Au Mans, rendez-vous est d’ores et déjà donné à toute la population pour dénoncer cette première attaque contre le 1ᵉʳ mai qui en appellera forcément d’autres !
Le Mans : rassemblement à 10h, place du Marché de Pontlieue. Manifestation vers la place Newton avec arrivée à la Passerelle des Atlantides.
- Au départ, présentation de l’historique du 1ᵉʳ mai.
- À l’arrivée, prise de parole intersyndicale, avec lecture à plusieurs voix d’un texte commun.
On ne touche pas au 1ᵉʳ mai chômé !
Après avoir volé deux années de vie aux salarié•es en repoussant la retraite à 64 ans…
Après avoir tenté de voler au monde du travail deux jours fériés, le MEDEF et le patronat veut aller encore plus loin.
Avec le soutien des parlementaires bloc central, du gouvernement et de l’extrême droite, une proposition de loi a été débattue le 10 avril à l’Assemblée pour s’attaquer au 1ᵉʳ mai !
Présentée au nom de la boulangerie et du fleuriste du coin qui devrait pouvoir travail s’iels le souhaitent, il s’agit en vérité de contraindre les salarié·es à travailler un jour chômé.
Voici ce qu’en dit la LCP, La Chaîne Parlementaire, notamment au niveau de la méthode :
Les députés du parti présidentiel ont fait adopter, ce vendredi 10 avril, une motion de rejet pour contrer « l’obstruction parlementaire » de la gauche sur la proposition de loi visant à favoriser l’ouverture de certains commerces, comme les boulangeries et les fleuristes, le 1er mai. Une manière d’accélérer le processus législatif, afin d’aboutir à une adoption définitive du texte dès la semaine prochaine.
Un peu avant 11 heures, la motion de rejet a été adoptée (120 pour et 105 contre), grâce aux voix du bloc central (à l’exception des élus Les Démocrates), de la droite et de l’extrême droite.
La gauche s’y est opposée (le détail du scrutin est ici). La proposition de loi va donc désormais être envoyée en Commission Mixte Paritaire.
Cette CMP – qui réunira sept députés et sept sénateurs – aura lieu mardi prochain, le 14 avril. Et l’accord qui devrait en sortir sera soumis dès le lendemain à l’Assemblée nationale, puis le jeudi au Sénat, en vue d’une adoption définitive du texte.
SARTHE

