Carte scolaire 2026 en Sarthe : report et conséquences

Nouvelles dates

La carte scolaire 2026 (ouvertures et fermetures de classes et de postes du 1er degré) est reportée après les élections municipales des 15 et 22 mars 2026. Les nouvelles dates des instances sont :

  • CSA-SD 1er degré : 31 mars (matin) et 7 avril (matin)
  • CDEN : dates à confirmer avec la Préfecture et le Conseil Départemental

Pourquoi ce report ?

La DSDEN justifie ce report par des « contraintes liées au calendrier électoral ». Ce décalage de deux mois risque fort d’entraîner une désorganisation majeure pour les écoles et les personnels.

Conséquences organisationnelles

  1. Réaffectation des enseignant•es : les professeurs concerné•es par des fermetures de classes resteront dans l’incertitude d’une affectation leur permettant de rencontrer leur nouvelle équipe et de préparer durant l’été leur rentrée 2026.
  2. Postes berceaux et stagiaires : la désignation des postes pour les futur•es stagiaires pourrait être perturbée s’ajoutant à l’incertitude budgétaire concernant le nombre de futurs stagiaires pour l’année scolaire 2026-2027.
  3. Temps partiels : l’organisation des compléments de service pour les enseignant•es à temps partiel sera d’autant plus retarder qu’il est indispensable de procéder aux ouvertures et fermetures avant toute chose. Cela présage d’une impossibilité pour les services de la DSDEN de constituer les postes de titulaires secteur avant la fermeture des écoles en juillet prochain.

Contexte politique et budgétaire

Le gouvernement Lecornu II, en situation d’instabilité politique, prévoit la suppression de 4 000 postes dans l’Éducation nationale pour 2026. Cette incertitude budgétaire aggrave les difficultés organisationnelles, alors que les écoles ont besoin de plus de moyens, pas de moins. Pour s’en convaincre, la FSU 72 rappelle qu’il n’y a pas une semaine sans que de nombreuses fiches SST viennent témoigner de situations d’épuisement professionnel lié à une surcharge de travail, à des élèves qui éprouvent le cadre, à un bâti scolaire défaillant ou encore, à des décisions hiérarchiques brutales et niant la réalité du terrain.

  • Maillage territorial menacé : si la suppression de 4 000 postes était appliquée dès la rentrée 2026, la Sarthe risquerait non seulement des fermetures de classes, mais aussi d’écoles entières. Notre département, l’un des rares à avoir résisté aux « conventions ruralités » imposées par l’État, a su préserver son réseau historique d’écoles rurales. Or, ces fermetures massives mettraient une pression insoutenable sur les petites communes, poussant les élu·es à « regrouper » leurs écoles sous couvert d’efficacité – en réalité, une mesure purement budgétaire. Résultat : des familles et des élèves contraint·es à des trajets toujours plus longs, en voiture ou par des transports en commun souvent chronophages.

Position de la FSU 72

La FSU 72 alerte depuis novembre 2025 (voir notre déclaration liminaire du CDEN du 18 novembe 2025) sur les risques de ce report et de ces suppressions de postes. Ces mesures, prises sans concertation, pénalisent les élèves et les personnels, et confirment une logique d’austérité inacceptable au seul bénéfice d’une minorité d’ultra-riches qui ne paient aucun impôt sur le revenur

Extrait de l’article de Mediapart, paru le 12 janvier 2026

« Éric Lombard a concrètement indiqué au quotidien avoir consulté son administration durant son court passage à Bercy pour connaître la réalité de la situation fiscale des contribuables les plus fortuné·es.

Et la réponse de ses services a été on ne peut plus claire : « La direction des finances publiques avait regardé : parmi les personnes les plus fortunées, des milliers ont un revenu fiscal de référence de zéro. Ils ne paient aucun impôt sur le revenu ! Au lieu de payer des charges sociales sur leur salaire, ils se font rémunérer dans les holdings. Ces mécanismes sont légaux, mais injustes. » »

Conclusion : appel à mobilisation

Ce report et ces suppressions de postes sont des choix politiques qui fragilisent l’école publique. La FSU 72 appelle toutes et tous les directrices à diffuser cet article afin que chacune et chacun prenne pleinement la mesure des conséquences cataclysmiques qu’aurait la suppression de ± 4000 postes au niveau national pour la rentrée 2026.

La Fédération Syndicale Unitaire appelle toutes et tous les personnels à s’informer et à préparer les mobilisations nécessaires pour défendre leurs élèves, leurs conditions de travail et une éducation publique, gratuite et laïque, de qualité pour toutes et tous ; à commencer par les élèves des familles écrasées par la pauvreté et le recul des services publics partout sur le territoire.