accélérée. L’étude au cas par cas ne doit pas conduire à des retards de réaction.

Comment la DSDEN envisagent-elles les fermetures de classes en lycée général, sachant que désormais un élève fréquente plusieurs groupes ?

Peu de classes de lycées sont concernées en ce moment en Sarthe mais, comme pour la région parisienne dans les cas de contamination, il faudra prendre en compte les groupes et pas seulement la classe de l’élève contaminé , ce qui effectivement peut provoquer des isolements massifs.

Le tout étant bien entendu géré au cas par cas en lien avec l’ARS pour remonter la chaîne de contamination. Il y a en ce moment deux lycées professionnels concernés (le lycée Raphaël Elysée et un lycée privé).

Analyse de la FSU : Là encore il y a reconnaissance d’un problème structurel lié à la réforme du lycée, mais malgré l’augmentation massive des cas de contamination, ce sont encore des gestions locales qui sont promues ,alors que l’épidémie flambe.

  • Questions tous degrés :

Dans l’hypothèse d’un reconfinement, quelles sont les mesures prévues en termes de fournitures de matériels pour les personnels élèves pour permettre un enseignement en distanciel ?

A ce jour, il n’y a pas d’éléments nouveaux. Ce qui avait été mis en place lors du dernier confinement pourrait être reconduit avec notamment des conventions de prêts de matériel entre collectivités et élèves en primaire, collège et lycée.

Lors de la mise en place des demi-groupes en lycée, on a pris en compte la situation des élèves qui avaient des problèmes pour l’enseignement en distanciel dans le cadre du plan de continuité pédagogique.

Concernant le personnel enseignant, au-delà de la prime informatique qui contribue au financement du matériel, rien n’est prévu. Pour les personnels administratifs, l’équipement a été abondé pour faciliter le télétravail dans les services. Dans ce but, un plan d’équipement académique est programmé pour équiper à terme un maximum de ces personnels.

Analyse de la FSU : Un an s’est écoulé. Et rien ne change. D’une part, c’est toujours sur les familles et les collectivités que repose le maintien du lien scolaire via l’achat ou le prêt de matériel. Cela créé d’évidentes inégalités qui sont absolument inadmissibles pour quiconque défend un accès égalitaire à l’école et se bat contre les déterminismes sociaux. Du côté des personnels, la prime de 150 euros versée le mois dernier serait censée répondre aux besoins d’équipements des collègues. Un défi de taille que de trouver un ordinateur performant à ce prix… mais peut-être que le Ministre a des solutions que nous ignorons ?

Des formations concernant des personnels des différents départements de l’académie sont maintenues malgré l’impossibilité de respecter les gestes barrières. Les personnels sont légitimement inquiet-es. Quelle est la position de la DSDEN sur le maintien de ces formations ?

Au niveau départemental, les formations ont été annulées. La DSDEN posera la question à la DAFPEN pour donner les informations aux personnels concerné-es par cette formation de formateurs aux premiers secours sans garantie de réponses dans des délais courts.

L’annulation de ce type de formations est un dilemme car pour éviter un risque on en fait courir un autre en limitant le nombre de personnels formé-es. Une adaptation est certainement prévue pour que les gestes barrières soient respectés lors de cette formation.

Analyse de la FSU : pour la FSU, le contexte de défiance des personnels est compréhensible, d’abord généré par la gestion politique et administrative du gouvernement. Mensonges, revirements de consignes, déni de réalité… Dans ce contexte, quelles que soient les précautions prises, on ne peut imaginer de les imposer aux professionnel-les.

 

 

 

Point de situation sanitaire au mardi 23 mars 2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : M. l’Inspecteur Adjoint, Mme la Secrétaire Générale, Mme la Conseillère Prévention Départementale, Mme la Médecin de prévention ;

Étaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU secrétaire suppléant du CHSCT, Sophie PEREIRA, SNES-FSU et un représentant UNSA Éducation.

Point de situation par la Directrice Académique :

Le taux d’incidence départemental est aujourd’hui de 224. L’augmentation est régulière et constatée par les remontées de la cellule Covid sur les écoles. Le nombre de cas contacts augmente aussi fortement.

Il y a beaucoup de cas positifs en école, notamment en maternelle où le virus circule beaucoup : il y a eu 11 fermetures de classes au 22 mars, 21 ce jour. C’est pourquoi la situation des remplacements est tendue.

Dans les lycées et les collèges les contaminations existent mais le nombre de cas contacts est moindre du fait du port du masque obligatoire.

Les tests salivaires permettent aussi de repérer des cas positifs.

Cette situation entraîne des complications au niveau du secrétariat qui a été débordé ce qui explique que dans le premier degré des courriers d’informations sur des contaminations ne sont pas arrivés le jour même ce qui a posé problème à des directeurs-trices.

La nouvelle foire aux questions comporte des changements autour de l’EPS, qui ne concernent pas uniquement les 16 départements à haut niveau de contamination mais tous les établissements scolaires français. Ces évolutions concernent notamment la fin de l’interdiction des activités en milieu fermé en EPS (gymnase, piscine…) mais sous réserve de l’application de règles sanitaires précises. Les activités physiques de basse intensité et celles permettant le port du masque pourront être pratiquées avec la règle d’un mètre de distanciation. Cette distanciation sera de 2 mètres pour les activités sans port du masque. Les sorties scolaires avec nuitées restent interdites.

Une nouvelle livraison de masques, plus adaptés, est en cours (fabriqués en France, marque « Savoir faire ensembles », 50 lavages possibles). La livraison est en cours pour les personnels du premier degré pour finir l’année scolaire.

La campagne de tests antigéniques se poursuit dans les collèges et les lycées et des tests salivaires sont en cours dans des écoles.

Avec l’expérience, l’organisation de ces tests salivaires est désormais totalement fonctionnelle après quelques ratés au retour des vacances. Les écoles qui bénéficieront des tests jusqu’au 2 avril ont déjà été averties, la planification des tests jusqu’à fin avril est en cours de validation. Les écoles sont prévenues d’une campagne de tests une semaine à l’avance. La-le directeur-trice reçoit les documents de consentement et doit les imprimer. Ce sont ensuite les six médiateurs Covid qui gèrent : ils-elles arrivent le matin dans l’école avec une personne du laboratoire d’analyse médicale et en général un-e infirmièr-e de secteur et testent classe par classe. Les enseignant-es accompagnent leurs élèves pour le test. En général il faut une matinée pour réaliser tous les tests. C’est un peu plus compliqué en maternelle, mais des méthodes bien rodées permettent de réaliser les tests dans de bonnes conditions. Le taux de réponses favorables des familles est important. Il est important d’informer toutes les personnes concernées suffisamment en avance pour que tout se passe bien.

Analyse de la FSU :

La situation s’aggrave donc encore. Depuis l’entretien l’école Massenet a fermé suite à la détection par les tests d’enfants positifs asymptomatiques dans chaque classe. Allonnes est une ville où la proportion d’habitant-e-s de milieux populaires est grande, et s’il fallait encore le prouver, on voit que ce virus ne touche pas de la même façon toutes les catégories sociales. Dans le même temps la FAQ prévoit de nouveau la possibilité de l’EPS en milieu fermé, certes avec des mesures sanitaires. Toute forme adaptative n’est pas à rejeter, mais tout cela se situe dans un contexte où le doute s’est installé, et aussi l’épuisement. On nous parle de nouveaux masques plus efficaces en ayant affirmé longtemps que les actuels étaient au top (95% de filtration). Les tests seraient maintenant « totalement fonctionnels », alors même que la progression école par école, sans logique de tests réguliers ensuite, laisse beaucoup de trous dans la raquette au jeu de la détection des cas asymptomatiques. A côté de ces fluctuations organisationnelles, une chose est assurée, les virus progressent, les lits de réanimation atteignent de nouveau leurs limites, les autres pathologies sont déprogrammées, les soignant-e-s sont épuisé-es et les décès liés à cette crise continuent, touchent des patient-e-s plus jeunes.

Questions 1er degré :

Dans une école, une enseignante de CM2 était absente et non-remplacée. L’IEN a demandé oralement à la directrice de garder tou-tes les élèves à l’école et de mettre le service civique présent dans l’école devant les élèves pour leur faire cours à partir de documents fournis par un autre collègue ? Validez-vous cette pratique ? Autorisez-vous la répartition des élèves dans les autres classes ? Autorisez-vous le renvoi temporaire du maximum d’élèves le temps d’organiser le service ?

Le renvoi des élèves est impossible. Cela aboutit souvent effectivement à répartir les élèves dans les autres classes. Une aide à la surveillance peut donc être effectuée par des personnels non-enseignant et cela ne peut-être que de la surveillance.

Analyse de la FSU : Cette réponse est d’abord une nouvelle reconnaissance du problème de remplacement dans les écoles de notre département, ce qui est le cas partout en France. Reconnaissance qui ne veut pas dire prise en compte car à ce jour, aucun recrutement n’est envisagé au niveau national.

Par ailleurs, elle porte en elle une contradiction qui créé beaucoup de défiance entre les collègues et l’administration. Alors que certaines activités sont interdites, alors qu’il est demandé un respect strict du protocole à tous les niveaux pour éviter les brassages, l’autorité académique préfère la ventilation des élèves dans les autres classes plutôt que le renvoi à domicile. Cela est d’autant plus incompréhensible dans des situations où les élèves ne seront même pas face à des enseignant-es. La FSU continue de demander la possibilité pour les équipes de renvoyer temporairement les élèves afin d’organiser un temps scolaire qui protège les élèves, leurs familles comme les personnels.

Quand les tests salivaires ont lieu dans une école, les directeurs-trices constatent une surcharge importante de travail que les médiateur-trices Covid ne peuvent prendre en charge, notamment la relation aux familles. Un remplacement est-il prévu pour décharger la direction ce jour précis ?

La question du remplacement est sensible. Un nombre important de classes ne bénéficient déjà pas du remplacement. Il n’est donc pas envisageable de remplacer les directeurs-trices lors de tests salivaires à l’école.

Analyse de la FSU : La question du remplacement est effectivement sensible. Pourtant depuis le premier confinement, il y a plus d’un an, le Ministère avait largement le temps d’anticiper, d’ouvrir les listes complémentaires, de les élargir, d’organiser un concours exceptionnel… de faire preuve d’anticipation d’une certaine façon. Aujourd’hui, les collègues paient, au quotidien, la vision comptable qui domine au Ministère niant les besoins réels du terrain.

Par ailleurs, au moment même où est examiné une loi qui est censée répondre, par la mise en place d’une autorité fonctionnelle, aux problèmes exprimés par les directeurs et directrices d’école, nous constatons que nos revendications de plus de temps et de plus d’aides humaines seraient, bien plus qu’une posture hiérarchique, à même de répondre à cette problématique.

Sous quels délais les municipalités sont-elles prévenues d’une campagne de tests salivaires ?

Les municipalités sont averties via les IEN avant même que les directeurs-trices n’aient reçu l’information. Par ailleurs, quand le-la directrice reçoit les autorisations de consentement des familles, il-elle reçoit en même temps les explications pour les personnels hors Éducation Nationale.

Analyse de la FSU :

La procédure exposée n’a pas dû être efficiente partout, car nous sont remontés des défauts d’information qui ont plongé des agent-e-s dans l’incertitude alors qu’ils souhaitaient se faire tester. D’autre part des maires nous ont contacté en dénonçant une information lapidaire, dans des délais plus réduits qu’une semaine.

Questions 2nd degré :

Quels sont les établissements qui ne sont pas du tout en hybride ? Recommandez-vous un fonctionnement en demi-classe dans les lycées ?

La DSDEN n’a pas d’indications précises sur les modalités de fonctionnement actuelles des lycées sarthois. Elle a envoyé un rapport aux lycées. L’établissement est autonome sur son choix d’organisation. Il propose un projet d’organisation au rectorat qui veille à ce que cette organisation soit conforme aux préconisations sanitaires et la valide. Il n’y a donc pas de recommandations particulières.

Analyse de la FSU : Cette question mériterait des recommandations claires permettant enfin que l’ensemble des lycées fonctionnent sur le même pied d’égalité, notamment dans la perspective des épreuves du baccalauréat en juin. La question n’est pas neutre. Certains lycées ont opté pour un fonctionnement avec des classes en demi-groupe permettant une meilleure distanciation entre les élèves (et avec les professeurs) dans des espaces clôts et, en général, mal ventilés malgré le respect du protocole. A l’inverse certains lycées, partant du fait contestable que le seul problème serait la distanciation des élèves à la cantine, ont des niveaux en classes entières et d’autres pas. Dans le premier cas les retards pour la mise en œuvre du programme sont inévitables. Dans le second, comme c’est le cas pour les collèges, l’enseignement en classe entière est un problème pour les conditions de sécurité sanitaires. La FSU demande la généralisation des demi-groupes, y compris en collège, et une organisation similaire dans tous les lycées par souci d’équité. Cette décision ne doit pas relever du local mais bien du ministère qui doit prendre ses responsabilités.

Questions tous degrés :

Avez-vous une liste des établissements où des tests sont réalisés ? Pourrions-nous être informés du plan de test pour les 15 jours à venir ?

Un planning est établi jusqu’au 2 avril. Il est susceptible d’évolution mais il sera transféré aux représentant-es des personnels dans la même temporalité que les écoles.

Cela a commencé le 12 mars avec les écoles de l’Epau au Mans et de Saint Exupéry à Sablé.

15 mars : École Camus à Coulaines ;

16 mars : École Saint Joseph au Mans ;

18 mars : École Maternelle Saint Exupéry à Sablé ;

19 mars : École Marceau au Mans ;

22 mars : Écoles Jules Massenet et Victor Hugo à Allonnes ;

23 mars : École Langevin à Allonnes.

Analyse de la FSU :

Au rythme actuel (soit 2 écoles testées par jour tous les jours y compris les samedis et dimanche, l’ensemble des écoles publiques n’aura été testé qu’une seule fois… En décembre 2021. Pour la FSU, tout le problème réside dans cette lenteur et dans l’absence de méthode. Si la situation va permettre de découvrir des cas, le problème est clairement que l’on va courir après le virus, qui lui, aura le temps de muter et de se recombiner et de poursuivre sa macabre progression… On voit malheureusement par cet exemple les conséquences dramatiques d’une politique de santé publique « tarabiscotée » puisque devant composer avec une austérité néolibérale qui continue de fermer des lits, qui poursuit les fermetures de classes. Nous le réaffirmons, sans fonctionnaire, pas de service public. Sans service public, pas de santé publique et pas d’égalité des droits. Or, ce sont les plus fragiles et les plus pauvres qui payent le plus durement cette crise syndémique.

(Une syndémie caractérise un entrelacement de maladies, de facteurs biologiques et environnementaux qui, par leur synergie, aggravent les conséquences de ces maladies sur une population)

Quand un cas positif est déclaré au sein d’une structure scolaire, devient-il prioritaire pour la campagne des tests ?

Non. Le travail est en lien avec l’ARS qui décide selon un plan sanitaire coordonné et cohérent qui dépend notamment des zones de contamination. C’est l’ARS qui détermine d’éventuels changements par rapport au plan initial en fonction des cas. Donc cela peut arriver mais il n’y a pas d’automaticité.

Analyse de la FSU : Si l’idée d’un planning de tests est intéressante, il semblerait néanmoins utile, dans une logique de détection/isolement qu’en cas de présence de Covid sur un lieu, ce lieu soit priorisé pour détecter plus à fond les cas aymptomatiques par des tests. Mais cela aurait nécessité de moyens bien supérieurs à ceux mobilisés, dans la plus grande impréparation, par notre Ministère.

Avez-vous un retour sur la vaccination des personnels ?

Aucune information sur ce sujet. Il n’y a aucun planning de prévu. Par ailleurs si des personnels ont été vaccinés dans le cadre privé, l’administration n’a pas accès à ces informations.

Analyse de la FSU : Juste après cette audience sanitaire le président de la République a annoncé que les enseignant-es seraient vacciné-es « entre mi-avril ou fin avril ». Nous attendons un calendrier précis et l’organisation concrète de ces vaccinations en Sarthe, au-delà des annonces. Pour l’heure il n’y a aucune obligation à signaler qu’on est ou pas vacciné, selon le principe du secret médical.

Les personnels vulnérables en ASA qui vont se faire vacciner seront-ils-elles contraint-es à la reprise ? Un avis médical sera-t-il exigé pour reprise ?

La question ne s’est pas encore posée. Ce sont effectivement des questions qui vont se poser et qu’il faut anticiper. A priori, on peut penser qu’une personne qui arrive à échéance de son ASA ne se verra pas délivrer de certificat médical pour le renouveler si elle est vaccinée.

Analyse de la FSU : Dans la mesure où les personnes vulnérables peuvent d’ores et déjà prendre rendez-vous pour se faire vacciner, et où certaines l’on déjà été, une réponse claire est attendue. Réponse aussi sur la capacité à écourter un mois d’ASA quand une personne vulnérable vaccinée veut reprendre le travail.

Certain-es collègues d’ores et déjà vacciné·es car travaillant en structure médico-sociale ont présenté des complications post-vaccinales nécessitant un arrêt de travail. Ces personnels ont été soumis-es au jour de carence. Dans le cadre d’une campagne vaccinale, est-il prévu que le jour de carence ne soit pas appliqué à ces cas ? Si rien n’est prévu, cette demande peut-elle être remontée au niveau adéquat ?

C’est une situation qui se règle au niveau national. La problématique est entendue et sera remontée.

Analyse de la FSU : Cette question n’est pas nouvelle. Il a fallu attendre janvier 2021 pour qu’enfin les personnels de l’Éducation Nationale ayant attrapé le Covid ne soient plus soumis au jour de carence. Rappelons que les personnels qui passent un test salivaire dans le cadre de leur travail doivent payer 2 euros non pris en charge par la Sécurité Sociale. Est-ce d’ailleurs bien à cette dernière de payer un test qui relève davantage de la responsabilité de l’employeur ? Il n’est pas acceptable que les personnels travaillant pour l’Éducation Nationale et présentant des complications post-vaccinales soient soumis à ce jour de carence, parfaitement injuste.

Point de situation au 16 mars 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN le mardi 09/03 /2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, Mme la Secrétaire générale, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ; IEN, adjoint à l’IA-DASEN chargé du 1er degré,

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Catherine JAUNET, SNUEP-FSU et un représentant UNSA Education.

  • Point de situation par la Directrice Académique :

Même si le taux d’incidence en Sarthe reste inférieur au taux national, il n’en demeure pas moins élevé et se situait vendredi à 167,4. Notre département partage, à tour de rôle, avec le Maine et Loire, la pole position. La situation n’est pas stabilisée, elle évolue dans une phase ascendante avec, en parallèle, une augmentation du taux de variants. Les contaminations se montaient la semaine dernière à : 11 lundi, 6 mardi, 4 mercredi, 23 jeudi, 13 vendredi, 51 hier avec une prédominance de cas chez les élèves et beaucoup de signalements aujourd’hui, ce qui confirme une accélération de la contamination dans le département. Il est rappelé que, dans les écoles maternelles, un cas positif au variant entraîne l’isolement de toutes les personnes de la classe. Cette situation se rencontrait dans une classe ce matin, d’autres devraient suivre dans la journée.

Les tests salivaires ont commencé vendredi et rencontrent un vif succès auprès des familles. 90 % d’entre elles sont volontaires pour que leur enfant soit testé. Sur les 362 élèves que compte l’école de Coulaines, 251 étaient volontaires. Les tests antigéniques se poursuivent dans le secondaire et là, aussi, la proportion de jeunes volontaires augmente, 162 ont été réalisés sur les 407 élèves que compte le collège de Conlie. Aujourd’hui, le dépistage avait lieu au lycée Bellevue puis, le 18 mars, en plus de Bellevue, il se déroulera au collège de Loué car le virus circule encore beaucoup dans cette zone.

Analyse de la FSU :

Pour la FSU le rythme adopté de dépistage est très inférieur à ce qu’il conviendrait eu égard à la description faite par la DASEN elle-même de la propagation des virus.

La FSU ne partage pas l’enthousiasme affiché sur le nombre de volontaires. Dans cette proportion d’élèves qui ne sont pas testés les cas covid asymptomatiques vont continuer la propagation du virus. Bien sûr il ne s’agit en rien d’imposer le test, mais la dimension « commando » un jour dans une école le suivant dans une autre ne permet pas un travail de maturation des décisions (par exemple lorsque des cas asymptomatiques seront révélés cela pourrait entraîner d’autres volontés de se faire tester). L’Education suppose une durée que n’accorde pas le processus engagé.

  • Questions tout degré :

1- Pouvez-vous confirmer à nouveau le principe de la prise en charge à 100 % (pour les personnels et les élèves) des tests effectués ? C’est-à-dire, qu’il n’y aura aucun euro retiré sur les remboursements ultérieurs ?

Le coût du test salivaire est pris en charge par l’Assurance maladie mais, pour chaque test effectué, 1 euro sera effectivement retiré des remboursements ultérieurs (comme pour tout acte médical).

Analyse de la FSU :

Les tests sont portés par l’employeur. L’employeur assume ce qui relève de la santé de ses personnels. Augmenter la charge sur la sécurité sociale est tout bonnement scandaleux quand on connaît l’impact qu’aura cette crise sanitaire sur ses comptes. Il y a là la prolongation inacceptable d’une politique qui crée le déficit pour alimenter un argumentaire néolibéral de dénigrement, de désarmement au profit du marché privé, sur ce pilier de notre protection sociale. En outre, ce 1€ se révèle parfois monter entre 2 et 3€, et surtout, l’efficacité n’est pas de faire un test, mais d’en faire régulièrement. Et on n’apprendra rien à personne en disant qu’1+1+1… cela peut finir par faire beaucoup. Enfin, en rapport avec les salaires des agent-es, c’est à coup sûr injuste et la FSU pense tout particulièrement aux plus bas salaires, sous le seuil de pauvreté, notamment de nombreuses AESH.

  • Questions 1er degré

2/ Problèmes de remplacement dans les écoles. Lorsqu’un enseignant absent n’est pas remplacé, les élèves sont répartis dans les classes restantes. Selon leur taille, la distanciation de deux mètres entre les groupes n’est pas respectée. De ce fait, le risque de contamination d’un groupe à l’autre engageant la responsabilité de l’Education nationale ne pourrait-il pas justifier qu’en l’absence d’un-e remplaçant-e, la classe soit fermée et que les familles gardent leur enfant ?

Fermer une classe pour des raisons de congés maladie ordinaire (car peu de cas COVID chez les enseignant.es) est impossible, elle entraînerait une rupture de la continuité pédagogique, ce qui est illégal. Aucune possibilité de fermer une classe hormis les cas COVID en maternelle ou clusters pour les autres niveaux. L’interruption des formations permet de mobiliser un maximum de professeur-e-s sur le terrain. La situation s’impose de fait, même si l’accueil d’élèves surnuméraires est compliqué. Jusqu’à présent, dans le 1er et 2nd degré, sauf pour quelques clusters, l’origine de la contamination est externe.

Analyse de la FSU :

Comment soutenir encore que la contamination est externe?

Cette affirmation, en dehors de son caractère absurde et irrationnel, produit un réel danger. Certes le débat existe sur le niveau de contamination dans l’institution comparé à celui hors institution. L’essentiel de la littérature internationale démontre qu’il est plus élevé dans les écoles. Mais dire que l’origine de la contamination est externe c’est se réfugier dans un déni qui ne permet pas d’ajuster la pratique et le risque. Qu’un-e enseignant-e soit absent pour s’être cassé un genou ne change rien au fait que le jour où cela lui arrive, s’il n’y a pas de remplacement disponible, il y aura brassage par répartition des élèves, donc risque accru de contamination.

3/ La situation des contractuel.les. Le renouvellement des contrats liés à la crise sanitaire est-il envisagé ? Quel est le devenir des personnels dont les contrats n’ont pas été renouvelés ?

Le contrat des personnels volontaires a été renouvelé jusqu’en mai. Cette autorisation a été actée tardivement, juste avant les vacances d’hiver. Sur les dix enseignant.es contractuel.les concernés dans le 1er degré, six ont accepté que leur contrat soit prolongé, les autres ayant pris d’autres engagements. Ceux qui préparent un concours bénéficieront d’une autorisation d’absence pour se présenter aux épreuves. La situation est identique pour les AED. Elle se traduit plus par l’augmentation du temps de présence plutôt que le recours à un nouveau recrutement.

Analyse de la FSU :

Pour la FSU, qui relevait lors de la dernière carte scolaire un manque de recrutement sur le volant de remplacement (supprimer du remplacement permet d’invisibiliser les manques de postes sur les périodes non tendues), le processus actuel vient confirmer cette analyse. Cela se traduit par des recrutements de collègues précaires. Faut-il féliciter l’administration de donner des autorisations d’absences à des remplaçant-e-s pour se présenter aux épreuves? C’est juste là une mauvaise réparation d’une inconséquence de base. Il aurait bien mieux valu ouvrir la vanne des postes de titulaires à tous les points de vue, humain, de qualité de service, d’intérêt de l’élève… Mais malgré une crise inédite, durable, le vaisseau Education Nationale continue sans broncher dans le sillage de la restriction de postes et prioritairement de ceux sous statut public.

  • Questions Second degré :

Concernant la situation des inclusions des élèves ULIS, des collègues coordonnateurs/trices en collège ont indiqué que le/la chef/fe d’établissement attendait une consigne précise pour reprendre les inclusions. Un message écrit est-il prévu ?

Aucune circulaire départementale n’a été produite, celle de 2015 s’applique. L’organisation des inclusions restent de la responsabilité des chefs/fes d’établissement et des directeurs/rices d’école et elle doit s’établir en fonction du protocole sanitaire, notamment des conditions de brassage et de l’environnement de l’établissement. Il faut tenir compte de la situation de chaque établissement. Mme La DASEN a eu l’occasion d’apporter ces précisions lors d’une réunion de bassin avec des personnels d’établissement. Pour toute information, contacter le cabinet de la DSDEN.

Analyse de la FSU :

La DSDEN communique un jour sur l’imposition du tout ou rien (tout inclusion, ou tout sur la classe ULIS), au mépris de la circulaire de 2015, mais refuse de mettre en place le même niveau de communication quand elle revient sur cette imposition. Résultat, le premier message reste alors qu’il n’est plus valide. Ce manque de clarté porte objectivement préjudice à des élèves.

La situation au collège de Loué. Dans le bâtiment de la restauration, un mur donnant sur l’extérieur aurait été abattu et serait actuellement obturé par des planches et des bois alors que la structure modulaire qui devait arriver pour augmenter la taille de la structure n’a pas encore été livrée.

Mme La DASEN n’a pas été informée de cette situation par le chef d’établissement. Elle rappelle que le conseil départemental prévoit des travaux en deux temps, une structure modulaire dans un délai court et ensuite, l’agrandissement du bâtiment lui-même.

Analyse de la FSU :

Une étape supplémentaire s’est installée, en attente du modulaire, qui paraît pour le moins bricolée… Une situation qui mériterait d’être entourée d’explications puisque qu’effectivement le problème est ancien et que la situation sanitaire l’aggrave.

De façon générale, la FSU rappelle, alors que l’urgence et le retard règnent dans bien des domaines, que l’été dernier elle appelait à un effort tout particulier sur les locaux, envisageant des réquisitions et l’usage de locaux jusqu’alors non scolaires, afin, dès la rentrée, de se donner un maximum de chances pour lutter contre le brassage et les distanciations sanitaires insuffisantes. Mais le ministre estimait pour sa part que tout était prêt.

Point de situation au 09 mars 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN le mardi 09/03 /2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ; IEN, adjoint à l’IA-DASEN chargé du 1er degré,

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Eric DEMOUGIN, SNUipp-FSU et un représentant UNSA Education.

  • Point de situation par la Directrice Académique :

Après toute une série de démarches, les tests salivaires vont être proposés aux enfants des classes maternelles et élémentaires uniquement, (collèges et lycées pourraient être concernés à titre exceptionnel, en fonction de la situation). La mise en œuvre de ce dépistage a nécessité au préalable de

  • trouver les laboratoires nécessaires à leur analyse,

  • vérifier l’approvisionnement en équipements pour le personnel,

  • recruter et former les médiatrices Covid (13 contrats créés, 13 femmes recrutées), ces personnes chargées de la mise en œuvre,

  • se déplacer en amont sur le terrain pour organiser les prélèvements, la logistique.

Deux laboratoires (un sur Sablé et l’autre sur le Mans) participent au dispositif. Deux écoles (une sur Sablé et l’autre au Mans) ont été choisies. Les documents ont été envoyés aux familles pour recueillir leur accord et les informations utiles qui permettent de constituer les listes qui sont adressées aux laboratoires afin d’éditer les étiquettes nominatives. Les premières expérimentations effectuées, la montée en puissance des tests salivaires pourra commencer. Le choix de l’école St Exupéry de Sablé se justifie par la localisation du laboratoire avec qui a été signé le partenariat et le taux de circulation du virus dans cette zone géographique. Quant à celle du Mans, l’école de l’Epau, la taille de la structure a été prise en compte dans la mesure où la direction est complètement déchargée et ainsi disponible pour assurer la logistique. Toutes les écoles sont potentiellement éligibles. Les écoles retenues pour organiser une intervention et leur nombre dépendent du nombre de cas positifs dans l’école ou dans la commune. De même, en concertation avec l’ARS, certains établissements seront régulièrement testés (par exemple tous les 15 jours) pour suivre l’évolution de l’épidémie.

Les indicateurs fournis par l’ARS, le vendredi 5 mars, indiquent que le taux d’incidence progresse. La Sarthe se positionne en seconde position du plus fort taux avec 161 contre 184 dans le Maine et Loire et une moyenne de 146,4 pour la région des Pays de la Loire. Hier, onze nouveaux cas positifs ont été signalés dont un enseignant. Pendant les vacances, selon l’Assurance maladie, 98 élèves et 27 enseignants ont contracté le virus. La campagne de tests antigéniques se justifie donc. Prochainement, les collèges situés dans des zones vulnérables telles que Conlie et Loué et un lycée qui en a fait la demande (le lycée Bellevue) seront ciblés.

Chaque cas positif est criblé afin d’identifier l’origine du virus. Concernant le variant britannique, il apparait dans 58,30 % des tests pour la région des Pays de la Loire. La Sarthe est le département le moins impacté avec 43,30 % et la Loire Atlantique, le plus, avec 65 %. Quant au variant brésilien et sud-africain, il apparait dans 5,9 % des tests au niveau de la région, la Sarthe avec 3,4 % se situe entre les départements extrêmes que sont la Mayenne avec 1,6 % et la Loire Atlantique avec 9,3 %. La proportion de ces variants ne fait qu’augmenter. Il est difficile de connaître le nombre d’établissements qui bénéficiera de tests. Celui-ci dépend du personnel disponible pour les prélèvements et du nombre de volontaires au test, cependant, la capacité de traitement des laboratoires est importante. Les tests sont financés entièrement par la sécurité sociale ou l’Education nationale lorsque les familles ne sont pas socialement assurées. Dans ce cas, elles doivent s’adresser au directeur d’école ou chef d’établissement. L’Education nationale garantit la gratuité des tests également pour son personnel comme pour les personnes des collectivités.

Une seconde dotation de masques à lecture labiale a eu lieu à destination des personnes mal entendantes. L’attribution de ces masques pour les élèves de CP n’est plus évoquée au niveau national. Des masques pour remplacer ceux qui n’étaient pas opérants sont en cours de livraison.

Analyse de la FSU :

Pour cette première semaine de rentrée, deux écoles testées pour la Sarthe c’est très peu. Au Royaume Uni tous les élèves sont testés deux fois par semaine à partir du 8 mars, dans leurs familles. Une fois encore, après l’épisode des masques, après celui des vaccins, après celui des tests antigéniques, ces tests sont une preuve de plus d’une faillite organisationnelle. On qualifie souvent ces pénuries d’incurie, là où ce qui apparaît de façon de plus en plus criante, c’est au fond une volonté politique de ne pas mettre les moyens, et donc de ne pas protéger la population. Un « quoi qu’il en coûte » cyniquement vu du point de vue sanitaire. En outre, ce que nous constatons en découvrant la gestion mise en place, c’est d’un côté l’ouverture d’un marché lucratif pour les laboratoires, alimenté par l’Ecole, et de l’autre le financement des tests produits par l’institution scolaire à la charge de la sécurité sociale. Outre que la sécu répercute une partie de ce coût sur les familles (ces tests ne sont donc pas gratuits), elle est une fois de plus sollicitée et sera donc encore plus pointée comme déficitaire. La FSU demande une gestion publique autonome des questions sanitaires, pour garantir l’égalité d’accès aux soins. Dans la circonstance, l’éducation nationale compense financièrement le coût pour les familles sans sécurité sociale. Cela induit une situation discriminante inacceptable au niveau des écoles. Enfin, reconnaître que le choix des écoles fait intervenir leur situation géographique par rapport au laboratoire (Sablé), ou encore la demande des établissements (lycée Bellevue), c’est de fait introduire des biais économique et sociologiques dans ce qui ne devrait relever que de démarche sanitaire. La FSU sera vigilante sur ce lien nouveau entre les laboratoires, la sécurité sociale et l’école, qui pourrait mettre en cause le droit au secret médical. Enfin, 13 médiatrices covid pour le département, c’est bien peu, et la charge supplémentaire qui attend les directions d’école et les équipes ne fait pas de doute puisque le choix a aussi été dicté par le niveau de décharge (totale) des écoles choisies. La DASEN n’aborde pâs cette question de la surcharge de travail induite par les tests pour les personnels qui devront, in fine, les organiser. Elle n’aborde pas la question de la gestion des données individuelles qui seront récoltées lors de ces tests. Enfin tout ce qui contruit une réelle stratégie sanitaire pour maintenir les établissements ouverts, tels que la fourniture gratuite des masques ou la priorité vaccinale, est occulté. Comme depuis le début, le Ministre mêle communication envers la population, décisions déconnectées des réalités de terrain. Le résultat c’est la mise à mal des personnels de toute l’institution à tous les niveaux. C’est insupportable : l’École mérite mieux que cela.

  • Questions tout degré :

1/ Qu’en est-il de l’accès à la vaccination pour les personnels enseignant-es et AESH ? Le ministère avait évoqué le mois de mars, avez-vous des précisions sur cette échéance ? Avez-vous des précisions sur d’éventuelles modalités (priorité des personnes vulnérables par exemple) ?

Les personnes vulnérables, atteintes d’une des pathologies listées, peuvent se faire vacciner. Les autres doivent attendre leur tour !

Analyse de la FSU :

Le vaccin, « ce n’est pas le problème de l’école ». Voilà en substance la réponse de la directrice académique sur l’accès aux vaccins. Pourtant, l’employeur a obligation légale de protéger ses employés. Pourtant, l’ONU comme l’UNICEF disent que les enseignant-es doivent être prioritaires. Ce qui est insupportable c’est bien sûr d’une part cette pénurie toute française de vaccins, mais surtout ces annonces (accès en mars) qui sans cesse ne sont pas tenues. Le vaccin reste la meilleure des solutions pour maintenir les écoles ouvertes…

2/ Donnez-vous la consigne aux lycées de reprendre en classe entière pour tous les niveaux ? Est-ce une consigne rectorale ?

Pas de consigne rectorale, la directive nationale, qui s’impose à tous, doit s’appliquer. Celle-ci indique que « l’organisation précédente doit reprendre au retour des vacances d’hiver » mais aucune date n’est précisée. La Directrice académique rappelle que la situation sanitaire reste tendue à court terme, de ce fait, les précautions s’imposent. L’organisation actuelle doit être maintenue, tout changement relève d’une discussion au sein de l’établissement.

Analyse de la FSU :

La situation est quelque peu ubuesque, car la directrice académique conseille aux acteurs et actrices de terrain de porter la contestation, de faire valoir les textes réglementaires dans les établissements, contre les décisions des chef-fes. Si les syndicats ne peuvent plus compter sur la hiérarchie ! Au delà de la plaisanterie, cela révèle une autonomie extraordinaire des établissements, non pas construite dans une collégialité d’équipe, mais bien dans un monarchisme absolu des chef-fes d’établissement.

3/ Des conseils de classe semblent devoir se tenir encore en présentiel. C’est le cas du lycée Touchard. Quelle mesure envisagez-vous pour faire respecter les préconisations de la Foire aux questions (FAQ) ?

La directrice académique ne veut pas surveiller chaque établissement. Les chef-fes d’établissement reçoivent les FAQ. Les équipes enseignantes peuvent contacter leurs directions pour manifester leurs désaccords et s’appuyer sur la FAQ qui limite l’effectif des réunions en présentiel à 6 personnes. Lors des conseils de classe, les professeurs sont invités à ne pas siéger au-delà de 6.

Sur les deux portes ouvertes prévues, l’une a déjà été annulée et l’autre prend la même voie.

Analyse de la FSU :

Même remarque que précédemment. La FSU ne demande pas à la DASEN de surveiller les établissements. Des informations remontent par divers moyens, dont ceux syndicaux. Mais elle lui demande d’exercer son autorité pour faire respecter par les chef-fes d’établissement les FAQ qu’elle publie. Est-ce une demande si extravagante qu’elle ne trouve pas réponse et qu’au final l’autorité académique départementale appelle ses agent-e-s à désobéir à leur hiérarchie de proximité ?

3/ Lors de l’audience du 16 février, vous avez précisé que les inclusions des élèves ULIS relevaient de la décision des directeurs d’école ou des chefs d’établissement depuis l’allègement du protocole. Confirmez-vous que la question de l’inclusion ou non des élèves ULIS relève bien de la compétence des chef-fes d’établissement et des équipes ?

Oui, dans chaque établissement (école, collège, lycée), l’équipe de direction avec les enseignant-es concerné-es sont en mesure de décider de l’inclusion ou non des jeunes.

Analyse de la FSU :

De façon claire les inclusions scolaires peuvent reprendre leur cours si les équipes le souhaitent. La FSU demande à la DASEN de mettre autant d’énergie à diffuser l’information de ce retour à la normale qu’elle en a mis à décréter la nécessité maltraitante de choisir entre inclusion totale ou affectation totale sur la classe ULIS.

Pour l’heure il est probable que seul-e-s les collègues lisant ce compte rendu sont au courant de ce nouveau changement. La section FSU, suite à l’annonce de ce rétropédalage la semaine passée, a été interpellée par des lecteur-trice-s du site FSU72 sur les risques encourus en cas de contamination liées aux inclusions. Ce sont les mêmes que dans les autres circonstances scolaires, pas plus, pas moins. Les règles de distanciation et les gestes barrière restent les règles à appliquer, en ULIS comme ailleurs, avec toutes les contradictions de terrain qui existent partout.

 

Point de situation au 16 février 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN le mardi 16/02/2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ;M. l’IA-DASEN chargé du 1er degré.

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Eric DEMOUGIN, SNUipp-FSU et un représentant UNSA Education.

  • Point de situation par la Directrice Académique :

Les indicateurs fournis par l’ARS vendredi indiquent que la situation sanitaire s’améliore globalement mais la Sarthe reste le département le plus impliqué de la région avec le taux d’incidence et la proportion de variants le plus élevé. Si la semaine dernière le nombre de cas était limité en raison du nombre restreint d’élèves présents dû à l’absence de ramassage scolaire, hier, trente cas ont été signalés avec beaucoup de variants des trois catégories. A ce jour, cinq classes maternelles sont fermées. Madame la DASEN rappelle le protocole appliqué : ce n’est plus un cas mais trois cas positifs au variant anglais qui entraînent la fermeture de la classe entière. Par contre, si la contamination est liée aux variants brésiliens ou sud-africains, un seul cas suffit pour la fermeture, d’où le protocole renforcé, notamment, en ce qui concerne les mesures pour limiter le brassage. On est plus que jamais en situation de crise. D’ailleurs, la campagne de tests se déploie, la mobilisation des médecins et infirmier-ère-s est maximale et la cellule de veille continue à fonctionner fortement.

La campagne de redistribution des masques va s’engager pour remplacer ceux qui posaient problème lors de la dernière dotation.

Analyse de la FSU :

La FSU note une fois de plus la distorsion entre les données nationales portées par l’ARS esquissant une amélioration, et la situation sarthoise que le propos de la DASEN caractérise ainsi : « On est plus que jamais en situation de crise ». La réalité locale est bel et bien très inquiétante. Nous retenons aussi l’évolution du propos de l’administration locale qui reconnaît de fait, par l’observation, que l’école est un vecteur majeur de la diffusion de la pandémie. Car si ce n’était pas le cas comment interpréter autrement le fait qu’arrêter trois jours les transports scolaires (ce qui revient à baisser les effectifs) fait baisser les chiffres de contaminations notablement. Inversement, faire revenir normalement les élèves est suivi d’une augmentation subite de 30 cas, tous variants confondus. Le discours longtemps asséné, contre toute raison, que l’école n’est pas un vecteur est donc derrière nous, et c’est un progrès. Mais la raison a ses limites, qui sont celles, il faut bien le dire, du niveau national. Car la FAQ est tellement à géométrie variable que le Ministre la modifie au gré des humeurs jupitériennes… En effet, alors qu’une nouvelle version était publiée le 8 février, une nouvelle nouvelle nouvelle (etc.) version était publiée le 12 février. « Dans la version du 8 février, un cas de variant britannique dans une classe entraînait la fermeture immédiate de la classe. Dans la version du 12 février, la classe est traitée comme dans le cas général. La classe n’est plus automatiquement fermée. Dans les cas de variant brésilien ou sud africain, la fermeture immédiate reste pour le moment la règle. », comme le rappelle le café pédagogique. http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2021/02/12022021Article637487417571258240.aspx. La santé des personnels, des élèves et de leurs familles, ainsi que les capacités du système de santé à prendre en charge les malades, sont des préoccupations qui cèdent le pas à celle de maintenir ouverte coûte que coûte une institution, même dans ses structures repérées les plus propagatrice du virus et de ses variants. Si le gouvernement, le ministère de l’Éducation Nationale tout comme la DASEN, veulent véritablement protéger la population de tout risque de diffusion du virus, nous les invitons à ne pas minimiser la propagation du variant anglais, à baisser le nombre d’élève par classe dans toutes les classe plutôt que de fermer des milliers de classes comme partout en France (44 en Sarthe à ce jour en primaire, sans compter le secondaire).

  • Questions 2nd degré :

1/ Dans quelques lycées manceaux, il apparaît que les chefs d’établissement souhaitent organiser les conseils d’administration et les conseils de classe en présentiel. Cela semble en contradiction totale avec la FAQ mise à jour le 8 février qui interdit toute réunion de plus de 6 personnes. Allez-vous autoriser la tenue de telles réunions ou vous y opposer ?

La Foire aux questions et les protocoles ont valeur de circulaires et s’imposent à tous. Il est bien écrit, dans ces documents, qu’en cas de réunion en présentiel, le nombre de participants est limité à six. Les chefs d’établissement peuvent organiser des réunions hybrides en s’entourant de cinq collaborateurs, les autres membres restent en distanciel. D’ailleurs, la DASEN a contacté les chefs d’établissement qui avaient été signalés pour leur rappeler la règle.

Analyse de la FSU :

La DASEN a reconnu que l’information lui était remontée par la FSU. Cela veut dire que si nous n’étions pas intervenu-e-s, des chefs locaux auraient imposé leur appréciation sanitaire contre le protocole, mais surtout contre les avis et sentiments des enseignant-e-s qu’ils ont sous leur autorité. Car si l’information nous est remontée, c’est au travers de collègues qui se sentaient mis-e en danger, à juste titre selon nous, par une telle décision. Cette mise au pas nous satisfait, et conforte l’utilité de faire remonter les réalités de terrain, réalités qui semblent peiner à faire leur chemin vers les instances hiérarchiques supérieures.

2/ Le collège de Loué a été un établissement fermé une semaine par décision du préfet pour contamination covid. Il a repris un fonctionnement normal. Les personnels s’inquiètent de ne pas voir de mesures destinées à diminuer les risques de brassage lié au manque de place. Les locaux de restauration, de cours, sont insuffisants. Les algecos placés sur la cour pour pallier à ce manque de salles diminuent l’espace de récréation. Tout cela rend la gestion sanitaire difficile. Des constructions sont-elles prévues à moyen terme (cet été) pour résoudre cette question. Nous sommes conscient-e-s que cette question implique le Conseil Départemental. Qu’en est-il des démarches de l’administration en ce sens ?

Le chef d’établissement travaille en ce sens avec la DSDEN et le conseil départemental. Mme la Conseillère de prévention départementale du pôle 3SCT s’est déplacée et a rencontré l’équipe de direction la semaine dernière. Une construction modulaire sera implantée, courant avril, sur un espace vert, près de l’espace restauration, pour ne pas empiéter sur la cour. Un nouveau protocole sanitaire vient d’être envoyé aux membres du conseil d’administration.

Analyse de la FSU :

La FSU constate que la solution à ce problème ancien tarde . Il est rassurant que l’administration de l’Éducation Nationale rappelle au Conseil Départemental la réalité des difficultés rencontrées. Toutefois, la solution choisie est une solution de bâti provisoire, dont l’inconfort est bien connu, ainsi que le coût sur la longue durée. Les administrations qui sont parvenues à cette décision se méprennent, selon la FSU, sur les enjeux sanitaires actuels et futurs. C’est un programme de constructions pérennes, intégrant la nécessité de réduire les effectifs des groupes, donc d’augmenter le nombre des groupes, et donc d’utiliser plus d’espace, qui devrait être lancé, et pas seulement à Loué.

  • Questions 1er degré :

3/ Les contrats des contractuel-le-s recruté-e-s pour suppléer les absences liées au COVID ont une échéance connue. La situation sanitaire vous conduit-elle à poursuivre les contrats au-delà de la date prévue ?

Cette question n’est pas de la compétence de la DASEN. La décision de prolongation des contrats, dont le terme est fixé au 19 février 2021, relève du ministère qui, jusqu’à maintenant, n’a pas communiqué sur le sujet.

Analyse de la FSU :

La FSU rappelle son attachement au statut de la Fonction Publique. Elle défend bien sûr les personnels recrutés sur ces emplois précaires. Mais cette précarité permet une navigation à vue de l’institution et non une navigation au long cours. D’urgence en urgence, on recrute sans formation réelle des personnels qui ne savent pas s’ils vont continuer ou pas après les vacances. Recruter des postes de remplacement est une nécessité à la fois humaine pour les agent-e-s qui exercent ces missions, mais aussi pour la continuité et la qualité du service public.

4/ Une évaluation sur les conséquences à long terme (pédagogique, psychologique, sociale) du port du masque pour les enfants de 6 à 11 ans, scolarisés au primaire, et particulièrement en cours préparatoire, est-elle en cours ? La profession s’inquiète autour de cette question. Jugez-vous utile une telle étude ? Vous exprimez-vous en ce sens auprès du ministère ? 

« Chacun son domaine de compétences pour apprécier les conséquences ». Mme la DASEN n’est pas au courant d’éventuelles recherches au niveau national. Toujours est-il, qu’une fois prouvé, il faudra que l’impact des masques soit mesuré, au-delà du ressenti. La situation sanitaire actuelle avec les risques liés aux variants impose plus que jamais le port du masque à toute personne âgée d’au moins 6 ans.
L’urgence ne nous laisse pas le temps de penser à une telle étude.

Analyse de la FSU :

Pour la FSU l’institution ne devrait pas avoir à choisir entre l’urgence et le travail de fond. Il y a une gestion de l’urgence indéniable et nécessaire. Mais cette urgence, dans une institution bien portante qui viserait une vraie résolution de crise, devrait être doublée de mesures de long terme, comme la réduction des effectifs, l’extension des locaux, et la mise en place d’études qui mesurent les impacts actuels et futurs de nos nouveaux modes de vie, notamment ceux du masque, équipement devenu omniprésent.

5/ Sur quelle réglementation s’appuie l’administration pour contredire la circulaire 2015-129 concernant les ULIS et plus généralement la loi européenne de 2015 sur le handicap. Nous vous demandons de produire une circulaire départementale qui indique votre décision d’interdire les inclusions ou de les rendre totales. Cela permettra aux coordonnateurs d’ULIS du primaire, qui subissent les réactions parentales, d’informer les familles de votre décision.
Cette mesure avait pour objectif de limiter le brassage de tout groupe constitué et ne ciblait pas spécifiquement les classes ULIS. La mise en œuvre des directives de la Foire aux questions et du protocole renforcé justifiait cette décision ainsi que la crainte d’un nouveau cluster en ULIS associé au risque de fermeture d’un établissement. Le changement de contexte lié à l’allègement récent du protocole relatif au variant anglais permet de relâcher les exigences, il appartient aux directeurs d’école et chefs d’établissement de gérer les inclusions, au cas par cas. Les inclusions ne sont pas interdites, les distances sont cependant à respecter dans la classe d’accueil et la classe ULIS.

Analyse de la FSU :

La FSU note que la DASEN parle de « classe ULIS »… Alors qu’il s’agit d’un « dispositif » comme le stipule très clairement la circulaire de 2015… La DASEN piétine allègrement le droit des élèves porteurs et porteuses de handicap en imposant de son propre chef une telle restriction, sans s’appuyer sur autre chose que sur ses perception et analyse de la situation sanitaire ou des directives nationales. La FSU s’oppose très clairement à son interprétation toute personnelle, tant du point de vue du respect de la réglementation, que de celui du droit, que de celui de la situation sanitaire. En effet, lorsque nous avons questionné la DASEN sur la publication d’une circulaire départementale permettant d’informer les personnels et surtout les familles de sa décision, elle a alors refusé catégoriquement de publier un tel document. Si le gouvernement, le ministère de l’Éducation Nationale tout comme la DASEN veulent véritablement protéger la population, nous les invitons à ne pas faire des élèves en situation de handicap les bouc émissaires de l’indigence de leurs choix en matière de santé et d’éducation publiques. La FSU met tout en œuvre pour garantir la scolarité effective de toutes et tous les élèves et étudie toutes les possibilités légales permettant de faire respecter la circulaire 2015-129 concernant la scolarisations des élèves en situation de handicap.

En conséquence, la FSU appelle l’ensemble des coordonateurs·trices d’ULIS mais plus largement l’ensemble de la communauté éducative à refuser cette entrave à la scolarité pleine et entière des élèves en situation de handicap.

  • Questions tous degrés :

6/ La campagne massive de tests salivaires, maintes fois annoncée, va-t-elle se concrétiser à la rentrée des vacances d’hiver ? Un calendrier est-il déjà finalisé, ou à tout le moins, à l’étude ? Quel-le-s professionnel-le-s seront mobilisés sur ces missions, sachant que les infirmières scolaires voient un mal être des élèves de collège, conjoncturel lié à la crise sanitaire, augmenter fortement en plus des problématiques habituelles adolescentes. 
Mme la DASEN ne peut communiquer sur le sujet fautes d’informations précises. Ces tests demanderaient une logistique plus importante qui pourrait mettre à contribution les mêmes personnels que ceux mobilisés actuellement assistés de laboratoires.

Analyse de la FSU :

La directrice académique a reconnu que les infirmières scolaires étaient déjà très absorbées par le travail de fond qui est le leur autour de la santé et du suivi des enfants et adolescent-e-s que sont les élèves. Elle a reconnu que le mal-être lié à la crise augmente encore la charge. Pour la FSU, il est clair que la démarche des tests ne peut reposer sur ces personnels. Mais tout en disant cela, la FSU dénonce que des missions de service public deviennent des enjeux lucratifs pour des laboratoires privés. La politique de santé publique dans le cadre scolaire devrait relever du service public, et porter le gouvernement à créer des postes en ce sens.

7/ Après le changement de protocole national qui n’impose plus la fermeture d’une classe atteinte par le variant anglais, comptez-vous prendre une décision locale de protection des collègues, des élèves et des familles, en maintenant une fermeture de classe à chaque cas de variant, y compris britannique, dont on sait qu’il est 70% plus contagieux et 30% plus mortel ? 

Face aux réactions engendrées par les dispositions proposées pour limiter les risques liés au brassage des groupes, Mme la DASEN n’est pas incitée à émettre d’autres avis et elle se conforme aux instructions nationales. Elle rappelle que tous les cas positifs sont examinés pour identifier d’une part la présence et éventuellement la nature du variant. Les informations communiquées par l’ARS ne distinguent pas le type de variant, les remontées du terrain qui proviennent des personnes infectées ne permettent pas, à elles seules, de donner une image exacte de la diffusion des différents variants dans le département. D’ailleurs, les tests de criblage n’ont été mis en place en Sarthe que depuis la semaine dernière et deux cas ont été signalés de variant brésilien et 5 ou 6 cas de variant anglais. Le Dr BELLION explique que le variant anglais circule en fait depuis début janvier. L’ARS et la Direction générale de la santé reconnaissent que le variant anglais ne présente pas plus de risques et devant l’expérience acquise, les cas positifs au variant anglais peuvent être traités comme ceux liés à la Covid, ce qui n’est pas le cas des deux autres souches qui circulent peu, pour l’instant, ce qui nécessite de faire obstacle à leur propagation.

Analyse de la FSU :

Pour être précis-e, notre chiffre de 70% évoqué dans la question est un peu ancien. Selon Santé Publique France et l’Inserm, et de façon très récente, le variant britannique se transmet 40% à 60% plus vite que le virus d’origine. Sa létalité est de 30% supérieure. L’ARS et la direction générale de la santé sont encore une fois en décalage avec la recherche scientifique. Les constats locaux portés par la médecin de prévention, aussi rassurants soient-ils, ne sont en rien probants. D’où la proposition de la FSU de rester sur la pratique qu’un cas de variant anglais provoque fermeture de la classe. Ceci est d’autant plus légitime que la Sarthe n’est pas encore en situation de contamination au variant anglais trop forte, comme c’est le cas dans l’Est, et qu’une stratégie radicale peut encore être utile sans sur-multiplier les fermetures de classes. La directrice académique refuse, malgré notre demande, d’exercer une responsabilité locale dans le sens de la sécurité, argumentant sur les récriminations qu’elle a reçues par sa décision locale sur les ULIS. Pour la FSU s’il y a eu des récriminations contre la décision locale concernant les ULIS , il n’y aurait en revanche et à coup sûr, aucune récrimination locale contre une décision de sécurité augmentée pour les personnels, les familles et les élèves.

Quelle conduite tenir dans le cas d’une école dont la direction a reçu des menaces de parents, pour avoir refusé, par respect du protocole, que deux enfants portent une visière, le certificat médical ayant été invalidé par le médecin scolaire ?

Ne pas céder, faire respecter les instructions. En cas d’injures ou d’agressions, déposer plainte, demander la protection fonctionnelle qui, par d’ailleurs, ne nécessite pas qu’une plainte ait été déposée… L’affaire est suivie de façon précise par la DSDEN. Depuis, la famille a averti du retrait de leurs enfants de l’école. Il lui appartient alors de faire une déclaration d’instruction à domicile pour officialiser la rupture avec l’école. Il revient à la direction de l’école d’alerter des journées d’absence afin que le service concerné de la DSDEN puisse informer la famille des démarches à effectuer.

Analyse de la FSU :

Cette situation témoigne des tensions fortes qui se vivent dans l’école. C’est l’inquiétude, la peur, qui augmentent ces tensions. Les errements des décisions ministérielles tout autant que leur intransigeance ne sont pas de nature à calmer les esprits. Le stress des acteurs et actrices de terrain, en contact avec la diversité des familles, est à un niveau très élevé. Bien sûr, rien n’excuse les menaces, et le rappel sur la demande de protection fonctionnelle est important. Pour la FSU les collègues vivent des risque psycho sociaux très augmentés dans la situation présente, tant par l’incurie de gestion du ministère, que par la crise sociale, que par la démarche d’affaiblissement programmé des service public, celui d’éducation, comme celui de la santé, comme celui du social, comme celui de la justice. La complexité qui se pose sur le terrain, entre éléments pédagogiques, sociaux, médicaux, sanitaires, réglementaires, psychologiques, judiciaires, est énorme. Pour la FSU, cela confirme la nécessité de créer de vraies équipes pluri-professionnelles dans chaque école pour répondre au mieux à cette complexité.

 

 

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN

du mardi 9-02-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, M. l’inspecteur adjoint, Mme la Médecin de prévention, Mme la Conseillère Prévention Départementale

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Sophie PEREIRA, SNES-FSU et un représentant UNSA Education.

Point de situation par la Directrice Académique :

Une nouvelle foire aux questions est arrivée hier. Elle concerne surtout l’arrivée des variants et impose de nouvelles mesures.

Concernant la situation sanitaire dans le département, la DSDEN reçoit les informations le vendredi et le mardi. Les dernières remontées datent donc du 5 février. Le taux d’incidence dans le département et dans la région est en très légère baisse même si la Sarthe reste le département le plus touché des Pays de la Loire. Dans le département, on est passé d’un taux d’incidence supérieur à 200 à un taux d’incidence de 197 en une semaine, le taux pour la région étant de 162.

Cette situation se confirme dans les établissements scolaires sarthois. Le 18 janvier, 41 cas positifs ont été signalés et 27 le lundi 8 février. Mais pendant le reste de la semaine dernière, il y avait entre 10 et 12 cas signalés par jour avec un maximum de 16 sur une seule journée. On constate donc que la situation est contenue avec une légère baisse dans le département.

Pour l’instant, la campagne de tests antigéniques se poursuit. Aucune information n’est remontée du ministère concernant les tests salivaires. On peut émettre l’hypothèse qu’il faudra attendre la rentrée des vacances de février pour la mise en place de ces tests et leur organisation concrète mais aucune information précise n’a été transmise après les déclarations d’hier.

Cette fois-ci le texte de la FAQ est précis et on peut affirmer que les réunions de plus de 6 personnes sont interdites dans les établissements scolaires. Cela concerne les conseils de classe, les conseils d’école mais aussi les formations et tous les types de réunions. Si une réunion avec moins de 6 personnes a lieu en présentiel, les personnes y assistant sont tenues de porter un masque chirurgical, ou un masque de catégorie 1, et de respecter une distanciation de 1 mètre avec leurs voisins. Ces mesures sont bien entendu prises du fait de l’existence des variants et de manière à anticiper une augmentation de la contagiosité dont personne ne doute.

Les familles doivent signaler aux établissements scolaires si leur enfant est positif. Pour chaque cas positif des recherches seront menées pour repérer les variants. La fermeture des classes se fait, comme toujours, au cas par cas. Lorsqu’un variant est décelé dans une classe, celle-ci est fermée et davantage de cas contacts sont reconnus. Comme précédemment, lorsqu’il y a trois cas positifs (à la COVID classique) dans une classe, tous les élèves, et seulement eux, sont assimilés à des cas contacts à risques. En revanche, s’il s’agit d’un variant sud-africain ou brésilien, les enseignan ts seront aussi considérés comme cas contacts à risque. Dans ce cas, un test PCR sera obligatoire et il faudra faire un nouveau test 7 jours après le premier. Un test négatif associé à l’absence de fièvre pendant les dernières 48 h sont nécessaires pour que les personnels puissent revenir dans les établissements scolaires.

Les personnes positives à un variant de la COVID seront isolées pendant 10 jours. Pour revenir au travail, elles devront donc fournir un test négatif mais aussi ne pas avoir eu de fièvre pendant 48 heures avant leur retour. Si ces conditions ne sont pas remplies, leur mise à l’isolement sera prolongée de 7 jours. À chaque fois qu’un test antigénique sera positif, un test PCR sera obligatoire derrière pour repérer des variants éventuels.

Dans le département il y avait vendredi dernier 73 élèves et 23 personnels positifs à la COVID dont 16 de l’Éducation Nationale (chiffres concernant le premier et le second degré). Une classe de l’école Victor Hugo et une classe de CM1-CM2 de l’école Saint-Jean étaient fermées.

Analyse de la FSU : La situation covid stagne à un haut niveau de taux d’incidence. Les variants qui sont arrivés étant plus contagieux, la situation ne s’améliore pas et potentiellement va s’aggraver. Le brassage, qui existe dans les structures scolaires, sera d’autant plus problématique. D’ailleurs les contaminations en milieu scolaire augmentent déjà partout. Les réponses apportées ici ne préparent nullement l’avenir. Ce sont des réactions de court terme, produites par une gestion à vue et surtout à l’économie. Si l’on voyait loin, si l’on poursuivait une sortie durable de la crise, coûte que coûte, la raison voudrait qu’on diminue encore les effectifs, qu’on préserve les petites structures (contaminations de moindre échelle), qu’on réquisitionne des lieux pour installer des groupes moins nombreux, plus disséminés. A situation exceptionnelle on attendrait mesures exceptionnelles. Mais non, la carte scolaire tant premier que second degré s’exerce dans les mêmes conditions que d’habitude, voire même avec la levée de protections sur le rural, comme s’il s’était juste agi de calmer l’insurrection des gilets jaunes et de passer aux élections par cette mesure …

Questions 1er degré

Q.1 Une collègue directrice de maternelle atteinte du covid a été contactée par téléphone une quinzaine de fois par l’ARS, chez elle, alors qu’elle était en congé maladie et qu’elle allait mal. L’IEN et l’administration ont été informés dès le début, toutes les démarches ont été réalisées.

L’administration considère-t-elle qu’une directrice en congé maladie reste en responsabilité des tâches de direction pendant son arrêt ? Qui remplace provisoirement, statutairement, la direction dans un tel contexte et quelle information est donnée à l’ARS sur le ou la nouvelle interlocutrice temporaire ?

Dans ce cas précis le problème est que si la directrice est la seule à avoir les informations on est obligé de lui poser les questions, on ne peut pas faire autrement. Le remplacement d’un directeur ou d’une directrice se fait en plusieurs étapes. Il faut d’abord identifier une autre personne dans l’école pour assurer ce remplacement (un ou une adjointe). Dans le cas de cette école, tous les autres enseignants étaient en arrêt et dans l’incapacité d’apporter les réponses nécessaires. Ici l’IEN a bien été prévenu de la situation mais pas de l’arrêt de la directrice et du fait qu’elle n’était pas en état d’assurer sa fonction. Lorsque l’IEN est au courant de l’incapacité d’un directeur ou d’une directrice, il prend le relais.

En fait, il y a des situations vraiment très variées lorsque les directeurs ou directrices sont cas positifs, certain-e-s par exemple sont asymptomatiques et continuent d’assurer leurs fonctions à distance. L’enseignant identifié adjoint peut remplir cette mission temporaire y compris à distance. Sinon, il faut avertir les IEN d’une incapacité à poursuivre le travail pour qu’eux ou un-e autre enseignant-e prennent le relais.

Analyse de la FSU : le droit du travail est clair : la CPAM peut demander la restitution des indemnités journalières versées à un salarié qui aurait effectué une prestation de travail durant un arrêt maladie. Cette directrice a dû produire des mails, des tableaux, pas simplement donner un code d’accès à un ordinateur (ce qui peut être une démarche admise de l’employeur vers le ou la salariée en congé). Elle a produit une prestation de travail, alors que son arrêt était officiel et transmis. Le salarié concerné peut alors se retourner contre son employeur et demander des dommages et intérêts correspondant aux sommes restituées à la CPAM. En voilà une idée intéressante…

  • L’employeur ne peut demander à un salarié en arrêt maladie de télétravailler.
  • Si l’employeur n’a pas demandé au salarié de travailler mais le laisse toutefois travailler pendant un arrêt maladie, il engage sa responsabilité et peut s’exposer à des sanctions comme l’atteste un jugement de la cour de cassation du 21 novembre 2012.

Ainsi, la réponse de l’administration, quand elle évoque que des directrices ou directeurs asymptomatiques seraient susceptibles d’assurer leurs fonctions, est proprement incompréhensible. Quand on est malade du covid, asymptomatique ou pas, on est en congé maladie, pas en ASA. Travailler ou télétravailler étant illégal pendant un congé, l’administration pousse explicitement les collègues à l’illégalité.

L’autre point que révèle cette difficulté à suppléer des absences de direction, c’est qu’à trop centraliser la gestion, l’autorité, on perd en efficacité. La direction serait, comme la FSU le demande, collégiale, les présent-e-s seraient à même de prendre en charge les relais nécessaires, en continuité, et on éviterait bien des désorganisations. La meilleure adaptation à cette crise c’est d’envisager pour l’avenir non seulement des postes, des lieux, mais aussi un fonctionnement plus horizontal, plus partagé. Quant à l’inspecteur-trice qui doit prendre le relais. Certes, c’est sur le papier la procédure. Mais les exemples sont plus que rares, et lorsque cela arrive, le terrain d’une école, la connaissance des familles, des élèves, des lieux, … ne sont souvent pas très opérationnels de la part d’un personnel d’inspection. Ce sont bien toujours les collègues qui savent où, comment, qui …

Q.2 Dans ce cas précis, la contamination a pour origine une élève de petite section fiévreuse envoyée à l’école par ses parents puis testée positive par la suite. D’autres cas dans cette école sont en relation avec cette première contamination (2 enfants cas avérés, 5 adultes dont deux enseignants). L’imputabilité au service est-elle envisageable pour ces personnels de l’EN en cas de séquelles ? Si oui, quelles démarches doivent être réalisées par les personnels ?

Il n’y a pas de démarche particulière à faire, la CPAM prend tout en charge et la DSDEN n’est presque pas sollicitée. Cela s’est vérifié dans le cas d’un chef d’établissement qui était concerné.

L’imputabilité au service dépend des situations. Si des personnes n’ont pas de conséquences graves après leur contamination, elles ne sont pas concernées. Sinon, il n’y a aucune démarche à entreprendre, la CPAM assure un suivi spécifique des cas les plus compliqués.

Analyse de la FSU : la présence de séquelles graves ou non n’est pas un critère d’exclusion de l’imputabilité au service. Toute maladie acquise par l’exercice professionnel doit donner lieu à une reconnaissance d’imputabilité. Ne serait-ce que pour l’arrêt de travail qui, s’il est congé ordinaire, entre dans le décompte des 90 jours payés à 100%, mais qui, s’il est imputable au service, ne rentre pas dans cette comptabilité et peut dépasser autant que nécessaire. Rappelons que c’est à l’agent-e- de faire la démarche de demande d’accident de service ou de maladie professionnelle, en faisant remplir à son médecin un certificat distinct de celui classique de la sécu. Ce que prend en charge la CPAM c’est le congé maladie ordinaire, pas celui imputable au service. Mais peut être veut-on éviter trop de reconnaissances d’imputabilité, reconnaissances qui sont clairement à l’avantage des salarié-e-s?

Q.3 D’après nos informations, pour cette école, la préfecture a communiqué à la presse sur « 7 adultes positifs » (Ouest France) ce qui est très mal vécu par les personnels puisqu’on suggère dans l’article qu’ils sont à l’origine de la contamination. La DSDEN de la Sarthe conteste-t-elle que c’est bien une élève qui est à l’origine de cette contamination ? Sinon, va-t-elle faire un communiqué de presse pour rectifier cette information ?

La DASEN n’était pas au courant du communiqué de presse du préfet sur la fermeture de la classe. Il ne l’invite pas toujours dans ce genre de situation. Les médias locaux ne transmettent pas toujours des informations qui ressemblent à ce qui a été dit. Certaines choses sont compliquées à comprendre pour eux.

Aucun communiqué n’est envisagé par l’Éducation nationale qui ne peut rien affirmer. L’ARS pourrait le faire et encore, sinon aucun médecin ne peut affirmer avec certitude les sources de contamination. Les médias refuseraient le démenti de la DSDEN sauf si elle apportait des preuves, ce qui est impossible. Le problème c’est que tout le monde pense que ce qui est écrit dans les médias est juste. Les enseignants concernés doivent prendre du recul avec ce communiqué.

Analyse de la FSU : si on doit avoir une distance critique avec les médias, on ne peut pas à contrario penser qu’ils disent des mensonges. Le métier de journaliste s’inscrit dans un rapport au fait, au vrai. En l’occurrence, la contamination a, selon toute vraisemblance, été initiée par un enfant de 2 ans qui a tenu à venir à l’école et que ses parents ont laissé faire malgré un état fiévreux. Comment prétendre qu’« aucun médecin », et même l’ARS, ne sont en mesure d’affirmer l’origine d’une contamination ? Remonter une chaîne de contamination est un travail permanent des médecins et des épidémiologistes. L’administration a nié de façon péremptoire, très tardivement, la possibilité de contaminations dans l’école. Elle admet aujourd’hui que cela arrive. Un petit effort supplémentaire et elle demandera à des médecins de venir confirmer ou infirmer les situations de contamination vraisemblables. Une chose est certaine, si selon la DASEN les enseignant-e-s doivent prendre du recul avec le communiqué, l’administration prend beaucoup de recul avec sa responsabilité d’employeur et de protection des agent-e-s.

Q.4 Dans une école rurale, il a été signalé un problème d’approvisionnement en papier et matériel pour assurer le protocole sanitaire. Que font les directeur-trices  s’ils ont ce type de problème avec leur collectivité territoriale?

Ils doivent prévenir leur IEN qui intervient et contacte la commune. Souvent dans les communes rurales, le Maire va lui-même acheter le matériel manquant. Les situations de tension sont rares et se résolvent souvent rapidement.


Analyse de la FSU : la dépendance de l’institution scolaire vis à vis des collectivités territoriales du point de vue de l’entretien du bâti pose structurellement des difficultés. Elles deviennent parfois importantes quand des jeux d’obstruction, de conflit, se développent. Ces tensions ne sont pas si rares et souvent ne remontent pas à la hiérarchie. Prévenir l’IEN peut être vécu comme une déclaration de guerre vis à vis de la mairie. Aussi, les équipes tentent en général de résoudre autrement la difficulté. C’est une charge de terrain réelle, invisible pour la hiérarchie qui préfère ne pas aller audevant de cette réalité, et ne gérer que de façon exceptionnelle ce type de difficulté.

Questions Second degré :

Q.5 L’interdiction des inclusions d’élèves d’Ulis font perdre à ces derniers parfois 5h de cours hebdomadaires et creusent les écarts entre élèves du dispositif Ulis et celles et ceux de la classe de référence. Les élèves souffrent psychologiquement de cette rupture qu’ils vivent comme une stigmatisation. Le protocole sanitaire n’impose pas explicitement cette mesure. Sur quel avis, règlement ou raison sanitaire appuyez-vous cette rupture d’équité qui provoque déstabilisation psychologique et problème de gestion des élèves qui ne comprennent pas ce changement? 

Dans le contexte actuel, avec la menace des variants, les brassages doivent être limités au maximum. Si la présence d’un variant est détecté dans une classe ULIS, toutes les classes qui ont accueilli l’élève devront être fermées en même temps. C’est à l’équipe pédagogique d’organiser l’accueil des jeunes. Si l’élève est fortement inclus dans sa classe de référence, il y reste à temps plein, sinon, il rejoint la classe ULIS, ceci durant quelques semaines, le temps de voir l’évolution de la situation avec ce variant.

Analyse de la FSU: cette décision relève bien d’une position personnelle de la DASEN. Aucun protocole ne l’impose. Probablement qu’il est arrivé qu’un élève d’ULIS soit allé en cours et ait transporté un virus entre sa salle ULIS et celle d’inclusion. Mais ce zèle pour éviter ce brassage-là, comparé à l’acceptation du brassage dans les sites scolaires lié aux effectifs, à la restauration, aux couloirs, aux permanences, aux récréations… questionne.

Q.6 Quelques lycées envisagent le retour en classe entière de certains niveaux, après les vacances. Cela est-il encouragé par les autorités académiques ?

La demande de retour en classe entière des terminales avait été faite avant l’annulation des épreuves de mars. Certains chefs d’établissement avaient alors programmé un nouveau fonctionnement avec des terminales en classe entière et les autres classes en demi-groupes pour limiter la pression sur les cantines. Certains lycées ont gardé cette organisation. En revanche nous n’avons pas connaissance dans l’enseignement public en Sarthe d’un lycée qui accueillerait tout le monde en présentiel.

Analyse de la FSU : pourquoi avoir laissé s’organiser de tels écarts de pratiques entre établissements? Avec cette gestion les élèves qui passeront le BAC auront des parcours très inégalitaires en termes d’horaires de classe, de contenus abordés, …. Ces inégalités sont liées aux choix des directions d’établissement.

Q.7 Les portes ouvertes des lycées publics sont interdites quand celles des lycée privés sous contrat et des MFR sont autorisées. Si nous saluons l’arrêt de cette pratique qui situe les établissements dans des phénomènes de concurrence par l’image, pour autant quelle raison sanitaire justifie cette inégalité de traitement ?

La DSDEN n’a pas entendu parler de cela et n’a pas d’informations précises sur l’organisation des portes ouvertes dans l’enseignement privé en Sarthe. En vérifiant dans la foire aux questions il est clairement spécifié que les portes ouvertes doivent obligatoirement avoir lieu en distanciel. Certains établissements ont pu penser organiser des rendez-vous pour des visites en présentiel mais ces rendez-vous ne sont pas autorisés.

Encore une fois aucune réunion de plus de 6 personnes ne peut avoir lieu. Cela concerne également la formation des enseignants. La DAFPEN jusqu’à la nouvelle foire aux questions pouvait organiser des formations a plus de 6 personnes car ce n’était qu’indicatif. Elle va devoir se mettre à jour car ce n’est plus autorisé.

Analyse de la FSU : l’autorité académique semble ignorer certaines pratiques d’établissements privés, qui sont pourtant sous contrat. Si cette question a pu éclairer un dysfonctionnement, nous nous en réjouissons.

Questions tous degrés :

Q.8 Dans les établissements scolaires, et particulièrement dans celles de milieux populaires, des élèves arrivent encore avec des masques faits maison, d’autres avec des masques du commerce mais non conformes. La question du coût pèse de plus en plus à mesure que la période de crise sanitaire s’allonge. Une vérification est impossible du fait du nombre des élèves et de la fréquence des arrivées le matin et pendant les récréations.

Si une enquête montrait, suite à contagion au covid ou à ses variants dans une école, que des élèves ne portaient pas de masques de catégorie 1, les enseignant-e-s seraient-ils et elles sanctionné-e-s, ou impliqué-e-s dans une responsabilité pour non vérification des masques ?

Pour l’instant le seul problème remonté à la DSDEN est celui d’une famille qui avait fait scrupuleusement ses masques maison et voulaient que leur enfant les porte en expliquant qu’ils étaient plus protecteurs que les masques de catégorie 1 du commerce. Mais il n’y a pas d’exception, seuls les masques chirurgicaux ou les masques du commerce de catégorie 1, produits industriellement, sont autorisés. Les écoles ont toujours quelques masques chirurgicaux en dépannage mais ce sont aux parents de fournir les masques de leurs enfants, il n’y aura pas de réassort de masques dans les écoles. La DSDEN a également reçu un courrier des “Parents atterrés” dénonçant le port du masque pour les enfants de plus de 6 ans. Leurs arguments étaient les mêmes que précédemment et ne tiennent pas. Les masques sont obligatoires à partir de 6 ans.

Il est vrai qu’il n’est pas facile de tout contrôler, même si on peut tout de même voir lorsqu’un masque est industriel ou non. Les enseignants n’ont bien entendu pas de responsabilité en cas de contamination avec un masque non conforme. Ils contribuent simplement à ce que la règle soit respectée. Il est en effet compliqué à l’entrée d’une école, mais aussi d’un établissement secondaire, de contrôler les masques de tous les élèves. Mais, dans les classes, dans le secondaire, on peut repérer à distance les masques maison, le signaler à l’élève, communiquer l’information à la vie scolaire et c’est au chef d’établissement de gérer la situation (contact tracing). Même le chef d’établissement n’a pas de responsabilité sur cette question.

Analyse de la FSU : Quand la DASEN estime qu’un seul problème est remonté… La FSU entend remonter du terrain de nombreux problèmes : épuisement des masques de rechange, car les élèves salissent, oublient, détériorent leurs masques. Usage de masques non conformes, puisqu’il est impossible de faire les contrôles nécessaires. La réponse de la DASEN est rassurante du point de vue de la responsabilité des enseigant-e-s en cas de contamination par port d’un masque non conforme. Mais cela révèle en même temps, comme c’est devenu habituel, une logique d’annonce plutôt que d’efficience. On « interdit » (terme fort), mais on «banalise » le non respect de l’interdit faute de capacité réelle à appliquer le protocole. Pourquoi l’institution ne distribue-t-elle pas gratuitement les masques, ce qui serait une façon de protéger de la même façon, en conformité aux protocoles, tous et toutes les élèves.

Q.9 Avez-vous une visibilité sur la mise en place de tests salivaires ? Si oui, quand sont-ils prévus et sous quelles modalités seront-ils organisés ?

Aucune information n’est remontée du ministère concernant les tests salivaires. On peut émettre l’hypothèse qu’il faudra attendre la rentrée des vacances de février pour la mise en place de ces tests mais aucune information précise n’a été transmise après les déclarations d’hier.

Analyse de la FSU : ce sont toujours des déclarations médiatiques qui priment sur l’organisation effective.

Q.10 La présence du variant entraîne la fermeture de la classe et de nombreux cas contacts. Est-ce que des tests sont systématiquement réalisés pour repérer ce variant ?

Tout test positif est suivi d’un autre test pour déterminer si le virus concerné est ou non un variant. Cette procédure concerne tous les tests, que ce soit des tests antigéniques ou des tests PCR. Elle a été déterminée vendredi et les laboratoires du Mans seront en mesure de l’appliquer dès demain (mercredi 10 février).

Le test pour détecter et identifier les variants doit être réalisé dans les 36 heures après un test positif. Si un variant est repéré, l’information est communiquée immédiatement à l’Assurance Maladie et est ensuite diffusée aux établissements pour repérer les chaînes de contamination.

Analyse de la FSU : les contaminations par les variants augmentent et espérons que ce protocole sera tenable dans des délais suffisamment courts pour ne pas mettre en danger élèves, familles, et professionnels. Notons, à l’occasion de cette réponse, que des chaînes de contamination sont bel et bien déterminées, et qu’un-e enseignant-e contaminé-e par un-e élève est un enseignant dont la maladie est imputable au service…

Compte-rendu de l’audio-conférence avec DASEN du mardi 01-02-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la Directrice Académique, M. l’Inspecteur Adjoint, Mme la Secrétaire Générale, Mme la Conseillère Prévention Départementale, Mme la Médecin de prévention ;

Étaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU secrétaire suppléant du CHSCT, Sophie PEREIRA, SNES-FSU et un représentant UNSA Éducation.

Point de situation par la Directrice Académique :

Le nombre de contaminations dans les établissements scolaires en Sarthe est toujours sur un plateau qui augmente néanmoins légèrement, de façon régulière, de semaine en semaine. La semaine dernière il y avait entre 15 et 18 cas par jour, cette semaine plutôt entre 18 et 19 cas, avec 35 cas ce lundi.

Les indicateurs de l’ARS (taux d’incidence notamment) ne situent pas le département de façon très favorable. On constate l’apparition d’un premier cas du variant britannique dans le département mais il ne concerne pas l’Éducation Nationale (par comparaison, trois cas en Vendée, 6 en Loire-Atlantique).

Des fermetures d’établissements et de classes ont été demandées de façon régulière au préfet et cela va sûrement se produire plus souvent au vu du nouveau protocole dont le changement majeur est la fermeture de classe en maternelle à partir d’un cas, puisque les enfants ne portent pas de masques. En revanche les adultes portant des masques ne seront pas considérés comme cas contact. Jusque là, la DSDEN demandait au préfet la fermeture de classes ou d’établissements à partir de trois cas positifs dans la même classe ou lorsqu’un cluster était identifié. Cela a été le cas pour le collège de Loué et l’école Victor Hugo à La Ferté-Bernard, et pour une classe de quatrième à Conlie et une TSTMG au lycée Sud. D’autres situations sont sous surveillance.

Les autres changements du protocole concernent principalement le type de masques puisque les masques de catégorie I vendus dans le commerce, ou les masques chirurgicaux, sont désormais obligatoires pour les personnels et les élèves dans les établissements scolaires. Le rythme de l’aération des classes est modifié puisqu’elle devront aussi être aérées quelques minutes à la fin de chaque heure. La distanciation dans les lieux de restauration scolaire devra désormais être de deux mètres a minima par groupe classe voire, si possible, entre les élèves. Lorsque l’on ne mange pas, il faudra remettre son masque. Certains collèges ont demandé s’ils pouvaient passer en enseignement hybride . Ce passage en demi-groupe n’est pas du tout autorisé pour l’instant même pour les classes de quatrième et de troisième.

Les réunions a plus de 6 personnes ne sont plus autorisées.

Le couvre-feu s’impose toujours mais de façon exceptionnelle (temps de route notamment), des dérogation peuvent exister. Il faut au maximum le respecter. On ne doit pas faire de réunions avec des usagers après 18h.

6900 personnels et élèves ont été invités à se faire tester. Presque 800 tests ont été réalisés. Plus de 50 % des infirmières étaient volontaires pour aider à faire passer ces tests. Les personnels se font tester de façon nettement plus forte que les élèves (30 % des personnels pour 10 % des élèves).

Analyse de la FSU : L’engagement de fermer systématiquement les classes ou établissements avec des clusters va dans le bon sens pour limiter le nombre de contaminations. De même la décision de prendre enfin en compte le fait que les enfants de moins de six ans peuvent être contaminés et contaminants était attendue depuis longtemps par les personnels de maternelle. En revanche, les problèmes de mise en place du protocole sanitaire dans les cantines ne peuvent que s’aggraver avec une distanciation qui va passer de un mètre à deux mètres. De plus, l’interdiction stricte de passer en demi-groupes en quatrième et troisième interroge puisque le ministre a lui même déclaré que si besoin cette solution était possible. Or plusieurs collèges ont des difficultés avec le respect du protocole sanitaire dans leurs cantines. Pourquoi ne pas autoriser les chefs d’établissement qui en font la demande à passer en enseignement hybride ? Dernière remarque : certes des infirmières scolaires sont volontaires pour aider à faire passer des tests, mais il ne faut pas oublier que c’est au détriment du temps qu’elles consacrent normalement au suivi des élèves, ce que beaucoup d’entre elles déplorent.

Questions 1er degré :

Quand une école est touchée par la Covid et qu’une majorité des personnels est cas contact, un volant important de remplaçant·es est sollicité. Dans certains cas, les remplaçant·es se trouvent en très grande difficulté voir en très grande souffrance puisqu’envoyé-es dans des écoles au contexte particulier dans la situation sanitaire que nous connaissons. Afin que ces personnels ne soient pas mis dans des situations insoutenables, comme cela a pu se produire il y a peu, des solutions comme la fermeture temporaire d’une école ou de PE surnuméraires sont-elles envisageables ? Si non, pourquoi au vu des problèmes engendrés ?

Les situations évoquées se sont imposées à l’institution, seulement prévenue le dimanche soir pour le lundi matin car c’est la CPAM qui a traité les cas positifs et les cas contacts pendant le week-end.

Si ces situations avaient été traitées par l’EN, la réponse aurait été différente car nettement plus ancrée dans la réalité de terrain. L’ARS n’a pas de protocole particulier pour l’Éducation Nationale lorsque des cas sont repérés le week-end. C’est d’ailleurs le cas dans d’autres institutions, comme la police, et cela pose des soucis partout. Il y a donc une forme d’urgence qui s’impose le dimanche soir. L’institution ne peut pas fermer l’école et prévenir les familles dans ce délai trop court et envoie donc en urgence le maximum de personnels possible en remplacement. Quant à mettre des surnuméraires, l’institution n’en a pas les moyens. Par ailleurs, Il est possible d’envisager une organisation qui permette d’accueillir les remplaçant·es le mieux possible. L’IEN-adjoint rappelle cependant que la polyvalence et la capacité d’adaptation des remplaçant-es fait parti de leurs compétences professionnelles.

Analyse de la FSU : Les situations évoquées montrent que les baisses de postes ou les injonctions à dédoubler sans que les dotations ne suivent ont été principalement supportées par la brigade de remplacement. Cela montre aussi l’utilité du dispositif PDMQDC supprimé par le Ministre sans aucune évaluation de son impact. La FSU continue à porter la revendication d’un plan d’urgence pour l’école avec notamment le recrutement d’enseignant·es sur listes complémentaires et un plan pluriannuel de recrutements qui dans l’immédiat permettrait de faire face à la crise sanitaire et ensuite de faire diminuer le nombre d’élèves dans nos classes.

Questions 2nd degré :

Au vu de l’évolution de la situation, tous les lycées sont ils passés en demi-groupe ?

Est-il prévu d’inciter les collèges à faire de même notamment pour éviter la concentration d’élèves sur le temps de demi-pension ?

Le cas échéant, le bâti étant contraint, quelle est la latitude pour les chef-fes d’établissement, en accord avec leurs équipes, pour modifier les durées d’ensfonctioneignement afin de permettre l’application de la distanciation physique de 2 mètres sur les temps de restauration scolaire ?

Dans les lycées, avant l’annulation des épreuves de spécialité, le ministre avait recommandé de faire revenir les terminales en classe entière. Certains lycées l’ont fait avec des aménagements. C’est le cas par exemple du lycée Bellevue qui accueille ses terminales en classe entière et ses classes de seconde et de première une semaine sur deux, ce qui permet d’avoir moins de demi-pensionnaires à la cantine.

Dans certains établissements, il y a déjà eu des modifications dans la répartition des heures de cours pour mieux organiser le passage dans la restauration scolaire. Lorsque le respect de la distanciation n’était pas possible des mesures ont été prises notamment pour éviter les brassages. En Sarthe il y a peu d’établissements à forte contraintes et beaucoup ont pu s’organiser (dans un collège les noms des élèves ont été notés sur les tables de la cantine, dans un autre les AED photographient les élèves pour repérer qui mange avec qui…). La DSDEN est consciente des contraintes liées à l’application du protocole sanitaire. Une équipe académique a circulé et fait des visites d’établissements pour les aider à trouver des solutions. Mais il y a des situations qui posent problème comme celle du collège Berthelot où, en liaison avec l’équipe académique, des solutions ont dû être trouvées avec la fixation des classes et une organisation de la circulation pour éviter les brassages.

Analyse de la FSU : Compte tenu des décisions qui ont été prises pour le baccalauréat, avec l’annulation de presque toutes les épreuves et leur passage en contrôle continu, le retour des élèves de terminale en classe entière ne s’impose plus. Dans des établissements scolaires qui dépassent souvent les 1400 élèves et étudiants, avec les problèmes pour appliquer le protocole sanitaire en restauration scolaire qui en découlent, on peut légitimement se demander si la généralisation de l’enseignement en demi-groupes ne serait pas plus pertinente. Il faut aussi rappeler que la mise en place du protocole sanitaire dans les cantines repose essentiellement sur les efforts des administrations des établissements et des enseignant·es, les premier·es devant aménager au mieux les emploi du temps, ce qui implique souvent pour les second·es des contraintes sur leur enseignement (par exemple, des heures de cours raccourcies avant les repas). Dans tous les cas, les refus systématiques du ministère d’aménager des programmes en prenant en compte la réalité de la crise sanitaire n’est pas acceptable et impacte lourdement les organisations sur le terrain.

Questions tous degrés :

Comment est prévue l’organisation des repas à la cantine selon les nouvelles règles de 2 mètres et de quinconce ? Comment l’Éducation Nationale et les collectivités territoriales vont elles organiser la mise en cohérence des protocoles sur temps scolaires et périscolaires ?

La situation est bien sure plus spécifique au premier degré car il y a multiplicité d’interlocuteurs-trices. La nouveauté c’est le changement dans l’organisation des activités périscolaires : il n’y a pas de mélange des classes pour éviter le brassage. Les ATSEM assurent le nettoyage de même que les agent·es de restauration qui peuvent aussi faire de la garderie : il n’y a donc pas de raisons que des variations de protocoles aient lieu.

Les relations entre les écoles et les collectivités territoriales sont bonnes pour l’instant et les élus en charge des services municipaux sont très réactifs. Il n’y a pas eu de remontée de situations de crise ou d’incohérences entre le scolaire et le périscolaire. Quand il y a questionnement ou désaccord, il ne faut pas hésiter à contacter les IEN de circonscription qui seront auprès des équipes pour discuter avec les municipalités.

Analyse de la FSU : Il est appréciable d’entendre le soutien de l’institution. Néanmoins, au quotidien, ce sont les directions d’écoles qui se retrouvent à gérer ces situations. Et à ce jour, à l’inverse de toute la communication gouvernementale, aucune décharges supplémentaires ni aucun moyens humains n’ont été dégagé pour leur permettre d’assurer pleinement leur tâches. La FSU continuera à porter ces revendications.

Nous constatons des disparités de traitement des situations très fortes entre départements voir entre écoles. Quelles mesures de « tracing » sont mises en œuvre ?

Les départements ont une cellule avec les médecins conseillers techniques en lien direct avec l’ARS régionale. C’est la même équipe régionale qui gère tout et elle traite de la même façon chaque situation. La complexité et les incompréhensions viennent du fait qu’il y a peu de situation réellement similaire. S’il y a des différences de traitement c’est que les situations sont différentes.

Lorsqu’une situation compliquée est signalée, une réunion « flash » est organisée avec plusieurs intervenants différents. Le traitement de chaque cas est toujours croisé avec des regards différents ce qui garantit la pluralité de points de vue et le fait que chaque situation soit traitée avec ses caractéristiques propres.

Une attention particulière est portée aux chaînes de transmission : il peut y avoir plusieurs cas positifs dans un établissement scolaire sans liens entre eux, dans ce cas on ne ferme pas, mais à l’inverse moins de cas avec une chaîne de transmission identifiée dans un autre établissement peuvent entraîner une fermeture. Dans le cas des établissements qui ont déjà été fermés on a d’ailleurs constaté que d’autres cas positifs se révélaient dans la semaine suivante. La DSDEN n’hésite pas à demander la fermeture, même en cas de doute. L’objectif est de faire en sorte de maintenir une situation sanitaire la plus « safe » possible dans les établissements scolaires.

Analyse de la FSU : L’objectif est louable, mais peut-être faudrait-il donner une meilleure information, des explications plus claires, aux personnels et parents des établissements concernés pour lever leurs interrogations.

Le protocole sera-t-il appliqué strictement quand 3 cas seront détectés dans une même classe ?

Le protocole sera appliqué de façon totalement stricte et au moindre doute, c’est la fermeture qui sera décidée.

Analyse de la FSU : La FSU prend acte de ce positionnement.

Un grand nombre de collègues se plaignent des nouveaux masques ? La fourniture de masques chirurgicaux est-elle envisagée ?

La DSDEN, qui a elle aussi été pourvue, s’est déjà saisie de la question. Elle l’a fait remonter au niveau du rectorat et attend la réponse.

Analyse de la FSU : La FSU défend depuis des mois la mise à disposition de masques chirurgicaux pour nos collègues. Elle réitère cette prise de position.

Selon les consignes de la nouvelle FAQ du Ministère les élèves ne sont plus autorisés à porter des masques « faits maisons » dans les établissement. Quelle devra être la réponse institutionnelle sont prévues si des élèves n’ont pas le bon équipement ?

Le port du masque imposé aux élèves comme aux personnels est, avec l’application des gestes barrières, une mesure de sécurité sanitaire pour toutes et tous au sein des établissements scolaires.

Quelles mesures l’Education Nationale, en tant qu’employeur censé garantir la santé de ses agent-es et en tant qu’institution tenue de protéger les élèves, va-t-elle mettre en place pour s’assurer que cette protection soit effective et non soumise aux aléas d’appréciation et de niveau économique des familles ?

Le protocole laisse jusqu’au 8 février aux familles pour s’équiper. Les établissements disposent d’un stock de masques de secours pour les donner aux élèves qui n’auraient pas ponctuellement le bon masque. Pour les familles avec des problèmes sociaux il faut solliciter des aides pas forcément dans le cadre de l’Éducation Nationale.

Sur la réponse institutionnelle, il faudra être strict, de la même façon que nous l’avons été sur le port du masque : des oublis répétés pourraient conduire au non-accueil d’élèves. Et dans ce cas il y aura des suites car la scolarisation est obligatoire: soit les familles optent pour l’enseignement à domicile, soit c’est le procureur. La décision de passer à des masques plus protecteurs a clairement été prise pour faire face à l’arrivée des variants. L’institution prend donc ses responsabilités pour protéger ses agent-es.

Analyse de la FSU : Cette réponse si elle pourrait paraître satisfaisante du point de vue de la sécurité des personnels ne répond pas à l’urgence sociale que traversent les familles de nos élèves. Et l’exclusion, et encore plus si celle-ci a lieu pour des raisons économiques, n’est jamais une solution pour une école qui a vocation à accueillir tou-tes les élèves. Au vu des dizaines de milliards d’euros débloqués par le gouvernement, la FSU considère que quelques millions auraient largement pu être fournis à l’EN pour respecter un principe d’égalité entre nos élèves et garantir la sécurité sanitaire de toutes et tous.

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec DASEN du mardi 19-01-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : M. l’inspecteur adjoint, Mme la Secrétaire Générale, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ;

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU secrétaire suppléant et un représentant UNSA Education.

Point de situation par la Directrice Académique :

Les données couvrant les deux premières semaines de janvier étaient faibles et stables, avec un taux d’incidence de 96 et un niveau académique de 109 selon l’ARS. Depuis vendredi, les chiffres de la cellule COVID traduisent une forte augmentation (41 cas lundi), source d’inquiétudes qui justifie une réunion entre le Médecin de prévention et l’ARS, la délégation territoriale 72 et l’ARS régionale et Santé publique France. Le niveau départemental se situe sur un plateau élevé avec peu de patients en réanimation mais beaucoup hospitalisés.

L’actualité de cette semaine tourne autour des nouvelles mesures à mettre en place notamment au niveau de la restauration scolaire (interdiction du brassage des classes dans le 1er degré) ainsi que l’obligation des cours d’EPS uniquement en extérieur. Les municipalités ont jusqu’au lundi 25 janvier pour organiser ces mesures plus restrictives. Se référer à la Foire aux questions (FAQ) et aux fiches repère actualisées dernièrement.

Dans les lycées, le dispositif d’organisation de la continuité pédagogique est maintenu avec une attention particulière pour les classes d’examen. Une circulaire a été transmise dans les établissements pour permettre d’augmenter en présentiel l’effectif des classes de Terminale selon le choix des équipes.

L’identification de cas contacts à la suite de cas positifs concernent deux établissements sarthois : le collège de Loué et une école maternelle de la Chapelle St Rémy.

Après l’organisation des tests antigéniques en direction du personnel effectuée à Touchard, la campagne de dépistage est étendue aux élèves avec une première journée au lycée Montesquieu. Un planning est programmé jusqu’en février en direction des lycées ou des collèges car l’organisation y est moins délicate (public mieux adapté). Les établissements sont déterminés en fonction de l’actualité ainsi que des données de l’ARS et celles de la cellule CODIV. Le programme de cette semaine cible le personnel et les élèves des établissements de Fresnay sur Sarthe et Mamers et les élèves du LPO Le Mans Sud. Le personnel est prioritaire. Il doit s’inscrire via l’application RDV du rectorat. Les élèves sont conduits par classe munis d’une attestation de consentement parental et du formulaire prérempli.

Questions :

La presse a révélé hier que le dernier avis du Haut conseil de la santé publique déconseille les masques faits « maison » et de catégorie 2. Le HCSP préconise le port du masque chirurgical (jetable) et le masque en tissu de catégorie 1, validé selon les normes Afnor, lavable et réutilisable. En parallèle, il préconise de repousser la distance physique à 2 m au lieu de 1 m pour lutter contre la propagation du coronavirus. 

Les masques en tissu fournis par l’éducation nationale sont-ils de catégorie 1 ? Si ce n’est pas le cas, est-il prévu de fournir des masques en tissu de catégorie 1 ou des masques chirurgicaux aux personnels ?

Quelle adaptation du protocole scolaire est prévue pour répondre à la nouvelle recommandation du HCSP de distance physique de deux mètres entre les personnes ?

L’information est parue dans les médias hier et l’institution l’a appris de la même façon. C’est une décision qui ne relève pas de la DSDEN mais la déclinaison des décisions ministérielles sera appliquée notamment sur le protocole. Les masques chirurgicaux ou ceux en tissu, comme ceux fournis par l’EN, répondant à la norme (UNS1-type1), sont conseillés, l’usage de masques « maison » étant déjà proscrit.

Analyse de la FSU : Comme souvent, les collègues apprennent les évolutions les concernant par les médias ! Nous constatons que même notre hiérarchie n’est pas informée… Et ce qui transpire, c’est l’impréparation : à quel moment un scénario avec distanciation sur 2 mètres a-t-il été anticipé ? Mais tout est sûrement prêt au Ministère…

Au vu de l’évolution de la situation, les animations pédagogiques sont-elles maintenues en présentiel ?

Les activités de formation et d’enseignement sont maintenues. Le choix de principe est de maintenir les constellations pédagogiques à moins de 10 enseignant-es rassemblant le plus souvent des professeurs de la même école lorsque les gestes barrières peuvent être respectés. Les situations spécifiques liées à un public d’origine différente (brassage d’écoles), au nombre supérieur à dix, font l’objet d’un examen au cas par cas et si besoin, sont placées en distanciel. Des formations du 1er et 2nd degré peuvent être modifiées dans leur organisation ou reportées après une demande conjointe du chef d’établissement et de l’inspecteur.

Analyse de la FSU : Cette gestion au cas par cas est problématique car elle crée une insécurisation permanente. Le cadre collectif, et en toute transparence, est le plus protecteur pour les personnels. C’est une exigence que la FSU porte.

Au vu de l’évolution de la situation, jusqu’à quel seuil les réunions telles que les conseils de maîtres-ses peuvent-elles se maintenir en présentiel dans le respect des gestes barrières ?

Quand il s’agit de collègues qui travaillent au quotidien dans les mêmes lieux, la possibilité de se réunir en présentiel ou en distanciel est au choix de la /du directrice-eur d’école qui préside cette instance.

Analyse de la FSU : Premièrement, il n’est pas possible de faire reposer la décision sur la direction d’école, ce doit être une décision d’équipe qui convienne à l’ensemble des personnels concerné-es.

Pour la FSU, des collègues qui travaillent tous les jours ensemble doivent pouvoir se réunir, évidemment dans le respect des gestes barrières, pour échanger et cela dans l’intérêt des élèves.

Les collègues des écoles élémentaires sont-ils-elles autorisé-es à rester dans leurs écoles après 18H00 pour raisons professionnelles (préparation, correction…). Et le mercredi ? Le WE ?

Les justificatifs de déplacement professionnels sont-ils suffisants ? D’autres documents sont-ils nécessaires ?

L’institution recommande aux collègues de respecter le couvre-feu autant que possible et de faire chez eux le maximum de ce qu’il est possible d’y faire : c’est un geste citoyen. Néanmoins, entre le déplacement et l’obligation de rester sur site pour des raisons diverses, et, en fonction des choix des municipalités, cette possibilité existe. Les autorisations de circulation sont parties dès ce jour.

Les règles ne sont pas différentes le mercredi ou le WE.

Analyse de la FSU : Les conditions d’exercice diffère forcément pour les personnels du département. Il est appréciable de constater que l’institution en est consciente. Nous espérons que si des problèmes devaient apparaître, elle soutiendrait les collègues concerné-es.

Des portes ouvertes sont pour l’instant maintenues dans le secondaire. Cela inquiète légitimement les collègues. Aurons-nous une consigne académique sur ce sujet ?

À ce jour il n’y a pas de consignes académiques.

Néanmoins, l’évolution de la situation devrait amener à une annulation au vu des préconisations figurant sur la FaQ ministérielle.

Les réunions parents-professeur-es, même avec prise de rendez-vous, sont aussi vivement déconseillées actuellement.

Analyse de la FSU : La FSU ne comprend pas que la DSDEN attende une consigne ministérielle, qui ne viendra peut-être jamais, pour prendre une décision à l’échelon du département. Alors que la FAQ précise qu’il est vivement déconseillé de brasser, suspendre les portes ouvertes semblerait logique. Là encore la gestion au cas par cas est insécurisante pour tous les personnels.

Point de situation au 11 janvier 2021 :

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence avec la DASEN du mardi 12-01-2021

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, M. l’inspecteur adjoint, Mme la Secrétaire Générale, Mme la conseillère prévention départementale, Mme la Médecin de prévention ;

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON, SNUEP-FSU et secrétaire du CSHCT-SD, Antoine CHAUVEL, SNUipp-FSU secrétaire suppléant et un représentant UNSA Education.

Point de situation par la Directrice Académique :

La progression de la positivité liée aux vacances se confirme avec un résultat de 35 hier contre zéro lundi dernier et une croissance régulière (mardi = 2, mercredi = 5, jeudi = 8 et vendredi = 10). La crainte de l’impact du variant oblige à ne pas relâcher la vigilance et à poursuivre les mesures barrières. En attente de la déclaration nationale du 20 janvier, les différents établissements scolaires gardent leur système de fonctionnement. Parallèlement, la campagne de tests commencée avant les vacances, se poursuit jusqu’aux vacances de février, dans un premier temps. Elle alterne l’agglomération mancelle et des zones rurales plus isolées, ciblées en fonction des indicateurs concernant la circulation du virus. Entre 20 et 30 % des personnels sont volontaires pour se faire tester. Même si les enseignants font partie des professionnels les moins touchés par la contamination et les jeunes moins porteurs de la nouvelle souche de virus, l’évolution de la situation reste observée de près de façon à préconiser les instructions adaptées.

Analyse de la FSU : Compte tenu de toutes les enquêtes internationales majoritairement concordantes il n’est plus possible d’affirmer que les enfants sont moins porteurs de la nouvelle souche du virus. Pas plus qu’ils sont moins contaminés ou moins contaminants, même si heureusement ils sont moins sujets aux formes graves. La première semaine de janvier, c’est dans la tranche d’âge des 0-9 ans que le nombre de cas positifs a le plus augmenté. Il faut donc en effet ne pas relâcher la vigilance. Par ailleurs, sur quels chiffres s’appuie l’administration pour affirmer que les enseignants font partie des catégories professionnelles les moins touchées? Là encore, la prudence s’impose : si une enquête française va dans ce sens, les enquêtes internationales dans des pays avec un protocole similaire montrent l’inverse. Ce qui nous renvoie à la question posée par la FSU dans une audience précédente sur les différences notables entre les chiffres du ministère et les chiffres de santé publique France pour laquelle nous n’avons pas reçu de réponse précise.

Questions :

Comment est prévu le réassort des masques qui doit avoir lieu prochainement ?

Les livraisons sont en cours, à raison de 6 masques par personne, ce qui emmènera jusqu’aux vacances d’été dans la mesure où les masques sont désormais lavables 50 fois. Ce ne sont pas les mêmes que les précédents.

Analyse de la FSU : C’est une bonne nouvelle car la durée de vie de la précédente livraison de masques lavables est arrivée à son terme. La FSU demande que la notice d’information de ces masques soit donnée aux personnels en même temps. Ils doivent être clairement informés sur ce matériel de protection individuel fourni par leur employeur.

Qui est chargé de l’achat et de la fourniture des masques chirurgicaux pour l’ensemble des personnels vulnérables dans les établissements scolaires du second degré ? Le réassort est-il de la compétence de l’EPLE ? Si oui, des consignes précises ont-elles été transmises ?

Les commandes ont été faites à partir des remontées d’établissements et la fourniture est ministérielle. L’emballage n’indique pas « masques chirurgicaux ». Cependant ils ont été vérifiés par les médecins de prévention : ils sont équivalents aux masques chirurgicaux filtrant à 98 % et peuvent être utilisés en toute la sécurité.

Analyse de la FSU : Nous vivons dans l’Union Européenne où il y a des normes précises à respecter concernant l’étiquetage des masques vendus au grand public: la norme CE doit être apposée sur le paquet, et la mention « masque chirurgical type II » doit être clairement mentionnée. Sinon ce n’est pas un masque « chirurgical de type II » (les associations de consommateurs alertent régulièrement sur ce probme). De nombreux personnels vulnérables de l’Éducation Nationale se sont inquiétés de ne pas voir mention de ces normes sur les paquets fournis par l’EN et une enquête plus approfondie a été menée par le Snuipp42, syndicat de la FSU. Une note d’information précisant clairement les choses a ainsi pu être publiée (lien : https://42.snuipp.fr/IMG/pdf/recherche_masques.pdf) . En raison de la forte demande, une dérogation a été octroyée par l’agence nationale de sécurité du médicament et les douanes pour commercialiser des masques aux normes chinoises (et non européennes). L’entreprise concernée a confirmé que ses masques n’étaient pas conformes à la norme chirurgical type II, même s’ils ont une bonne capacité de filtration (ce qui est heureux). Il n’est pas normal que ces informations ne soient pas données par notre employeur et il est inacceptable que ce matériel soit donné sans emballage ni notice en laissant penser qu’il correspond à une norme européenne. Les collègues vulnérables, qui prennent des risques en acceptant d’être en présentiel, ont le droit de connaître les caractéristiques des équipements de protection qui sont fournis par leur employeur.

La situation des masques d’élèves devient de plus en plus critique. Est-il prévu quelque chose au niveau académique, le port du masque défaillant chez les élèves mettant en danger les personnels ?

Rien n’est prévu pour les élèves, ce n’est pas de la compétence de la direction académique. Les circonscriptions ont eu un stock qui n’a pas forcément été utilisé, les écoles peuvent poser la question. Les mairies peuvent en outre être sollicitées pour fournir les écoles qui en auraient besoin.

Analyse de la FSU : Le fait que le Ministère n’ait pas prévu les masques élèves, alors que de leur port dépend en partie la santé des personnels, est un premier souci réel. Par ailleurs, le Ministère montre le peu de cas qu’il fait des enfants issu-es de famille des classes populaires. Le coût des masques pour ces familles représente un budget qui est parfois dur à assumer. Pour la FSU, la fourniture des masques des élèves comme des personnels aurait du relever du Ministère pour protéger les personnels et par souci d’égalité entre nos élèves.

Existe-t-il un calendrier précis de vaccinations pour les personnels en Sarthe ? Les personnels de l’Éducation Nationale seront-ils-elles sollicité-es ? Si oui comment ?

Pour l’instant, rien n’est prévu car les priorités sont les soignant-es et les personnes âgées. Aucune précision pour le moment sur les dates. Le sujet sera évoqué dès que les informations seront connues.

Analyse de la FSU : Il est inadmissible que notamment celles et ceux qui travaillent au côté d’élèves non masqué-es, personnel de cantine, professeur-es des écoles et AESH de maternelle ne soient pas prioritaires. La gestion erratique de la question vaccinale en France, à rebours de nos voisins européens, montre l’incompétence de l’exécutif dans la gestion de la crise sanitaire.

Où en sommes-nous de la campagne de tests ?

Le planning est établi en lien avec la médecine de prévention en tenant compte des indicateurs locaux de circulation du virus de l’ARS. 2 campagnes sont prévues par semaine, les mardi et vendredi. C’est en ce moment sur le lycée Touchard. Le rural sera traité à la même hauteur que l’agglomération. Il est rappelé que les enseignants sont prioritaires pour passer les tests PCR.

Analyse de la FSU : Cette campagne, bien que trop tardive, est une bonne chose. Il est dommage qu’une montée en puissance ne puisse avoir lieu. Les tests antigéniques sont recommandés pour les cas contacts et les personnes présentant des symptômes. La priorité donnée aux enseignants pour passer un test PCR est une bonne chose, mais un effort doit être fait pour que cette information soit mieux transmise aux intéressés.

Y-aura-t-il une consigne départementale claire et générale concernant le retour ou non du fonctionnement à plein effectif dans les lycées à partir du 20 janvier ?

Il n’y aura pas de retour à plein effectif le 20 janvier comme annoncé par le Ministre.

Analyse de la FSU : le ministère a annoncé qu’environ 69% des lycées publics fonctionnaient en demi-groupes, un peu plus de 30% en classe entière. Cette situation, dont le ministre est personnellement responsable pour avoir refusé d’imposer ses mesures au niveau national et en renvoyant la décision au local, génère des inégalités entre les candidats au bac. Il refuse de plus de repousser les épreuves de spécialité de mars et explique, alors que la troisième vague de la pandémie est là et que l’on parle à nouveau d’un reconfinement sévère, qu’il serait bon que les terminales reviennent en classe entière « pour réduire les inégalités » dont il est responsable. Mais une fois de plus aucune consigne claire n’a été donnée et nous naviguons à vu. Ce n’est pas acceptable, d’autant plus qu’en pleine phase d’augmentation du nombre de contaminations c’est faire peu de cas de la santé des personnels et des élèves. Ne parlons même pas du manque d’anticipation pour un éventuel changement dans les règles sanitaires des écoles et collèges ..

Quelle est la position académique concernant les portes ouvertes dont certaines sont prévues en Février ?

L’organisation est sous la responsabilité des chef-fes d’établissement et doivent se faire dans le cadre de la FaQ. L’évolution de la situation devra être prise en compte et il est probable que l’on se dirige vers des annulations.

Analyse de la FSU : Pour la FSU, ce qu’il faudrait, c’est une décision commune, prise par la DASEN, pour l’ensemble des EPLE. La « gestion locale » n’est pas de nature à rassurer les personnels et a déjà généré suffisamment de problèmes dans les lycées par exemple.

Les enseignant-es sont ils-elles concerné-es par le dispositif « arrêt de travail en ligne » annoncé ?

L’administration va poser la question à la CPAM concernant les salariés qui sont à la MGEN car il est vrai que cela ne figure pas dans la FaQ.

Analyse de la FSU : La FSU tiendra la profession informée des réponses de l’administration.

Quelles sont les consignes concernant les formations, réunions qui regroupent les personnes en présentiel.

Le nombre de personnes possibles en présentiel a changé sur la FaQ : c’est désormais le nombre de 6 qui est recommandé. Il a donc été fait le choix de reporter ou de distancier au maximum. Cela vaut pour les formations, les réunions (Conseil Ecole Collège) ou tout autre évènement. Les inspecteurs ont été informés.

Tout ce qui est entre 6 et 10 (les constellations notamment) est pour le moment maintenu mais c’est provisoire et pourra être révisé y compris dès cette semaine.

Analyse de la FSU : La FSU regrette la décision qui, en pleine période de reprise, permet le présentiel au-delà de la recommandation de la FaQ. Nous espérons qu’un retour aux recommandations arrivera au plus vite.

Le lundi de la rentrée, grand froid dans plusieurs collèges sarthois et le collège de Pontvallain a dû fermer. Comment expliquer cela ? Qui gère ? Est-il raisonnable de faire travailler élèves et personnels dans de telles conditions ?

La panne est une problématique qu’on ne peut anticiper : c’est le principe de tout bâti, le risque zéro n’existe pas. Les chauffages ont été très sollicités vu l’épisode de grand froid. La maintenance dépend des collectivités territoriales. Le conseil départemental est très attentif et l’analyse de ce qui s’est passé à Pontvalain va avoir des répercussions à l’échelle départementale pour aller vers une amélioration générale. Les décisions ont été adaptées aux situations.

Analyse de la FSU : Il faut rappeler que s’il existe des normes thermiques pour les EPLE, celles qui concernent les températures basses ne sont pas contraignantes puisqu’elles ne concernent que les locaux inoccupés. Ce problème doit être résolu dans les meilleurs délais car il n’est pas normal que des cours puissent avoir lieu dans des salles où la température a pu descendre en dessous de 15°C. D’autant plus qu’avec le protocole sanitaire il est obligatoire d’aérer les salles.

Les difficultés à gestion du calendrier de la DSDEN oblige au report du groupe de travail sur les risques psychosociaux et au report du prochain CHSCT-SD après les vacances de février. Ce dernier sera prévu après le CHSCT académique afin de prendre en compte les orientations académiques et décider leur déclinaisons à l’échelle départementale.

Compte-rendu de la rencontre en audio-conférence du mardi 15/12/2020

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, Mme la responsable du pôle SST, Mme la conseillère prévention départementale, Mme le médecin de prévention, M. l’inspecteur (GUIET)

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales :  Nelly COURSON secrétaire du CSHCT-SD SNUEP, Sophie Pereira SNES-FSU et un représentant UNSA Education.

Point sur la situation sanitaire :

Concernant la région Pays de la Loire, avec un taux d’incidence global de 133 (contre 97 dans le 53, 90 dans le 49, 54 dans le 85 et 51 dans le 44) et un taux de positivité de 7,4 (contre 6.8 dans le 53, 6,3 dans le 49 3,7 dans le 85 et 4,1 dans le 44), la Sarthe est le département où la situation sanitaire est la plus dégradée. Elle se situe sur un plateau, certes meilleur qu’à certains moments, malgré tout, la tendance n’est pas à la baisse continue. Le nombre de cas positifs dans l’Éducation nationale, est variable avec 22 cas lundi, 9 mardi, 1 mercredi, 14 jeudi, 9 vendredi et 18 hier. Le Mans Métropole constitue la zone la plus touchée.

Une campagne de tests antigéniques a été menée sur la commune de Sablé et n’a révélé aucun cas positifs. Elle a été complètement prise en charge par le SDIS avec deux infirmières de la communes et  a concerné potentiellement cinq cents personnes.  Cette campagne a été organisée à Sablé pour les établissements de la commune (un lycée, deux collèges, cinq écoles du public, un lycée, un collège et une école du privé ainsi qu’un lycée agricole). La prise en charge par le SDIS la première journée a constitué un terrain d’entraînement permettant aux deux infirmières de la commune d’organiser entièrement la deuxième journée. Le SDIS a organisé, dans ses locaux, deux formations, portant à la fois sur l’installation d’un stand ainsi que sur l’usage des tests et l’interprétation des résultats. 

Une autre campagne de tests antigéniques, entièrement prise en charge par l’Éducation nationale, s’est déroulée aujourd’hui au lycée Le Mans Sud, pour répondre à l’anxiété du personnel. La suivante aura lieu jeudi à Conlie, ville choisie de par la densité moyenne de sa population et parce qu’avec Sillé le Guillaume elle est fortement impactée par la circulation du virus. A la rentrée de janvier, les campagnes de tests vont se poursuivre grâce aux dons du Ministère en tests et équipements correspondants et ils concerneront l’ensemble des personnels, même ceux des collectivités.   

Analyse de la FSU : d’après les sources de la FSU, ce sont 80 personnes qui ont été testées sur les 500 potentielles, par deux infirmières scolaires volontaires. Le premier jour elles étaient accompagnées par le SDIS, le lendemain elles étaient seules. Notre analyse c’est que 80 testé-e-s sur 500, quelles qu’en soient les raisons de faisabilité (mise à disposition d’infirmières en nombre insuffisant par exemple) ou de non volonté des personnels (chacun-e pouvait refuser de s’inscrire), 80/500 constitue un faible taux de test. Cela relativise l’absence de cas covid détectés.

Questions d’introduction

Nous nous interrogeons sur les annonces d’une tolérance quant aux absences des élèves jeudi et vendredi. Cela reviendrait-il à admettre que les établissements scolaires jouent un rôle dans la circulation du virus? La tolérance couvre-t-elle les personnels et les établissements. Est-ce que ça ne mériterait pas la fermeture d’établissements déjà impactés fortement du point de vue sanitaire (le lycée Sud par exemple) ?

Réponse:

Pour l’heure la DSDEN n’a reçu aucune information officielle. Les recteurs vont probablement demander des consignes au ministère qui va ensuite donner la marche à suivre. A priori cela va surtout concerner le second degré car dans le premier degré les parents qui travaillent auront plus de difficultés pour trouver des solutions de garde. Cela peut entraîner des perturbations car traditionnellement dans les établissements du second degré des activités sont souvent prévues avant les vacances de Noël (la DSDEN avait d’ailleurs hésiter à organiser des tests antigéniques à Conlie jeudi pour cette raison). 

Analyse de la FSU : Pour la FSU, ce que prouve cette décision c’est que, contrairement à la parole portée depuis des mois par l’institution, les établissements scolaires ne sont pas sûrs, à tout le moins pas aussi sûrs qu’elle veut le faire croire. Après le mensonge sur les chiffres réels de contaminations, révélés notamment par les services de « fact-checking » de Libération, cette annonce renforce la défiance et l’exaspération des collègues auprès de l’institution pour au moins trois raisons :

tout d’abord, qui et que croire ? Après l’épisode des masques inutiles puis finalement nécessaires, cet épisode sème une confusion bien compréhensible. Finalement les protocoles sont-ils suffisant ? Les personnels se contaminent- ils·elles sur leur lieu de travail ? Autant de questions légitimes pour lesquelles il faudra bien que des réponses soit obtenues.

Ensuite, quel mépris pour notre profession! L’idée d’une « école à la carte » est une négation totale de tous les professionnalismes qui s’y exercent, n’en déplaise au Ministre. S’il nous considère comme une simple garderie, autant le formuler clairement.

Enfin quel manque de respect pour l’institution publique qu’est l’école. Quel autre Ministre a déjà verbalisé de la sorte l’idée d’une école « facultative » ? La réponse est simple : aucun·e. Pourtant c’est bien l’école publique qui permet de lutter, avec le peu du moyens qu’on lui alloue, contre les déterminismes sociaux, territoriaux… Mais l’idée d’une école qui lutte contre les inégalités est à des années-lumières de ce que porte Blanquer. Dont acte.

Quelles seront les mesures que les personnels devront prendre lorsqu’ils vont constater que les parents n’auront pas envoyé leurs enfants dans les établissements scolaires cette semaine?

Réponse:

Pour l’heure pas assez d’informations pour répondre précisément à cette question (voir question précédente). 

Analyse de la FSU : Après une annonce par médias interposés, même la DSDEN n’est pas au courant des démarches à suivre ! Un Ministre de communication qui improvise en méprisant les personnels, y compris ses propres cadres : voilà ce qu’est notre Ministre ! Il est fait peu de cas de la réalité de terrain, les collègues qui avaient déjà préparé leurs dernières journées et doivent recommencer, ni de la souffrance que cela engendre.

En un mot : INADMISSIBLE !

Situations d’établissements

Lycée Sud

Y-a-t’il eu des contaminations internes au lycée ? 

Sachant qu’il y a un cluster chez les agent·es du lycée, qui va assurer la désinfection des locaux, en particulier du bâtiment A où doit travailler la proviseure adjointe de Touchard envoyée en renfort ?

Pourquoi les tests ne s’appliquent  pas à tous, personnels mais aussi élèves ?

Pourquoi le service de restauration est-il maintenu dans un tel contexte sachant qu’il y aura peut-être un manque de personnel pour assurer le protocole strict mis en place au réfectoire?

Y aura-t-il, compte tenu de la situation, un renforcement du protocole sanitaire au lycée Sud ?  

Réponse:

Une contamination interne est impossible à dépister. Un cluster entraîne un risque de contamination plus grand, ce qui nécessite de le prendre au sérieux. Les contaminations internes ne déterminent pas les clusters, mais plutôt le nombre de personnes contaminées, dans un lieu donné et sur un temps déterminé. Les enquêtes trouvent le plus souvent les sources de contamination. 

Le service de restauration répond aux conditions du protocole car il ne manque pas de personnel et le nombre d’élèves a diminué avec l’allègement des effectifs au lycée général. Les locaux du bâtiment A sont restés vides longtemps et ils ont été aérés, donc pas de problème de désinfection. Il n’a pas été jugé nécessaire de renforcer le protocole sanitaire. 

La décision de proposer des tests à destination de tout le monde, personnels et élèves, ne peut être prise que par le préfet. Dans ce cas c’est l’ARS qui prend en charge les tests. La DSDEN ne teste que les personnels de l’Éducation nationale. En lien avec le préfet, elle privilégie les établissements des communes très touchées par l’épidémie ou établit un planning selon d’autres critères. 

Au LPO Le Mans Sud, la classe de carrosserie dans laquelle un cluster avait été repéré est à nouveau ouverte, sauf pour trois élèves qui sont en attente de faire le test. Côté administratif, l’équipe de direction va reprendre progressivement le travail et ce, dès demain pour la proviseure. La reconnaissance de cas contacts pour plusieurs personnes dont trois CPE a été très discutée avec l’ARS et finalement décidée sur l’insistance du DR BELLION.   La DSDEN a été à l’initiative d’un courrier qui suggérait une fermeture potentielle, anticipant une décision éventuelle du Préfet. Cependant, le nombre de cas positifs par rapport à l’effectif total de 2100 personnes dit “taux d’attaque” a été jugé mineur d’où la décision de l’ARS de maintenir l’établissement ouvert. Du renfort a alors dû être déployé. Une  proviseure adjointe du lycée Touchard a assuré une présence physique et a travaillé en lien avec l’équipe de direction qui était en télétravail et les personnels de l’établissement. Par ailleurs, une équipe mobile de sécurité de la DSDEN a été dépêchée sur place notamment sur le pôle administratif.  Le recrutement en urgence de personnels AED complémentaires et l’augmentation de la durée de service des personnels AED présents  ont complété le dispositif. L’emploi d’AED supplémentaires constitue un moyen temporaire. Il s’effectue en cherchant dans le vivier des lycées environnants et il est pris en charge grâce à la dotation spécifique COVID, Mme la DASEN accompagnée de l’équipe DSDEN avec le DR BELION et l’ARS se sont rendus sur les lieux pour rencontrer les enseignants et organiser la campagne de tests qui a eu lieu aujourd’hui. 

Face à la polémique concernant la diffusion de l’information sur la  fermeture de la classe de Carrosserie par voie de presse plutôt que par l’équipe de direction, Mme la DASEN explique le concours de circonstances qui suit. L’ARS a proposé la fermeture de la classe de carrosserie du LP au Préfet. Afin d’assurer leur sécurité, la cellule COVID a déclaré que tous les membres de la classe étaient considérés cas contacts et donc devaient s’isoler tout de suite chez eux. Les service de l’EN ne pouvaient pas parler de “fermeture” tant que l’arrêté n’était pas signé par le Préfet, mais comme les personnels et élèves étaient isolé·es le plus important avait été fait. Or le jour de la signature, le préfet avait une conférence de presse et il a évoqué sa décision. De fait, la presse a relayé le lendemain l’information.

Analyse de la FSU :

La formule “pour répondre à l’anxiété du personnel” donne l’impression d’une faveur qu’il fallait accorder pour calmer de grands agités. Or les médecins qu’ont rencontré les collègues leur ont expliqué qu’ils-elles étaient bel et bien dans un cluster et que cette campagne de tests était nécessaire pour casser les éventuels chaînes de contamination. Ils les ont d’ailleurs remercié-e-s d’y avoir participé en masse (104 testés sur un peu plus de 200 membres du personnel). Il s’agissait donc d’une mesure de santé publique et non d’une calinothérapie. Sur les 104 tests pratiqués pas un n’était semble-t-il positif. Concernant la restauration les effectifs sont passés de 1800 DP à 1400. La “décrue” n’est donc pas énorme du fait que les voies pro et technologiques ne sont pas passé au système “hybride”, pas plus que les BTS. Par ailleurs, les locaux du bâtiment A ne sont pas restés vide si longtemps que cela puisqu’un adjoint a officié retranché dans son bureau jusqu’au vendredi. Sur la question de la méditisation : vouloir réserver la primeur de l’info à M. le préfet est une chose, mais, en attendant, quand la presse a communiqué sur le sujet, cela faisait au moins une semaine que cette classe était fermée. Certains collègues l’ont effectivement appris en lisant le journal et ce fut un choc et une inquiétude car le nom de la classe ne figurait pas. Il ressort de tout cela une impression de “culture du secret” infantilisante et absolument contreproductive en terme de sérénité au travail. La DASEN a suggéré en réunion que sa position était de fermer le lycée. Il aurait été possible de le passer en télétravail quelques jours. L’ARS a été en désaccord et a emporté la décision. Cela pose de fait une subordination problématique de l’Éducation Nationale à l’ARS. Pourtant, l’expertise de terrain est bien plus celle de l’institution scolaire que celle de l’ARS, centrée sur le seul aspect sanitaire. Alors que l’administration du lycée était à l’isolement, alors qu’il ne restait que quelques jours avant la fin de la période scolaire, il est choquant que la plus haute précaution, évaluée nécessaire par l’administration scolaire départementale, ne soit pas celle prise. La décision de l’ARS a entraîné le déshabillage en AED d’autres établissements voisins. Au lieu d’embaucher du personnel, l’équipe mobile s’avérant insuffisante, on a pris des AED sur d’autres établissements qui ont du fonctionner en mode dégradé. Tout cela est d’autant plus absurde que le Ministre annonçait mardi, à la surprise générale (y compris celle de la DASEN en audience), l’école facultative à des fins de confinement, reconnaissant tacitement la contamination scolaire.

 

Collège Robert Desnos

Alors  que deux cas Covid sont avérés parmi les personnels (une enseignante, une secrétaire de direction), ces dernier·es se  plaignent de la non-application du protocole par les personnels de direction à savoir notamment le port du masque. Pourriez vous nous assurer qu’un rappel sur le caractère obligatoire du protocole et de ce point en particulier sera bien effectué ?

Réponse:

Le principal du collège DESNOS et son adjoint, identifiés cas contacts, ont repris leur fonction après un test négatif. Le chef d’établissement réfute vigoureusement l’accusation qui lui est adressée de considérer les mesures barrières avec légèreté. Il est rappelé que le port du masque n’est pas obligatoire pour celle ou celui qui travaille seul·e dans son bureau. 

Analyse de la FSU : Le principal réfute ce que nos collègues constatent. Nous veillerons à ce que le protocole soit effectivement respecté et suivons le dossier avec attention.

Dans ce contexte où, à tout le moins, les esprits sont très troublés, est-il opportun d’organiser lundi soir et mardi soir des rencontres parents/professeurs ?

Réponse:

Les chefs d’établissements sont conscients du contexte et responsables. La discussion sur la tenue et l’organisation de telles rencontres doit se faire au sein de l’établissement. Si les règles de distanciation peuvent être appliquées, il n’y a pas de raison pour qu’elles n’aient pas lieu. La DASEN a réitéré sa confiance dans les chefs d’établissement. On ne peut pas empêcher dans le contexte actuel que des personnes soient inquiètes, anxieuses. Il faut en parler localement et échanger.

La période est très difficile et les personnels sont inquiets parce que l’espoir de voir l’épidémie s’éloigner a été brutalement stoppé par les indicateurs qui ne baissent pas. En plus, les enfants n’ont pas une vie totalement normale ce qui provoque aussi chez eux des attitudes provoquant des tensions avec même quelques évènements graves dans certains établissements plus nombreux que d’habitude. En plus de ces quelques actes graves, on observe des incivilités, des bousculades ce qui est ressenti de façon exacerbé et nécessite une vigilance accrue. On ne peut pas laisser de côté le fait que l’on se pose aussi la question de savoir si l’on est ou non contaminé. Dans les établissements certaines personnes réagissent bien, mais d’autres sont très fragiles. Ces situations s’imposent à nous et nous espérons un retour à la normale pour tous. 

Analyse de la FSU : Nous prenons acte, en distanciel, de la réponse. Effectivement le besoin de « se voir » est de plus en plus ressenti comme une nécessité tout comme l’inquiétude légitime des personnels. La FSU se tient à disposition des collègues pour répondre à leurs questionnements et les soutenir lorsqu’ils vivent des injonctions contraires à leur éthique. Nous saluons la proposition d’en parler localement et d’échanger. Mais nous constatons un manque d’instances réelles pour pratiquer ces échanges et ces « accordages de terrain », et nous constations aussi des fonctionnements pas partout partagés au sein des équipes, qui créent des tensions. En tous cas, pour la FSU, ce n’est pas aux directions de décider seules et de faire œuvre de « pédagogie » pour rassurer. C’est au équipes de décider collectivement des choix les plus judicieux à faire sur le terrain dans le respect des approches singulières de chacun-e, accompagnées en cela par les hiérarchies.

Lycée André Malraux 

Dans le contexte sanitaire sarthois et alors que tous les chiffres font état d’une montée des contaminations dans les établissements scolaires; est-il opportun, comme l’a décidé le chef d’établissement du lycée André Malraux, d’un retour à un fonctionnement en classes entières ? Contrairement à ce qui semble avancé, cette demande n’est pas une demande majoritaire des enseignant·es.

Réponse:

La proposition de dédoubler les classes en lycée n’est qu’une proposition. Les chefs d’établissements voulant le faire doivent faire remonter leur projet au recteur qui le valide. Ce n’est pas une obligation et cela relève de la responsabilité du chef d’établissement. Tout dépend aussi des effectifs. Au lycée Malraux il y a de mémoire des groupes à petits effectifs. C’est au chef d’établissement du lycée d’en discuter en interne avec les personnels. 

Analyse de la FSU : Ce que révèle ce type de décision c’est qu’il faut des temps de concertation entre les équipes de direction et les personnels pour permettre des solutions à la fois adaptées à la réalité de terrain, respectueuses des préconisations institutionnelles et rassurantes du point de vue sanitaire pour les personnels. La FSU regrette que cela ne soit pas la règle défendue par l’institution qui choisit un modèle descendant d’imposition qui, dans ce contexte, ne peut être que source de tensions.

Questions premier degré

La délégation fait part de deux situations d’écoles sur Le Mans. De façon générale les situations d’enfants violents se multiplient, probablement en lien avec le confinement, la situation sanitaire. Le constatez vous de votre côté?

Ces enfants nécessitent un suivi particulier de plusieurs institutions différentes. Ils ont besoin d’être aidés, protégés?  Comment l’administration compte-t-elle répondre à ces détresses d’élèves et d’adultes?

Réponse:

L’augmentation des violences par des enfants au profil particulier dans les écoles n’est pas liée au contexte sanitaire actuel. Tout d’abord ces cas sont mieux recensés car les écoles en parlent davantage. Ensuite on constate cette augmentation des violences au niveau national.  La DASEN l’a elle-même constaté dans le département où elle était en poste avant la Sarthe. Ces situations sont souvent découvertes très tard par la DSDEN alors qu’elles sont déjà bien avancées.

C’est la raison pour laquelle il a été décidé  de mettre en place des postes de maîtres G.

Pour cette question, la DSDEN travaille sur plusieurs volets.  C’est la Dasen, madame Poirier et Monsieur Guiet qui sont chargés du dossier. Ils travaillent avec des associations spécialisées, la MDPH et l’ARS. Dans le département il n’y a pas de structure de décision rapide opérationnelles pour l’instant mais elles sont en train de se mettre en place en particulier depuis cette année. lorsqu’un cas est signalé il y a de multiples réunions avec la dsden puis une équipe mobile d’appuis est là pour prendre le relais de l’Éducation nationale sur certaines situations. 

Lorsque la famille refuse de coopérer, le procureur, puis le juge pour enfants, sont saisis. Madame Poirier fait en sorte dans ce cas que les établissements spécialisés mettent à disposition une place pour accueillir l’enfant posant problème une fois la décision de justice prise. 

Cette démarche est suivie lorsque l’on connaît la situation, mais elle prend du temps. Il faut d’abord établir un diagnostic de la DSDEN qui peut être complété par celui de l’équipe mobile d’appui et d’accompagnement (diagnostic spécialisé). 

Pour l’école (), un contact a été pris: CPC-ASH, observation de l’enfant en classe, contact avec l’équipe mobile,  l’IEN est intervenu sur place et les RASED…. Malheureusement il a fallu tout de même appeler le 15; l’enfant a été hospitalisé. Il faut savoir que ni l’IEN, ni la DASEN n’ont le droit de déscolariser un enfant. La famille peut entamer un recours dans ce cas. Suite à l’hospitalisation de l’enfant des décisions ont été prises. Dès la rentrée de janvier il sera pris en charge par le Service d’intervention thérapeutique éducative de proximité (SITEP). La suite sera décidée selon sa manière de réagir en lien avec la DSDEN et les services spécialisés. La famille aussi va être suivie suite à plusieurs IP.  Elle est d’accord (ce n’est pas toujours le cas). Le temps d’école de l’enfant sera calibré selon ce qu’il peut faire;  le reste du temps il ne sera pas à la maison mais sera suivi par une autre structure. La famille n’a pas vraiment le choix: si elle refuse de coopérer, la situation sera remise entre les mains de la procureure qui est très déterminée. 

La Dasen a signalé une autre situation à la procureure.  La MDPH a fait remarquer que la famille n’était pas d’accord, qu’il fallait du temps, mais la situation avait beaucoup trop traîné. La DASEN a saisi la procureure. 

Il ne faut pas attendre pour signaler un problème avec un enfant violent. Désormais l’ARS soutient la DSDEN, c’est ce qui manquait.

Pour l’accompagnement des enseignant·es et des personnels, ce sont les maîtres G qui peuvent aider l’équipe à comprendre la situation et faire des propositions pour la gérer.  Dans ces situations, beaucoup d’enseignants se remettent en cause, il ne faut pas. Les maîtres G peuvent les aider à mettre en place des méthodes, des modes de fonctionnement adaptés à ces enfants à besoins particuliers. Ils peuvent aussi établir un diagnostic  allant jusqu’au signalement si besoin. Ce diagnostic est fondamental pour l’équipe mobile. 

Analyse de la FSU :

La DASEN est bien affirmative quand elle exclut la crise sanitaire comme cause possible de la montée de phénomènes de violence. Si elle devait avoir raison, il serait d’autant plus inexplicable qu’il n’y ait pas déjà « de structure de décision rapide opérationnelle ». Pour la FSU, ce ne sont pas des cellules centralisées qui apporteront une quelconque réponse. La hiérarchie peine à faire remonter l’information, car un-e inspecteur-trice est toujours réticent-e- à faire remonter « des vagues ». Ce qui se constate dans les écoles ce sont, de la part des IEN, des non réponses, des réponses différées, tardives. Les écrits, rassurants, structurants, sont systématiquement absents. Lorsqu’une réponse arrive c’est au téléphone. Les IEN eux-elles mêmes sont dans l’impuissance. Ce qui devrait se développer, au lieu de logiques de cellules départementales, ce sont des équipes d’école comprenant, en plus de l’équipe pédagogique, d’autres corps de métier de la santé, du social, et bien sûr, de nouveau, les plus de maîtres que de classes. Fixer sur des logiques de cellule de crise les maîtres et maîtresses G est un non sens, car le travail de fond qui ne se réalise plus alors contribue à l’aggravation de la situation globale à moyenne échéance. C’est, par ailleurs et contrairement à ce qui nous avait été affirmé, un changement fondamental des missions où l’on passe de personnel de remédiation sur des temps longs à des “pompier·es” agissant dans l’urgence. Revenir à un cercle vertueux supposerait de réinvestir fortement sur la prévention, et d’affecter sur les gestions de crise d’autres acteur-trices, formés à cela.

Les syndicats sont-ils invités demain au groupe de travail avec les directeurs et directrices d’école?

Réponse:

Les syndicats ne sont pas invités à ce groupe de travail. Le point de vue et les positions des syndicats sont connus grâce à leurs interventions dans les instances où ils siègent au niveau national. Au niveau départemental le groupe de travail a pour objectif de connaître le point de vue des directeurs et directrices “ordinaires”, pas forcément syndiqués. 

Analyse de la FSU : Les directions ordinaires ne seraient donc pas syndiquées? Ou encore les directions syndiquées ne seraient pas ordinaires? Comment faut-il comprendre cette distinction? La réponse de la DASEN témoigne d’une grande confusion entre « positions nationales » et pragmatisme. Au delà de positions, la direction va très mal. Le terrain est le même que la direction soit syndiquée ou non. Ce qui devrait présider à la prise en charge sérieuse du problème, c’est l’accès à la vérité, sans filtre, qui se vit. Donc sortir des logiques de carrière, de subordination, qui empêchent depuis si longtemps l’expression des besoins réels. En choisissant des directeurs-directrices précisément non syndiqué-e-s, l’administration se protège. Quelle liberté de parole auront ces 6 collègues choisi-e-s. Quelle capacité à porter autre chose que leur point de vue auront-ils-elles? Intégrer ce type de groupe de travail, sans collectif de soutien que sont des syndicats, des mouvements pédagogiques, des associations, place mécaniquement les participant-e-s du côté de la hiérarchie, dans un conflit de loyauté avec l’institution dès lors qu’ils expriment un problème. Tout est réuni pour qu’il en sorte une confirmation de l’existant. L’exclusion des « syndicats représentatifs » d’un groupe de travail sur l’évolution de la direction des écoles est un signe de mépris à l’égard des personnels. Il est à noter que ce choix, qui appartient à la DASEN, est minoritaire nationalement, la majorité de ses homologues invitant les organisations syndicales à s’asseoir autour de la table. Il est regrettable, quand on sait la difficulté des directions, que ce soit une position idéologique à priori qui l’emporte en Sarthe, quand ailleurs un pragmatisme prévaut.

Certaines écoles semblent manquer de remplaçants alors qu’ailleurs des enseignants sont disponibles. Qu’en est-il?

Réponse:

Il y a probablement eu des problèmes de transmission d’information ou des cas particuliers: si dans une école rurale il y a des classes à 11 élèves et que l’absence d’un enseignant entraîne un regroupement de classe à 22 élèves (par exemple) il ne sera pas remplacé. 

Analyse de la FSU : Ce défaut de gestion, qui pose de nombreux soucis pour les écoles concernées, vient surtout de la surcharge de travail dans les différents services de la DSDEN fortement impactés par les suppressions de postes depuis trop longtemps. Le recrutement de personnels dans le cadre d’un plan d’urgence pour l’école ne doit pas se limiter aux recrutements de professeur·es.

Questions Tous degrés :

Suite au changement de décret prévisible sur les personnes vulnérables, les certificats médicaux d’isolement devront être renouvelés. Dans la situation où le décret paraîtrait début janvier, vu la difficulté pour consulter les médecins en cette période, les personnels vulnérables auront-ils-elles une tolérance, un délai, une souplesse, pour avoir le temps de consulter un médecin et faire ce nouveau certificat?

Réponse :

La DASEN n’est pas encore au courant de cette modification du décret. Il faut attendre qu’il soit officiellement modifié et promulgué, que la foire aux questions soit mise à jour, pour en connaître les modalités de mise en place.  

Analyse de la FSU : est-il besoin que le décret soit promulgué pour répondre à l’hypothèse proposée ? Elle est réaliste, circonstanciée. Pourquoi l’autorité locale ne donne pas une réponse rassurante à cette hypothèse, elle qui sait que la Sarthe se distingue par un désert médical particulièrement problématique? A une question qui interroge une adaptation locale, la DASEN répond FAQ et réponse nationale… L’adaptation au terrain, l’humanisation des relations, tout cela n’est pas en bonne voie.

Combien de contractuel·les ont-ils été embauché·es en renfort en Sarthe pour faire face à la crise du COVID?

Réponse:

Le rectorat a donné la possibilité d’embaucher 40 contractuel·les pour faire face à une demande accrue vue la situation sanitaire, mais peu se sont présenté·es. A l’heure actuelle il y en a six qui ont terminé la procédure administrative nécessaire à leur embauche (ils ont eu un entretien, ont fourni des certificats médicaux, ont reçu une formation…). L’embauche d’un·e septième contractuel·le est en cours, elle devrait être effective en janvier. Il n’y aura probablement pas d’autres contractuel·les engagé·es au titre des renforts pour faire face à la situation sanitaire.

Analyse de la FSU : Proposer des CDD de trois mois à des personnes avec au minimum bac +3 relevait de la gageure. La difficulté à recruter des contractuel·les prouve à quel point notre métier est déconsidéré, déclassé et son exercice compliqué. Cela devrait servir de leçon pour revaloriser nos salaires, améliorer nos conditions de travail…

Quels dispositifs sont envisagés pour aider les personnels à faire valoir l’imputabilité au service en cas de contamination ?

Réponse :

Il n’y a pas de retour en arrière sur la situation des personnels contaminé·es. Lorsqu’ils·elles sont testé·es positif·ives, une enquête est faite et la personne source est connue. On sait s’il y a eu une contamination interne ou non et ils·elles sont tout de suite averti·es. Si la contamination sur le lieu de travail est avérée, l’enquête le dira. Il n’y aura pas de recours possible a posteriori. Dans le cas de personnels ayant eu des formes graves mais pas imputables au services (les formes bénignes ne sont pas prises en compte), les personnes sont suivies pendant plusieurs mois et ont un dossier spécifique à la CPAM.

Analyse de la FSU : Les récentes décisions ministérielles vont dans le sens d’une École qui ne protège pas suffisamment élèves et personnels. Depuis le début de la crise sanitaire, la FSU alerte sur les possibles contaminations dans l’exercice des fonctions. La reconnaissance de contamination sur le lieu de travail, et la prise en charge en tant que maladie professionnelle est un enjeu essentiel en terme de droits pour les salarié·es. La FSU continuera à intervenir pour que ce soit le cas. Mais force est de constater que c’est aux collègues seul-e-s de prévoir et d’anticiper sur des éléments de preuve (tests, témoignages, examens médicaux… à apporter à l’enquête), l’administration se plaçant ouvertement dans l’indifférence quant à l’aide apportée aux professionnels pour faire reconnaître leurs droits.

 

 

 

 

Point de situation sanitaire au Mardi 1 décembre 2020

Ces entretiens, exclusivement centrés sur la gestion de la crise sanitaire, ne remplacent pas les instances officielles. Elles sont un point permettant une prise d’informations et des remontées de situations.

Étaient présent-es pour l’administration : Mme la DASEN, et des membres de l’administration.

Etaient présent-es pour les représentant-es syndicaux-ales : Nelly COURSON FSU secrétaire du CSHCT-SD, Sophie PEREIRA FSU et un représentant UNSA Education.

Présentation de la situation sanitaire en Sarthe:

Il y a eu une baisse significative des cas signalés en Sarthe cette semaine. La situation des contaminations grand public, hors EPAHD, s’améliore doucement (c’est celle prise en compte comme référence pour analyser le niveau de contamination dans l’Éducation nationale). 14 cas positifs ont été signalés dans les établissements scolaires lundi alors qu’à la mi-novembre, on pouvait en compter 40 à 50. Il n’y a pas eu de contaminations en interne dans les établissements scolaires, les contaminations sont toutes venues de l’extérieur.
Compte tenu de la situation, la cellule Covid va réduire sa taille.
Il n’y a pas de classes fermées en ce moment, peu de cas positifs ont été signalés (souvent des personnes déjà absentes depuis plusieurs jours), il y a peu de cas-contacts et pas de clusters.

Pour la FSU: La baisse des cas recensés est une bonne nouvelle. Il faudra cependant attendre encore quelques jours pour voir si elle se confirme après l’allègement des mesures de confinement avec l’ouverture des commerces à partir du week-end dernier. Par ailleurs, l’affirmation selon laquelle il n’y aurait eu aucune contamination en interne interroge. Si pour les cas contacts, on peut avoir une information assez fiable sur l’origine de leur contamination ; c’est en revanche particulièrement difficile dans le cas des personnes qui ont fait un test de leur propre chef et se révèlent positives au Covid. C’est une question importante pour la reconnaissance du Covid comme maladie professionnelle.

Premier degré : 

  • Quand les contractuel.l.es remplaçant les absences liées à la covid pour raisons sanitaires arrivent-ils? Quelle formation est prévue ?

Le recrutement des contractuel.le.s  et leur prise de fonction se fera le plus rapidement possible compte tenu des formalités administratives obligatoires. Le public reçu en entretien est composé essentiellement de titulaires d’un master 2 MEEF en enseignement du premier et du second degré, comme les enseignant.e.s stagiaires. Après un point d’accueil, une formation sera assurée par des conseiller.e.s pédagogiques.

Pour la FSU:  l’accueil et la formation des contractuel.le.s sont essentiels pour favoriser leur intégration dans les établissements et faciliter leur prise en charge des élèves. Il est positif que les contractuel.le.s soient prioritairement recruté.e.s parmi des personnes qui ont déjà une formation dans le domaine de l’éducation mais il n’en demeure pas moins qu’il est essentiel de les former au terrain, en particulier pour ceux dont c’est la première mission.

  • Peut-on avoir un état des lieux sur la vacance des postes qui justifie pour trois mois le recrutement temporaire important de 40 contractuels. Quelle est la part liée à la Covid dans la vacance actuelle de postes ? La part structurelle ? 

Le nombre de postes vacants liés à la situation sanitaire est moins important actuellement que lors du premier confinement. Plusieurs personnes vulnérables ont repris un travail en présentiel avec port du masque, ce qui réduit le nombre d’enseignants à remplacer. Les projets de recrutement de contractuel.le.s en Sarthe pour faire face aux besoins liés à la crise sanitaire ont été basés sur les tableaux de remontées des cas positifs à la Covid lorsqu’il y avait beaucoup de cas (50 par jour). Le rectorat a donc prévu une dotation importante pour engager des contractuel.le.s, supérieure en fait aux besoins actuels en Sarthe . Mais dans ce département, le vivier de contractuel.le.s est faible et un recrutement important ne sera pas possible même en le voulant. Le recrutement de ces contractuel.le.s n’est pas structurel mais bien lié à la crise sanitaire. Ces personnels ne seront recrutés que pour trois mois maximum, leur contrat se terminera au plus tard en février.

Pour la FSU : la FSU dénonce fermement ce recours à des contractuel·les car cette situation était prévisible et anticipable. La FSU a dénoncé dès juillet 2020 dans le 1er degré la suppression de 11 postes de titulaires remplaçant.e.s à la rentrée de septembre 2020, et de 5,5 postes de TR à la rentrée 2019. Ce sont ces 16,5 postes qui manquent aujourd’hui dans le département.  La crise sanitaire est bien un prétexte pour faire entrer massivement le recours aux contractuell.le.s dans l’ensemble des Services Publics, comme le prévoit la loi Dussopt. De plus, quand le Ministre Blanquer affirmait que tout était prêt, voici une nouvelle démonstration que RIEN ne l’était. Les propos de l’autorité académique concernant la difficulté du département à constituer un vivier démontre toute l’importance du cadre réglementaire et du statut de fonctionnaire d’État. Car, sans cela, c’est pour les élèves et leurs familles, la garantie d’une égalité de traitement qui disparaît de facto. La différence d’attractivité des territoires engendre bien de profondes inégalités par rapport aux obligations de l’État de garantir un égal accès à l’éducation. Les territoires “attractifs” pourront donc faire face à l’absence d’enseignant·es quand les territoires “moins attractifs”, souvent touchés par une plus forte précarité, par un plus fort taux de pauvreté et de chômage, verront en plus la vacance de postes ne pas être enrayée !  Il est important que cette dotation pour un recrutement massif de contractuel.le.s soit seulement conjoncturelle et en lien avec la crise actuelle. La FSU demande en effet l’arrêt des suppressions de postes dans l’Éducation Nationale et la création de postes de titulaires. 

  • Un.e professeur.e des écoles proche d’une personne très vulnérable voit un de ses élèves partir dans la matinée parce qu’un retour de test vient de le confirmer positif. L’IEN n’est pas joignable. Ce qui a traversé l’esprit de ce collègue c’est d’exercer un droit de retrait. Cela témoigne d’un stress majeur. Comment éviter cette situation ?

Connaître la procédure ne peut qu’aider à gérer une telle situation. L’école fait remonter, via l’IEN, le cas de positivité à la cellule COVID. Celle-ci joint la famille et mène l’enquête, en relation avec l’école, pour repérer les cas contacts (la personne contaminée a-t-elle enlevé son masque, en présence d’autres personnes sans masques ?). S’il n’y a pas de cas contacts, un courrier non nominatif est envoyé. S’il y a des cas contacts, un courrier nominatif est adressé aux personnes susceptibles d’avoir été contaminées pour une mise à l’isolement avec un test pratiqué sept jours après le dernier contact. Cette communication se réalise dans un délai le plus court possible: dans la journée si l’information est remontée assez tôt et en fonction du nombre de cas signalés.

Pour la FSU: la réponse de la cellule COVID est certes rapide (dans la journée, au pire le lendemain si l’information est remontée en fin de journée) mais ne règle pas forcément des cas comme l’exemple qui a été remonté, où l’IEN ne répond pas. La personne concernée n’a pas forcément été considérée comme cas contact puisque seules les contaminations par voie aérienne (sans masques) sont prises en compte par l’ARS. Cela n’enlève en rien l’inquiétude et le stress légitimes d’une personne vivant avec quelqu’un de vulnérable et qui se demande si elle n’a pas été contaminée par d’autres voies (surfaces contaminées par exemple). Cela pose aussi la question d’un suivi psychologique des personnels en première ligne.

  • La prime de directeurs, liées au surcroît de travail des directions du fait entre autre de la crise sanitaire, n’a pas été versée au mois de novembre comme prévu. Qu’en est-il? 

Cette prime sera versée en décembre.

Pour la FSU: Le ministère avait annoncé le versement de cette prime de direction sur la paye de novembre. Il est regrettable que les collègues concerné.es n’aient pas été informé.es de l’impossibilité pour le service gestionnaire d’effectuer le versement de cette prime en novembre comme prévu. De plus, le SIDEEP contacté par le SNUipp-FSU a indiqué que cette prime serait versée uniquement aux directeurs et directrices en poste du 1er au 30 septembre 2020. Pas de prime pour les directrices et directeurs fraîchement retraité.e.s qui ont eu à gérer le confinement et le déconfinement de mars à juillet 2020 !

Second degré :

 

  • Nous avons été informés qu’au collège de Loué, les cours ont dû être réduits à 45 minutes faute de salles et d’espace de restauration. Le Conseil Général n’aurait installé qu’un seul Algeco. Cette situation si elle est vérifiée, pose d’autant plus problème compte tenu du protocole sanitaire actuel où chaque classe doit avoir sa salle dédiée. La DSDEN a-t-elle des informations sur la question et sur les mesures envisagées pour pallier le problème?

La situation est bien connue des services de la DSDEN. Le problème, lié à la taille du restaurant scolaire et aux horaires des transports, oblige d’amputer la durée de certains cours pour appliquer le protocole sanitaire. De ce fait, les pertes horaires par discipline vont être évaluées et un rattrapage sera organisé sur le reste de l’année, en priorité auprès des élèves de 3ème, afin de leur permettre de préparer au mieux leur examen. Pour les autres niveaux, cette compensation pourra être transférée l’année scolaire suivante. Ce rattrapage ne fera pas l’objet de paiement d’heures supplémentaires : les enseignants n’assurant pas totalement leur service actuellement les heures non faites seront calculées et utilisées pour le rattrapage plus tard.
D’autres perspectives sont à l’étude telles qu’une programmation de travaux pour l’avenir (prise en compte par le Conseil Départemental qui a cependant son propre planning de travaux à réaliser) ainsi que la mise en place d’horaires plus appropriés pour la prochaine rentrée car il est impossible de changer l’organisation des transports tout de suite.

Pour la FSU: Les problèmes de ce collège doivent être vite résolus et la situation ne peut rester longtemps en l’état. Le Conseil Départemental doit mobiliser rapidement d’autres moyens matériels pour un retour à un volume de cours normal et envisager tout aussi rapidement des travaux pour éviter que ce type de situation se reproduise. L’annualisation des services des enseignant.es (rejetée par la FSU) ne peut être une solution pérenne pour résoudre les problèmes de cet établissement scolaire. De plus, le rattrapage des cours sur l’année scolaire prochaine ne tient pas compte de la possibilité de mouvement des professeur.e.s q