Plus de 600 étudiants réunis ce jour en Assemblée Générale

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APPEL DES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE DU MAINE

Nous, étudiants de l’université du Maine réunis à 600 en Assemblée Générale ce mardi 27 janvier 2009, condamnons avec la plus grande fermeté les réformes en cours dans l’enseignement supérieur.

Un nouveau modèle de répartition des moyens se met en place par le ministère depuis janvier 2009. Cette réforme de l’allocation des moyens aux universités prend en compte de nouveaux critères de financement totalement arbitraire et pas adaptés aux difficultés actuelles de l’enseignement supérieur. La dotation globale de fonctionnement allouée par l’état aux universités dépend maintenant de critères de performance de 20% au lieu de 6% précédemment.

Nous refusons ces critères qui ne prennent pas en compte nos besoins.

Ils s’intègrent dans une logique de mise en concurrence des facs, de rentabilité à court terme et de sélection des étudiants.

Les dernières réformes dans l’enseignement supérieur (loi LRU, Plan Licence, Opération campus…) instaurent une compétition entre les universités et cassent l’idée même d’un service public d’enseignement supérieur et de la recherche. C’est cette même logique de désengagement qui justifie à l’heure actuelle le rattachement budgétaire des IUT aux universités. Le décret modifiant le statut des enseignants chercheurs précarise nos profs mais dégrade également la qualité de nos diplômes en déconnectant la recherche de l’enseignement.

Nous refusons ces réformes qui dégradent directement la valeur de nos diplômes,

La masterisation de la formation des enseignants repousse à Bac + 5 au lieu de Bac + 3 le passage des concours. Cela renforce une sélection sociale déjà trop présente dans l’enseignement supérieur. La sélection qui avait lieu à l’entrée en master 2 pourra désormais avoir lieu en master 1. La réforme des IUFM supprime l’année de stage pratique rémunérée qui constituait une première expérience pour les futurs enseignants. Nous refusons que la formation des enseignants soit plus sélective et de moins bonne qualité.

Enfin, les exigences de réussite et de performance demandées par le gouvernement sont en totales contradictions avec les 900 suppressions de postes qui ont eu lieu à la rentrée 2009. L’éducation et la réussite de toutes et tous ne peut être compatible avec un personnel encadrant en sous effectif.

Il y a donc urgence à se mobiliser pour l’avenir de nos universités et plus globalement du service public de l’éducation.

Nous appelons donc l’ensemble des personnels et des étudiants de toute la France à participer massivement à la journée de grève interprofessionnelle du 29 janvier et de faire du mardi 2 février une journée nationale d’actions et d’assemblées générales dans toutes les universités.

Nous sommes en lutte :

Contre la masterisation des concours d’enseignement et la suppression des IUFM.

Contre la réforme de l’allocation des moyens qui accroît davantage les inégalités entre les universités.

– Pour l’arrêt des processus d’autonomisation (LRU…) qui renforce la concurrence entre les établissements.

Pour le retrait du décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs

Nous réclamons :

Un financement 100% public et le recrutement de fonctionnaires statutaires à hauteur des besoins.

Des diplômes de qualité avec un cadre national reconnu dans les conventions collectives,