Les organisations syndicales départementales CGT et FSU ont examiné le contexte économique politique et social résultant de l’élection présidentielle.

A l’issue de ce scrutin, les citoyen-ne-s ont élu Emmanuel Macron et ont rejeté l’extrême droite. Pour autant, le score très élevé de celle-ci ne peut laisser insensible les organisations syndicales que nous représentons. C’est au quotidien que nous devons combattre syndicalement ses idées racistes, xénophobes, sexistes, homophobes, libérales et anti- sociales.



Rappelons que l’extrême droite a toujours servi les intérêts du capital !

Le nouveau président de la République va avoir une responsabilité immense, pour ne pas dire historique. Cela suppose de s’attaquer aux causes des inégalités sociales qui ne cessent d’augmenter. La nouvelle majorité doit être consciente de la lourde responsabilité de ses actes et des politiques qu’elle mettra en œuvre. Cela suppose d’en finir avec les politiques d’austérité et de casses sociales menées par les gouvernements précédents.

Si le nouveau Président a la légitimité des urnes, il n’a pour autant pas reçu l’adhésion d’une majorité de la population. Son élection ne résulte donc pas d’un vote d’adhésion à son programme.

Il doit en tenir compte en modulant, révisant ou modifiant son projet très libéral. Il ne doit pas s’enfermer dans des certitudes paralysantes, il faut donc qu’il respecte la négociation et la concertation sociale.

L’intersyndicale rappelle que les salarié-e-s et retraité-e-s ont combattu la loi « travail », largement inspirée par Emmanuel Macron. Les réformes économiques et sociales que prévoit le locataire de l’Elysée sont nombreuses. Il a notamment promis une refonte du régime d’assurance-chômage, la création d’un système de retraite unique à points, la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires ou encore la baisse d’impôts et de cotisations sociales pour les entreprises.

Dans la continuité de la loi travail, M. Macron compte mettre en œuvre dès cet été, de nouvelles attaques contre le code du travail. Il a annoncé qu’il procéderait par ordonnances. L’intersyndicale CGT, FO et FSU l’appelle à renoncer à tous nouveaux reculs sociaux en utilisant une disposition constitutionnelle certes mais anti-démocratique.

Plus que jamais, l’intersyndicale se place résolument dans une dynamique revendicative offensive pour agir contre tout projet régressif. Les salarié-e-s, retraité-e-s et privé-e-s d’emploi doivent s’organiser en nous rejoignant, en se mobilisant dans les entreprises et les services pour la satisfaction de leurs revendications.

L’intersyndicale appelle au renforcement de la mobilisation dans les entreprises, les services et à débattre avec les salarié-e-s, les usagers et faire partager nos exigences de progrès social.

Elle appelle dès à présent à faire de la troisième semaine de juin un temps fort d’initiatives et de mobilisations dans l’ensemble des territoires.

Rassemblement Place de la République

Samedi 24 juin 10 h 30

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